Echos juillet 2013

 Mercredi 31 juillet 2013
 

Station agricole de Nanisana: Les squatters à expulser manu militari

Les squatters qui se sont installés illicitement dans la Station agricole de Nanisana seront expulsés manu militari. Le conseil du gouvernement d’hier a pris cette décision dans le but de préserver ce patrimoine du Ministère de l’Agriculture. En effet, une grande partie de cette infrastructure destinée à l’expérimentation agricole, à la collection de variétés de produits agricoles et de semences a été squattérisée par certains depuis quelque temps et le phénomène s’est surtout aggravé durant cette période de crise. Sans parler des dégâts que ces occupants illicites ont occasionnés sur les infrastructures et sur la plupart des logistiques construits sur lesdits terrains. Face à cette situation, des ingénieurs agronomes ont tiré la sonnette d’alarme concernant une nouvelle ruée sur ses terres, ces derniers temps. Le Ministère de l’Agriculture a reçu le soutien formel du Gouvernement, et notamment de la Vice Primature chargée du Développement et de l’Aménagement du territoire et du Ministère de la Sécurité Intérieure pour les expulser sur le champ.

 

 Mercredi 31 juillet 2013
Ravo F.

Litiges fonciers : le MinAgri soutenu par le gouvernement

Lors du conseil du gouvernement qui a eu lieu hier au palais d’Etat de Mahazoarivo, le gouvernement est favorable à l’expulsion des occupants des terrains appartenant au ministère de l’Agriculture à Nanisana.

Il s’agit des propriétés «Stations agricoles» titre n°11267-A, «Jardin d’essai de Nanisana» titre n°1953-A, «Agrandissement de la station d’essai de Nanisana», titre n°2039-A ainsi que «La Toussaint», titre n° 23511-A. Ces propriétés seraient affectées au ministère de l’Agriculture pour expérimentation agricole...

Actuellement, ces terrains sont boudés par des occupants qui ont détruit, la majeure partie des infrastructures logistiques construites par le département de l’Agriculture. Ce dernier a décidé de réagir face à l’obstination de ces occupants illicites. L’affaire a déjà été portée devant le tribunal. Par conséquent, la justice a ordonné l’expulsion de ceux qui, actuellement, occupent les lieux.

Décidé à faire valoir ses droits, le ministère de l’Agriculture sera soutenu par l’ensemble des départements gouvernementaux dans l’expulsion «manu militari» de ces occupants.

 Jeudi 1août 2013
 Mahefa Rakotomalala

Lutte antiacridienne. Début des opérations aériennes

Première bonne nouvelle pour la lutte antiacridienne. Les opérations aériennes avec les avions du Bataillon tactique (Batac) débuteront la semaine prochaine dans le Vakinankaratra, plus précisément dans la région de Betafo et de Mandoto. Les aéronefs poursuivront ensuite progressivement leurs opérations de ratissage vers le sud, dans la région du Menabe à Miandrivazo et Manja, et feront une véritable boucle pour atteindre les régions de Betioky. Selon les explications de John Wilson René, directeur du CNA, deux appareils de type Joker seront mobilisés pour cette opération.

«Si nous attendons la période chaude, ces criquets atteindront le troisième stade et vont commencer à pondre. Pour l'instant, ils n'ont donc pas encore pu pondre en dehors des zones grégarigènes », précise John Wilson René, directeur du Centre national antiacridien (CNA).

Financement en cours

Pour le moment, cette opération sera entièrement financée par le budget alloué annuellement au CNA pour la lutte contre l'invasion acridienne. Selon son directeur, 25 000 litres d'insecticides sont déjà arrivés depuis quelques jours. Les opérations terrestres ont donc déjà commencé depuis la semaine dernière. Mais les besoins en insecticides pour assurer toute la campagne et pour espérer la maîtrise de la situation pourrait atteindre jusqu'à 500000 litres. Par ailleurs, les frais qui permettront aux avions de voler seront assurés par le ministère de la Défense nationale.

Outre ce lancement effectif des opérations, le ministre de l'Agriculture a annoncé en conseil des ministres hier la possibilité d'un budget de 22 millions de dollars pour financer la campagne acridienne 2013-2014. Parmi ce fonds figurent les deux milliards d'ariary débloqués par le gouvernement qui, selon le communiqué du conseil, seraient déjà disponibles. Grâce à cet argent, une commande de 16 000 litres d'insecticides a déjà été passée. Par ailleurs, des financements issus des bailleurs de fonds ont également été annoncés, dont 10 millions de dollars de la Banque mondiale, cinq millions d'euros de l'Union européenne et quatre autres millions de dollars issus de divers partenaires du pays.

 

 Mercredi 31 juillet 2013
R.V.

Prix des PPN: Moins chers grâce à l’abondance des produits importés

Malgré l’insuffisance de la production, les produits de première nécessité (Ppn), notamment les sucres et les huiles alimentaires coûtent moins cher cette année par rapport à la période 2011-2012. Cette réduction de prix est due à l’abondance de l’offre sur les marchés suite à l’augmentation des quantités importées, comme l’ huile alimentaire en vrac. En fait, selon l’ Observatoire du riz à Madagascar (Odr), en moyenne nationale, les prix de ces produits ont augmenté à partir du septembre 2010 jusqu’à février 2011. et sont demeurés stables durant les périodes 2011-2012 et 2012-2013. Les études montrent que les cours s’élèvent autour de 2700 ar/kg pour le sucre et 4200ar/litre pour l’huile alimentaire en vrac.
  L’Odr a noté que les quantités du sucre et d’huile alimentaire importées durant le premier semestre 2013 ont été évaluées à 72 600 tonnes pour le sucre et 24 900 tonnes pour l’huile alimentaire selon les statistiques de la Direction des Douanes. Ces quantités ont été de l’ordre de 49 000 tonnes pour le sucre et 31 600 tonnes pour l’huile durant la même période en 2012.
 Pourtant, une légère hausse de 2% du prix du sucre a été constatée à Antsiranana et à Toamasina entre mai et juin 2013. Par contre, une baisse de prix a été enregistrée à Fianarantsoa, jusqu’à moins de 7%, 3% à Mahajanga et à Toliara. Cette baisse est due à l’abondance du sucre importé sur les marchés. Les prix en juin 2013 ont été largement en dessous de ceux de la même période en 2012 même s’il y a une légère hausse de prix dans les autres villes. Quant à l’huile alimentaire, son prix moyen a baissé de 3% et de 5% à Antsiranana et à Antananarivo. Il est resté stable dans les autres villes en raison de l’abondance de l’huile importée sur les marchés. De plus, le prix de l’huile en juin 2013 a été inférieur de 300ar/litre en moyenne par rapport à juin 2012.

 
 Mardi 30 juillet 2013
Donas Hanitriniony Ralay

Production de café - Revalorisation du robusta

La production de café malgache ne represente qu’une infime partie de la production mondiale. Selon l’organisation internationale du café, ses exportations sont estimées à 0,1% de l’offre mondiale. Les pays asiatiques recherchent surtout du café robusta, produite abondamment dans le pays. La baisse de la demande en café arabica devrait avantager la Grande-Ile dans la mesure où elle ne produit qu’environ 5% de ce type de café. Le café est réputé comme un boisson fortifiant à cause de son effet stimulant. La  caféine fait durer la vigilance plus longtemps et rend son consommateur plus résistant à la fatigue. De plus, elle accroit les réflexes. Au début de cette année, les opérateurs africains dans cette filière ont dressé un bilan pour 2008-2012 et des perspectives du marché international. L’inconstance de la qualité, et l’irrégularité des livraisons, l’absence d’application et de soins sur la présentation physique du produit, …. sont autant de griefs contre le café africain. La faiblesse des instituts de recherche africains et malgaches ainsi que l’absence d’échange entre eux sont autant de facteurs qui ne favorisent pas le développement de la filière robusta.

Pour 2012-2013, le Brésil a produit 38,34 millions de sacs de café arabica et 12,48 millions de sacs de café robusta.  Le record de cette récolte a été pourtant entravé par le mauvais temps. Vient ensuite le Vietnam qui se situe au premier rang mondial des exportateurs de robustas. Pour sa part, Népal est connu par la production  de café biologique. Contrairement aux robustas, les arabicas bénéficient d’une promotion sans égale qui se traduit par un différentiel de prix plus important. Le rapport mensuel de la situation du café sur le marché international révèle que le prix du café a chuté et la production de la campagne 2012-2013 est de 7,8% supérieure que durant la campagne précédente.


 Mercredi 31juillet 2013
Donas Hanitriniony Ralay


Canne à sucre - Une filière d’avenir

La contribution de la filière canne à sucre dans le produit intérieur brut reste faible avec moins de 1%. Afin d’augmenter cette part, une stratégie de relance, soutenue par l’Union européenne a été adoptée. Une grande partie de la production est destinée à satisfaire les demandes locales. La stratégie nationale d'adaptation de la filière sucre a été adoptée en avril 2006, munie d'un plan d'actions pluriannuel couvrant sept années (2007 - 2014). Il avait pour objectif de relancer la production afin de satisfaire les demandes locales et internationales, lutter contre la pauvreté, améliorer la balance commerciale et développer la bioénergie. Comme il n'y a pas de création variétale dans le pays, la  filière importe directement des nouvelles variétés.

Ces produits sont  soumis en observation phytosanitaire dans des installations appropriées dans les stations nationales de quarantaine végétales à Nanisana et à Ranomafana-Est, Brickaville. En 2009, un projet sur l’énergie à La Réunion visait à atteindre l’autonomie énergétique d’ici 2030. La  société publique locale « Energies Réunion » compte sur l’énergie solaire et hydraulique, la bagasse. Deuxième source d’énergie renouvelable de l’île, l’utilisation des déchets de la canne à sucre fournit déjà un dixième des foyers de La Réunion en électricité. La bagasse est le résidu de la canne à sucre issu du broyage de celle-ci une fois extrait le jus. Le jus, environ 70% de la canne, servira à produire le sucre et ses produits dérivés et la bagasse, permettra la production d’électricité. Le recyclage de la bagasse en biomasse contribue à réduire les émissions de gaz et à lutter contre le rechauffement climatique. Selon les chercheurs, la canne à sucre présente une très grande biomasse à l’hectare. La richesse de la canne permet une utilisation de qualité de l’engrais minéral qui remplace les désherbants chimiques.

 

Mercredi 31 juillet 2013
Mahefa Rakotomalala

Commerce. Un pic sans précédent du prix du riz

350 ariary le kapoaka et 7500 ariary le kilo. Jamais de mémoire le prix du riz n'a atteint ce niveau en un mois de juillet, quatre semaines à peine après la grande récolte. Une période de soudure exceptionnellement précoce qui était prévisible, du fait de l'insuffisance de l'offre face à la demande, résultant de plusieurs facteurs. D'abord, la sècheresse qui a entrainé une chute de la production, notamment, dans les régions excédentaires. Il y a, aussi, eu la baisse de la surface cultivée à cause de la disparition des mécanismes d'aides aux paysans et, aussi et surtout, l'invasion acridienne.

« Les collecteurs et les spéculateurs savent que le marché est tendu. Voilà pourquoi il y a une forte demande, entrainant une hausse de prix », explique un professionnel du secteur.
Les consommateurs sont inquiets, surtout face à l'absence de réaction de la part du gouvernement. L'absence de chiffres officiels sur la quantité de production et les besoins réels en importation entraine, par ailleurs, un manque de visibilité et favorise la désinformation qui perturbe le marché.

 

Mardi 30 juillet 2013
Ravo F.

Riziculture : 2013 bat le record hausses des prix du riz

Cette année, les prix du riz ont été les plus élevés, sur le marché, comparés à ceux des années précédentes. Cette hausse est généralisée, même dans les régions productrices.

 D’après les études de l’observatoire du riz du 26 juillet dernier, « Les prix ont été particulièrement élevés par rapport à juillet 2011 et 2012. La différence affiche une moyenne de 250 ariary de plus par rapport à l’année dernière contre 490 ariary par rapport à 2011 ».

Selon les résultats de ces études, cette hausse du prix du paddy a commencé en 2012 mais la situation, cette année n’a pas amélioré la tendance. Au contraire, la hausse des prix a repris de plus belle. Les régions productrices comme Andapa, Amparafaravola ou Bealanana ont, chacune, vécu cette flambée.

Le début de la campagne de commercialisation a été marqué par des prix relativement élevés. Pour cette année, les prix du riz, même en période de récolte, sont restés rigides à tout moment. Il n’y a eu aucun changement important même durant la récolte du riz précoce vers février, encore moins durant la grande saison au mois de mai. Pourtant, d’habitude, vers la fin du mois de février on observe généralement une baisse des prix.

Cette situation n’est pas du tout une surprise et s’explique facilement. En revenant sur les divers aléas climatiques de cette année, notamment les cyclones, l’insuffisance de pluies dans certaines régions, l’invasion acridienne… tous ces facteurs conduisent à une insuffisance de la production de riz. Ainsi, le peu d’offres qui existent impose leurs prix sur le marché.

Période de soudure à craindre

La moindre fluctuation du prix du riz durant cette campagne a été confirmée par les opérateurs réunis au sein de la plateforme du riz. Le secrétaire exécutif de cette dernière, Alain Ratsimbaharison, témoigne que « Comparé à celui à la même période l’année dernière, le prix du paddy a vu une croissance moyenne de 100 ariary contre 150 ariary pour le riz blanc. Cette hausse que l’on peut également qualifier de prématurée par rapport à l’année dernière est un signe avant-coureur de la précocité de la période de soudure de cette année».

En ce qui concerne les importations de riz, selon les statistiques douanières, les quantités importées entre janvier et juin, cette année, ont été évaluées à 140.300 tonnes de plus que lors des 6 premiers mois de 2012. Le cumul des importations de riz de juillet 2012 à juin 2013 démontre un record d’importation par rapport aux années précédentes.

 

Mardi 30 juillet 2013
R.V.

Filière maïs: Une hausse générale du prix constatée

Une fluctuation saisonnière du marché du maïs a été observée comme d’autres filières, comme celle du riz. C’était le bilan lors de la présentation des résultats du Réseau des observatoires ruraux (Ror), vendredi dernier à Anosy. En fait, au niveau national, sur les trois périodes observées, 2010-2011, 2011-2012 et 2012-2013, on constate une hausse des prix durant la période de soudure. En fait, le prix a été en dessus de 700ar/kg en 2012-2013. Pourtant, les niveaux de prix sont restés élevés par rapports à deux années passées avec un différentiel de 160ar/kg en juin 2013 à juin 2012.

Sinon, dans les grandes villes, comme le cas de la capitale, une hausse significative a été constatée a affirmé le responsable auprès du Ror. Une hausse qui s’élève à 8% entre mai et juin 2013. Selon le responsable, Rivolala Bezaka, cette situation est due  en général à la baisse de la production de maïs dans les zones productrices approvisionnant des deux districts à savoir Antsirabe et Soavinandriana. Aussi, concernant les niveaux de prix en juin 2013, les écarts ont été très élevés par rapport à juin 2012 dans toutes les grandes villes sauf à Toliara. Ces écarts sont de : 250ar/kg pour Fianarantsoa I, 220ar/kg pour Mahajanga I, 170ar/kg pour Antsiranana I, 160 ar/kg pour Antananarivo Renivohitra et 120ar/kg pour Toamasina I.


Ainsi, parmi les zones productrices du maïs, les districts d’Antsirabe II, Soavinandriana et Toliara II ont enregistré une hausse vertigineuse de prix entre mai et juin 2013. Les variations sont respectivement de l’ordre de : 6%, 20% et 32%. Ces hausses sont liées d’une part, à la diminution des quantités de maïs vendues en raison de la baisse de production du riz et du maïs ; et d’autre part, à l’augmentation de la demande en maïs provenant des industries.


Lundi 29 juillet 2013
NIR

Région Anosy: Booster l’agriculture et la pêche

La semaine dernière, les paysans d’Amboasary Sud ont bénéficié d’une formation à titre de renforcement de capacité grâce au Fonds Régional de Développement Agricole ou FRDA. Ce dernier  qui fait partie intégrante des moyens mis en œuvre pour le financement du monde rural. Plus de 210 pêcheurs de deux communes du district et une dizaine qui pratiquent la culture maraichère. Cette dernière qui est plutôt une activité féminine qui se pratique  pendant la saison sèche occupe de petites parcelles .Les cultures maraîchères ne sont rentables que lorsque les ressources en eau permettant l’arrosage sont disponibles. La superficie cultivée varie de 0,5 à 10 ares. Elle atteint rarement 20 ares selon les familles et les zones. Le problème d’écoulement des produits était le facteur limitant de la production.

Pour la pêche, elle ne concerne que 11 communes, celles qui logent le littoral du district de Taolagnaro et 2 communes littorales du district d’Amboasary Sud. La langouste, le thon, les crevettes, le requin et les crabes constituent les principaux produits. Les activités de pêche se limitent essentiellement à l'exportation de langoustes et de crevettes et à la pêche traditionnelle  pour la consommation locale .Le manque de matériels de pêche adéquats, les méthodes de conservation inadaptées, les difficultés de transport constituent des freins sur le développement du secteur.

 Pour la région Anosy, 6% des infrastructures routières sont impraticables presque toute l'année, 43% pendant 9 mois sur 12 et 51% sont praticables toute l'année.  Les faibles rendements en dépit de conditions agroclimatiques favorables au développement agricole font que l’agriculture de subsistance prédomine dans la région.

 

Lundi 29 juillet 2013
R. Mathieu

Faritra Menabe : mila fanodinana ny legioma sy ireo vokatra hafa

Mamokatra karazana legioma betsaka ny any amin’ny faritra Menabe, tsy araka ny fiheveran’ny maro azy. Natomboka ny taona 2000 ny tetikasa Cap Menabe niaraka tamin’ny Saha.

Taorian’izay, tsy nanafatra legioma betsaka avy any Vakinankaratra intsony ny any Menabe. Ankoatra ny legioma, ireo vokatra mampalaza ny faritra. Fanadihadiana.

Ny olana, mbola maro ny tantsaha tsy resy lahatra amin’ny fambolena legioma fa mifantoka amin’ny voly vary hatrany. Noho izany, mbola lafo ny vokatra sasany any an-toerana. Ny karaoty, ohatra, tsy latsaky ny 1200 Ar ny kilao. Mifanohitra amin’izany ny voatabia, izay ambany vidy. Mahavokatra voatabia 6 t isan-kerinandro amin’ny fotoana fiakaran’ny vokatra any Beloha. Ilaina, araka izany, ny fanodinana voatabia ka hiantsoana mpampiasa vola hafa. Mpandraharaha sinoa avy any Toliara ny taona 2012 no efa nitily tany an-toerana, saingy mbola tsy hita ny tohiny. Ny amin’ny vokatra rehetra, miantso ny fiaraha-miasan’ny tantsaha sy ny mpandaharaha ny Antenimieran’ny varotra any Menabe.

Tsy miankina amin’ny tantsaha irery

Ho fanampiana ny tantsaha ihany, miaraka amin’ny Antenimieran’ny varotra ny Tahiry iraisam-pirenena momba ny fampandrosoana aty Afrika (Fida) amin’ny fitadiavana lalam-barotra any ivelany. Distrika dimy ao amin’ny faritra Menabe no nanaovana fanadihadiana ahafantarana izay tena vokatra betsaka sy tsara. Tsy mandeha irery anefa izany, mitaky fiaraha-miasan’ny rehetra, fanjakana sy ny sehatra tsy miankina. Na inona na inona ny tetikasa kasaina hatao, tsy miankina amin’ny tantsaha irery.

Azo atao tsara, hoy ireo teknisianina avy amin’ny fambolena, ny mampiaraka ny voly vary sy ny voly legioma. Ny tany rahateo misy. Manampy betsaka ny tantsaha izany amin’ny fidiram-bolany. Ny olana any amin’iny faritra Menabe iny anefa, saika ireo mponina any an-toerana no malaina amin’ny fampivadiana asa famokarana toy izany. Ireo mpiavy, indrindra ny Betsileo no mahavokatra betsaka. Hita izany amin’ny fari-piainan’izy ireo, amin’ny fananana omby sy fahavitana trano.

1,8 t /ha ny tsaramaso

Karazam-bokatra iray mampalaza ny faritra Menabe ny tsaramaso. Efa misy fikambanan’ny tantsaha mamboly azy io any Miandrivazo ary anisan’ny distrika iray mahavokatra tsaramaso betsaka koa ny any Belo amoron’i Tsiribihina. Ezaka ho fanatsarana ity vokatra ity ny fisian’ny tantsaha mpamokatra masomboly fotsiny. Manana teknisianina mpanara-maso izany vokatra masomboly izany ireo tantsaha ireo. Miara-manatanteraka izany asa izany ny Foibem-pirenena momba ny fikarohana ny any ambanivohitra (Fofifa). Araka ny tarehimarika navoakan’ny Antenimieran’ny varotra any Menabe, manodidina 1,7 t /ha na 1,8 t /ha ny vokatra tsaramaso any Menabe. Manatombo noho io ny any Miandrivazo.

Tsy tafarina ny vidin’ny kabaro

Raha mihatsara ny tsaramaso, mitotongana ny vokatra kabaro. Tsy mitovy amin’ny tsaramaso ny fikarakarana masomboly. Mety tsy ampy fanampiana ireo tantsaha mihevitra ny hanatsara ny masomboly kabaro. Marihina fa ny taona 2007-2008, efa nanondrana kabaro 600 t tany Nosy Maorisy ny faritra Menabe. 3000 t anefa ny tinady avy amin’io Nosy io, izay mandefa ny vokatra indray any Eoropa avy eo. Teo koa ny krizy eto an-toerana nahatapaka ny tetikasa MCA, famatsiam-bola avy amin’ny Etazonia. Tsy tafarina hatramin’izao ny vidin’ny kabaro, 200 Ar ny kapoaka, nahatonga ny maro kivy, niala tamin’ny famokarana azy.

 

Lundi 29 juillet 2013
Marinà


Filière riz : Menace de distorsion sur le marché, malgré la stabilité des prix

Les prix du paddy et du riz blanc se stabilisent selon les résultats de l’étude effectuée par l’Observatoire du Riz-Madagascar (OdR), rattaché au PADR ou Plan d’Action pour le Développement Rural, publiés dans le bulletin d’information hebdomadaire N°362, en se référant à la période du 15 au 19 juillet 2013. Rappelons que cette étude porte sur l'évolution des prix du riz et des principaux PPN au niveau des 119 districts de Madagascar. 

Offre disponible. L’on constate une disponibilité de l’offre dans presque tous les Districts. Néanmoins, le prix du paddy le plus pratiqué dans les districts est désormais de 700 Ar et une forte hausse du prix du riz blanc a été observée à Antsiranana I. Les cours moyens pondérés au niveau national ont été de: 724 Ar/kg pour le paddy, 1 270 Ar/kg pour le « vary gasy », 1 327 Ar/kg pour le « makalioka », 1 292 Ar/kg pour le « tsipala » et 1 299 Ar/kg pour le riz importé.

Etude de cas. Les prix diffèrent d’une région à l’autre. En particulier, le prix du « kapoaka » du riz blanc est à 250 Ariary, le prix stagne encore depuis quelques mois. Soit environ 900 Ar/kg, dans la Commune rurale Beravina, sur la RN1 Bis, District Morafenobe, sise dans la région Melaky. Pourtant, l’état de l’infrastructure routière et l’insécurité rendent difficile la collecte de ces productions rizicoles. A cela s’ajoute, l’invasion acridienne qui sévit chaque année dans cette localité, surtout durant ces trois dernières années et qui aura un impact majeur sur la production.

 

Samedi 27 juillet 2013
Navalona R.


Riz : Baisse de 20% de la production

La production rizicole pour cette dernière  campagne 2012 -2013 a connu au minimum une baisse de l’ordre de 20 % dans les greniers à riz de Madagascar comme Alaotra et Marovoay. C’est ce qu’on a appris lors de la présentation du bilan du marché du riz pour cette période par l’Observatoire du Riz hier, au ministère du Plan à Anosy. « Cette baisse est due à la faible pluviométrie dans ces régions », a expliqué Bebe Razaiarimanana, la Secrétaire Permanente du Plan d’Action pour le Développement Rural (PADR). En outre, une augmentation globale du prix du riz blanc, du paddy et des autres produits vivriers tels que le maïs et le manioc est observée dans presque toutes les régions de l’île, même dans les zones productrices.

Situation alarmante. Au niveau national, la moyenne de prix s’est maintenue entre 1 200 Ar /kg et 1 300 Ar/kg. Mais en juin 2013, ce niveau de prix est particulièrement élevé atteignant respectivement 1 500Ar/kg et 1 450 Ar/kg dans les districts de Mahajanga I et Antsiranana I en raison de cette baisse de la production de première saison dans ces greniers à riz. Et comparés à la même période de 2012 et 2011, les prix du riz et du paddy n’ont cessé d’augmenter. Les écarts de prix sont respectivement de 250 Ar/kg et de 490 Ar/kg. D’après l’Observatoire du Riz, la situation de flambée des prix sur les marchés est alarmante. Ce qui peut causer plus de difficultés en période de soudure entre octobre 2013 et mars 2014.

Pluriactivité. Parlant de la réduction de la pauvreté, « les Objectifs du Millénaire pour le Développement (OMD) ne seront pas atteints », a fait savoir la Secrétaire Permanente du PADR. Les résultats des enquêtes menées par les Réseaux d’Observatoire Ruraux (ROR) font état de la recrudescence de l’insécurité, et du faible taux d’accès à l’eau potable, faute d’infrastructures adéquates. En outre, le niveau d’instruction des chefs de ménage est très faible car la majorité d’entre eux n’ont même pas achevé le cycle primaire. En ce qui concerne leurs activités principales, ils se concentrent tous sur l’agriculture avec une pluriactivité pour faire face aux aléas climatiques.

 

  Samedi 27 juillet 2013
  Angola Ny Avo

Antsirabe. Les criquets en vente dans les marchés

 Le malheur des uns fait le bonheur des autres. C’est le cas de le dire avec l’invasion acridienne dans le Vakinankaratra. Si les paysans au sud d’Antsirabe râlent contre la destruction de leurs cultures par les essaims de criquets, les autres en font une source de revenu.

Une longue file d’acheteurs s’était formée devant l’étal d’une dame au marché d’Atsinanantsena Sabotsy, il y a une semaine. Une assiettée de criquets y était vendue à 250 ariary.

« Une personne m’approvisionne, je ne fais que vendre les criquets », a précisé la marchande.

Quant aux consommateurs, ils apprécient ces insectes, car ils remplacent la viande, laquelle leur semble hors de prix. Pour une famille nombreuse, le partage de cet accompagnement au plat de riz est aisé. Alors, faire la queue est justifié.

Selon un responsable de la lutte anti-acridienne, la consommation de criquets n’est pas dangereuse pour la santé, car pour le moment, aucun produit chimique n’a été utilisé.


Samedi 27 juillet 2013
R.V.

 Vie rurale: 90% des paysans sont pauvres

A cause de la crise actuelle, le changement climatique et l’invasion acridienne, la vie générale des agriculteurs est perturbée. Ainsi, une baisse de la production est constatée dans le secteur agricole. C’est en effet l’un des résultats de la restitution nationale de la campagne d’enquêtes par le Réseau des observatoires ruraux (ROR) qui s’est tenue à Anosy hier.

A cette occasion, Rivolala Bezaka, un responsable du ROR et de l’Observatoire du Riz (ODR), a affirmé que par rapport aux observations effectuées dans les 6 zones de la Grande Ile, notamment à Alaotra, Marovoay, Antsirabe, Fenoarivo Atsinanana, Menabe, les paysans sont devenus encore pauvres. Ainsi, ils sont en retard en terme de développement social et éducationnel. Ce qui signifie qu’ils sont loin d’atteindre les Objectifs du millénaire pour le développement (OMD). Par ailleurs, la plupart d’entre eux n’ont pas accès à l’eau potable selon les études, à l’image du Sud et Sud-ouest du pays.

Depuis la crise, la plupart des financements ainsi que les appuis aux projets ruraux sont suspendus. A cet effet, malgré la présence des nouvelles techniques et des semences, les paysans ne peuvent pas y accéder. Cependant, les formations sont en manque pour les convaincre à part le problème financier. Selon le rapport du ROR, plus de 70% des ménages (jusqu’à 98% à Fenoarivo-Atsinanana en 2011) sont des riziculteurs dans les observatoires autres que Toliara (entre 43% et 46%). Or, à Toliara, les superficies moyennes développées sont plus importantes comparées à celles d’Antsirabe. Dans ces zones, le niveau d’adoption des techniques de riziculture améliorées par les ménages est encore faible puisque la majorité utilise encore les techniques traditionnelles (repiquage en foula). Quant à l’utilisation des semences améliorées, elle ne concerne qu’une très faible proportion des ménages riziculteurs (un cas exceptionnel de 15% à Fenoriavo Atsinanana en 2011).

A cet effet, la production moyenne par tête en kilogramme de paddy est plus faible à Antsirabe et à Fenoriavo Atsinanana, par contre, elle est plus élevée dans l’Alaotra. Plus spectaculaire encore, les ménages riziculteurs autosuffisants en riz sont plus nombreux à Toliara, de l’ordre de 90% avec la diversification des aliments de base. Ainsi, les prix de paddy aux producteurs en ariary sont presque les mêmes dans tous les observatoires, avec une augmentation varant de 100 ariary. Cette augmentation est due à l’insuffisance de la quantité de riz, causée essentiellement à l’insuffisance de l’eau et de l’invasion acridienne.

Généralement donc, les paysans sont en retard sur tous les plans : agriculture, éducation et scolarisation, eau et assainissement, élevage etc. Bref, les paysans n’ont pas pu se développer. A l’heure actuelle, 90% d’entre eux sont pauvres.


Gestion d’eau en milieu rural: Le nombre d’entreprises malgaches impliquées est encore faible


A Madagascar, une des problématiques importante de l’accès à l’eau demeure la pérennisation des investissements réalisés. En effet, beaucoup d’infrastructures de distribution d’eau ne sont plus fonctionnelles, très souvent à cause d’une mauvaise gestion.

Plus, selon les données publiées par pS-Eau - Programme Solidarité Eau , il apparaît que plusieurs modalités de gestion des services d’eau potable sont proposées par le Code de l’eau et ses décrets d’application. Pour choisir le mode de gestion à adopter, il est indispensable de tenir compte du contexte local et de s’appuyer sur les expériences des acteurs dans ce domaine.

Dans tous les cas et selon le code de l’eau, les maîtres d’ouvrage sont les communes rurales et urbaines, mais une disposition transitoire positionne le Ministère chargé de l’eau comme maître d’ouvrage délégué en attendant une habilitation délivrée par l’Organisme régulateur du service public de l’eau.

Et les mêmes informations d’indiquer que l’exploitation du service doit être déléguée à un gestionnaire, à travers un contrat de délégation. Les trois modes courants de délégation de gestion de l’eau y sont décrits : la gérance, l’affermage et la concession.

Les usagers paient le service de l’eau, selon un tarif basé sur le principe du recouvrement complet des coûts, tout en tenant compte de leurs moyens financiers.

Et on constate que si la gestion déléguée à un opérateur privé est aujourd’hui encouragée, le nombre d’entreprises malgaches impliquées dans la gestion d’eau en milieu rural est encore faible. La gestion communautaire reste largement pratiquée, mais les acteurs de coopération locaux ou internationaux recherchent la professionnalisation de ce type de gestion confiée à des associations d’usagers.

 


Samedi 27 juillet 2013

 

Sucre: L’offre mondiale est abondante

Les cours du sucre ont achevé l’année 2012 au plus bas et poursuivent leur tendance baissière au 1er trimestre 2013. Ils affichent 19,12 cents/livre en janvier, 18,45 cents/livre en février et terminent à 18,41 cents/livre en mars.

Plus, d’après les informations publiées dans Produitdoc de l’AFD, il est indiqué que l’offre mondiale est abondante, ce qui fait baisser les prix.

En Chine et en Inde, principaux pays consommateurs, les hausses de la production de sucre freinent les importations et pèsent lourd sur le marché. D’autres pays, comme le Brésil, enregistrent aujourd’hui de très fortes hausses de production.

Et la même source de décrire que selon CommodAfrica, les perspectives de redressement sont faibles, la récolte brésilienne s’annonce particulièrement abondante, une bonne pluviométrie annonçant une récolte record de près de 600 millions de tonnes de cannes à sucre. Dans cette situation,il est noté que l’Economist Intelligence Unit prévoit une croissance de la consommation annuelle mondiale moyenne de 2,2 % sur les trois prochaines saisons. La demande devrait augmenter plus rapidement dans les pays producteurs d’Asie et d’Amérique Latine, tirée par la croissance démographique et économique.

L’Afrique subsaharienne voit sa consommation croître grâce à l’augmentation de sa production locale et les prix moins élevés à l’importation.

 
Samedi 27 juillet 2013

 

30ème Anniversaire CFAMA-ANTSIRABE: La sortie de la promotion « ONJA »

La sortie de la promotion « ONJA » du 24 Juillet dernier dont plus d’une quarantaine de techniciens dans le domaine de la mécanisation agricole vient de marquer la fin de la manifestation du 30ième anniversaire du centre CFAMA ou Centre de Formation et d’Application en Machinisme Agricole à Antsirabe. Il s’agit de 17 Techniciens Supérieurs en machinisme agricole et le reste composé de Mécaniciens et Conducteurs d’engins agricoles.

Créé en 1982, le centre de formation CFAMA d’Antsirabe vient de clôture la manifestation de son trentième anniversaire par la sortie de la VIème promotion « ONJA » : cette promotion a été composée de Techniciens Supérieurs en machinisme agricole, de Mécaniciens et Conducteurs d’engins agricoles. Historiquement, la création de ce centre CFAMA à Antsirabe a fait partie de la coopération entre le Gouvernement malagasy et ce de l’union soviétique d’alors à la suite de la dotation des 1.200 tracteurs au début des années 80.

Depuis sa création jusqu’à ce jour, le centre de formation CFAMA a déjà produit plus de 94 Techniciens Supérieurs en machinisme agricole, près de 2000 conducteurs et mécaniciens agricoles et 111 Chefs de parcs qui gèrent des matériels agricoles divers. Et comme il s’agit du seul centre spécialisé en Afrique en termes de formation de techniciens dans le domaine du machinisme agricole ; le Ministère de l’Agriculture, en tant que tutelle de ce centre, entre aux prochaines années à la formation de technicien plus performant de niveau Licence et même de niveau d’Ingéniorat dans le cadre de la stratégie de la mécanisation agricole à Madagascar, a confirmé le Ministre de l’Agriculture Roland RAVATOMANGA, lors de cette cérémonie de sortie de la promotion « ONJA » ; et cela en partenariat avec d’autres pays dont le Gouvernement Indonésien, ce du Japon à travers la JICA et le Gouvernement Russe. En outre, le centre CFAMA entame à l’heure actuelle, selon son Directeur David A. Rakotoson, à la phase de la diffusion et la décentralisation de tel type de formation… .

Cette sortie de la VIème promotion « ONJA », ayant marqué la fin de la manifestation du trentième anniversaire du centre CFAMA a vu, outre la présence effective d’une forte délégation du Ministère de l’Agriculture conduite par le Ministre Roland RAVATOMANGA, celle de l’Ambassadeur de l’Indonésie, du représentant de l’Embrassade de la Russie en la personne de son Premier secrétaire et du Représentant Résidant de la JICA à Madagascar, en tant que partenaire du Ministère de l’Agriculture.

Source : MINAGRI/SIC/DSEC

 Lundi 29 juillet 2013
Lantoniaina Razafindramiadana

Produits agricoles. Hausse du prix du maïs

Le prix du maïs suit la tendance haussière de celui du riz. Sur trois différentes périodes, 2010-2011, 2011-2012 et pour 2012-2013, une fluctuation saisonnière est constatée durant la période de soudure. Selon le rapport du Plan pour le développement rural, le prix a été au-dessus de 700 ariary pour la période 2012-2013. Les niveaux de prix sont restés élevés par rapport à l'année dernière. « Une différence moyenne de 160 ariary a été observée au mois de juin de cette année par rapport au prix appliqué en juin 2012 », note le rapport. La capitale et Mahajanga I a encaissé les hausses les plus significatives, respectivement de l'ordre de 8% et 13%.

Baisse de production
Ces écarts ont été de 250 ariary par kilo pour Fiana­ran­tsoa I, 220 ariary pour Mahajanga I, 170 ariary pour Antsiranana, 160 ariary pour Antananarivo et 120 ariary pour Toamasina. Selon les explications apportées par les responsables du PADR, cette situation est due principalement à la baisse de la production dans les zones productrices dont Antsi­rabe II, Soavinandriana et Ambato Boeny, assurant  l'approvisionnement de ces deux localités. Dans ces zones productrices, les hausses sont aussi importantes avec une variation respective de 6%, 20% et 32%. L'au­gmen­tation de la demande en maïs outre la baisse de production de riz explique aussi cette flambée.

 

Vendredi 26 juillet 2013
Ravo F.

Black eyes : Un évènement pour booster la filière

Le black eyes est aujourd’hui exporté vers le Pakistan et certains pays d’Europe. Les 90% de la population d’Ambato Boeny le cultivent car son rendement est très intéressant.

Si auparavant, les activités agricoles dans cette région étaient focalisées sur l’arachide, le coton… avec la présence des opérateurs qui collectent le black eyes, beaucoup de paysans se sont reconvertis à sa culture.

 Dans le but de redynamiser l’économie dans le district de Port Berger, un opérateur économique, le Karany, la chanteuse Vaiavy Chila ainsi que l’association des étudiants de la région organisent un festival black eyes.

Conscients de l’impact de cette culture auprès des paysans de ce district, voire de la région, ces organisateurs veulent donner un coup de pouce à la filière. La première édition de ce festival aura lieu du 24 au 26 août à Port Berger.

 

Samedi 27 juillet 2013
Lantoniaina Razafindramiadana

Filière riz. Rigidité des prix en période de récolte

 La période de soudure s'annonce rude pour cette année si des mesures ne sont pas prises. La baisse de prix constatée a été très faible, même en période de récolte.

Exceptionnelle. C'est ainsi que les responsables de l'Observatoire du riz qualifie la situation du marché du riz pour 2013. Selon les explications fournies, cette année a été marquée par la rigidité des prix. Et ce, même en période de récolte, c'est-à-dire en février, lors de la récolte du riz précoce, et vers le mois de mai pour la grande récolte.
La baisse de production est évoquée pour expliquer cette faible baisse. « Si d'habitude, le cours amorce sa tendance à la baisse dès la fin du mois de février, celle-ci a été très faible, à peine perceptible pour le riz décortiqué comme pour le paddy. L'insuffisance de l'offre liée aux conditions climatiques et aux dégâts, constatés ou anticipés, causés par l'invasion acridienne maintient manifestement les prix à des niveaux élevés», note le rapport du Plan d'action pour le développement rural (PADR), hier, lors de la présentation du bilan du marché de riz, à Anosy.
Cette insuffisance de l'offre a entraîné outre la rigidité des prix, une hausse précoce.

Hausse précoce
« Si nous nous attendons à une hausse généralisée du prix du riz en septembre, depuis 2011 elle s'est opérée au mois de juin et, cette année, elle était plus importante», indique, pour sa part, Bebe Razaia­rimanana, secrétaire permanente du PADR. « Les niveaux de prix sont élevés au mois de juin 2013, par rapport à cette même période de l'année dernière et de 2011, soit un surplus qui pourrait atteindre entre 250 à 490 ariary par kilo », rapporte le bilan du PADR.
Entre mai et juin, les niveaux des prix les plus élevés ont été enregistrés dans les districts de Mahajanga I et Antsiranana I. Cette situation s'explique par la baisse de production dans les bassins d'approvisionnement qui est aussi liée à une faible pluviométrie. Le prix du paddy a été plus cher cette année. La flambée a été de 11% à Betafo, 10% à Ampara­faravola et Marovoay, 9% à Mahabo, 8% à Miari­narivo et 3% à Andapa. La redynamisation de la plate-forme de concertation de la filière riz et de l'ensemble de tous les acteurs a été avancée comme solution pour éviter les spéculations.
La hausse des prix des autres produits alimentaires, comme le manioc et le maïs, renforce la menace d'une période de soudure difficile. « Plusieurs facteurs dont la hausse du prix de maïs, l'invasion acridienne nous amènent à penser qu'on pourrait avoir des difficultés en matière d'approvisionnement de riz. Cela dépend, toutefois, des circonstances qui pourront avoir lieu, par exemple, une bonne récolte de contre-saison ou un important volume d'importation », explique pour sa part Rivolala Bezaka, responsable de l'Observatoire du riz. En 2012, entre juillet et août, la campagne a été marquée par des prix relativement élevés mais la hausse a été limitée en période de soudure, d’octobre 2012 à mars 2013. Le prix est alors maintenu stable entre 1200 et 1300 ariary.

 

Vendredi 26 juillet 2013
 R. Mathieu

Anosibe : voafetran’ny fitaterana ny vidim-bokatra

Misondrotra hatrany ny vidim-bokatra, nandritra ity taona ity eny amin’ny tsena Anosibe, amin’ireo mpamongady. Betsaka ny fanazavana nentin’izy ireo. Voalohany amin’izany ny fitaterana.

Mihena ihany koa na miharatsy ny vokatra. Fanadihadiana.

«Raha vao miakatra ny fitaterana, voatery izahay mampiakatra ny vidim-bokatra», hoy ireo mpivarotra. Amin’ny ankapobeny anefa, sady mpitatitra no mpanangom-bokatra ny ankamaroan’ireo mpivarotra eny Anosibe. Antony iray voalazan’ireo mpivarotra ambongadiny ireo ihany koa ny tsy fahampian’ny vokatra avy any amin’ny mpamokatra mihitsy. Raha jerena, ohatra, eto amin’ny faritra Analamanga sy ny manodidina, tsy mitsaha-midina izany, toy ny ovy avy ao Ambohimiadana sy ireo haninkotrana maro. Na kely ny vokatra na miharatsy ny kalitao.

Mpivarotra iray, sady mpamboly no mpivarotra ambongadiny eny amin’ny tsenan’Anosibe, nilaza fa «ny tontolon’ny fambolena amin’ny ankapobeny mihitsy no miharatsy, tato anatin’ny 10 taona. Sarotra ny ahitana masomboly tsara sy azo antoka, na misy aza, lafo, tsy takatry ny fahefa-mividin’ny tantsaha maro». Eo koa ny faharatsian’ny toetr’andro manimba ny voly ary iaraha-mahafantatra izao ny firongatry ny valala. Noho izany, mihalafo ny masonkarena hoentina mamboly ; nefa ny vidim-bokatra, mihena ho an’ny tantsaha tena mpamboly.

 Matiantoka ny mpamboly

Raha ireo mpivarotra an-tsinjarany, mandray ny vokatra eny Anosibe, mahita fa misy ihany ny fanararaotana ataon’ireo mpivarotra ambongadiny. Maka tombony tsy latsaky ny 50 %, raha kely indrindra, ireo mpivarotra mpamongady, raha ny fahitan’ny mpivarotra an-tsinjarany azy. Matiantoka voalohany ny mpamboly ary miantraika mivantana any amin’ny mpanjifa izany. Eo ny vidim-bokatra nomen’ny Antenimieran’ny varotra eto an-dRenivohitra ; tsy mifankaiza amin’io, misy elanelana 100 Ar-300 Ar ny vidiny, araka ny vokatra sy ny mpivarotra azy.

 

Vendredi 26 juillet 2013
Georges R.

 Culture de girofle à Mananara-Nord : neuf-mille pieds pour soutenir la production

Neuf-mille pieds de girofliers ont été attribués aux producteurs de Mananara-Nord pour améliorer la culture de girofle dans la localité.

Dans le district de Mananara-Nord, région Analanjirofo, les agriculteurs se ruent vers la culture de girofle en raison de la récolte plus que satisfaisante enregistrée lors de la dernière campagne. Actuellement, les agriculteurs préfèrent le girofle à la vanille. Si le kilo de vanille coûte 17 000 ariary dans la région Analanjirofo, celui de girofle peut atteindre les 30 000 ariary, d’autant que les débouchés pour le girofle sont beaucoup plus nombreux. Sur le marché international, la Grande Ile se situe au deuxième rang en termes de production de girofle derrière l'Indonésie qui est en même temps le premier pays consommateur et producteur de girofle. Au cours des cinq dernières années, l’exportation malgache de girofle a présenté des fluctuations, passant de 6.253 tonnes en 2005 à 14.600 tonnes en 2009 et 4.900 tonnes en 2010. Néanmoins, certains agriculteurs restent fidèles à la culture de la vanille.


Vendredi 26 juillet 2013
Georges R.

Filière ravintsara : les acteurs courtisent le marché extérieur

Les acteurs dans la filière ravintsara tentent de créer un label malgache au niveau du marché international en ce moment. Pour cela, une vingtaine de cultivateurs dans la capitale ont bénéficié d’une formation dispensée par des ingénieurs agronomes de la Plateforme nationale de la promotion de la filière, la semaine dernière.

Celle-ci est une étape pour développer le label malgache dans le cadre de la commercialisation de l’huile essentielle extraite du ravintsara sur le marché international.

 En effet, l’huile essentielle de ravintsara est la plus recommandée en ce moment, tant pour les chercheurs étrangers que pour les médecins locaux. L'Europe se trouve parmi les premiers importateurs d'huile essentielle de ravintsara malgache. Le prix du litre peut varier entre 250 et 300 euros alors que le prix auprès des paysans producteurs tourne actuellement autour de 240.000 ariary le litre. L’huile essentielle de ravintsara s’utilise généralement en application externe sous une forme diluée de préférence avec une huile végétale pour les applications externes en massage et les onctions sur les zones du corps à traiter. Le ravintsara, d’origine asiatique, bien qu’implanté tardivement à Madagascar, a développé sur le sol malgache des qualités tout à fait particulières.

 

Jeudi 25 juillet 2013
Jeannot Ratsimbazafy

Faritra Vakinankaratra : 20 taona izao, nitotongana ny vokatra paoma

Iray amin’ireo vokatra mampalaza ny faritra Vakinankaratra, ankoatra ny legioma sy ny voankazo isan-karazany, ny paoma. Nisy fanadihadiana nataon’ny MAD Sarl avy any Antananarivo, natao tany ifotony manerana an’i Vakinankaratra, nandritra ny fotoana naharitra.

20 taona izao, araka ny nambaran’ireo tantsaha mpamokatra, nitotongana ny vokatra paoma. Anisan’ny nahatonga izany ny aretina sy ny fahanteran’ireo fototra paoma. Namoaka antontanisa ireo tompon’andraikitra avy ao amin’ity MAD Sarl ity ny 18 jolay teo, tao amin’ny CFAMA* Ivory Antsirabe. Tantsaha miisa 7441 no mivelona amin’ny famokarana paoma manerana an’i Vakinankaratra, miparitaka ao anatin’ny distrikan’Antsirabe II sy Betafo. Miisa 1.128.307 ny fototra paoma, izay efa antitra avokoa, ahitana karazam-paoma 20 mahery, toy ny golden, reinette, mitsui, sy ny hafa… 19.000 t isan-taona ny vokatra ankapobeny.

Antanambao, ao anatin’ny kaominina ambanivohitr’i Soanindrariny, sy Ambohibary no azo lazaina fa renivohitry ny paoma. 40%-n’ny vokatra rehetra, avy ao amin’ireo kaominina ireo. 7.200 t isan-taona ny avy ao Antanambao, 5290 t isan-taona avy ao Ambohibary.
 
Tombony ho an’ny mpanangom-bokatra

Nambaran’ireo tompon’andraikitra avy ao amin’ny MAD Sarl fa mikirakira tombom-barotra avo 10 heny mihoatra amin’ny tantsaha mpamokatra ny an’ireo mpanangom-bokatra amin’ny fotoana fahavokaran’ny paoma. Raha 40 Ar hatramin’ny 250 Ar ny kilao any amin’ny tantsaha, eo anelanelan’ny 250 Ar hatramin’ny 2800 Ar ny hivarotan’izy ireo ny kilao any amin’ny mpihinana.

Hoenti-manarina ireo rehetra ireo, hanao fivoriambe ireo mpikambana avy ao amin’ny PFP*, ato ho ato, hananganana paikady vaovao, ho fampandrosoana ny famokarana paoma any Vakinankaratra.

CFAMA* : Centre de formation et d’application du machinisme agricole

PFP* : Plateforme Filière Pomme


Jeudi 25 juillet 2013


Commerce du riz : Les stocks s'amenuisent

La situation des prix sur la période du 15 au 19 juillet 2013 établie par l’Observatoire du Riz fait état qu’au niveau national et par rapport à la semaine précédente, les prix moyens du paddy et du riz blanc (local et importé) sont restés stables grâce la disponibilité de l’offre dans presque tous les Districts. Néanmoins, le prix du paddy le plus pratiqué dans les districts est désormais à 700 Ar et une forte hausse du prix du riz blanc a été observée à Antsiranana I. Les cours moyens pondérés au niveau national ont été de : 724 Ar/Kg pour le paddy, 1270 Ar/Kg pour le « vary gasy », 1327 Ar/Kg pour le « makalioka », 1292 Ar/Kg pour le « tsipala » et 1299 Ar/Kg pour le riz importé. Et en analysant davantage la situation, l’Observatoire mentionne que malgré la stabilité du prix du paddy,  le niveau de prix a été supérieur de 110 Ar/kg par rapport à la même semaine en 2012.
Aussi, est-il noté pour le paddy que dans les zones productrices , il est enregistré des hausses de prix respectives de 7%, de 4% et de 3% à Mahabo, Marovoay et Betafo. Ces hausses s’expliquent par la baisse des stocks des paysans amplifiée par l’arrivée des collecteurs pour Mahabo et Marovoay , et par les difficultés de commercialisation en raison des crachins d’hiver pour Betafo.
Dans ce contexte, il est décrit que la vente de paddy auprès de la décortiquerie a été observée au niveau de 15 Régions (contre 16 dans la semaine précédente car les données de la Région Anosy n’ont pas été disponibles). Les prix moyens au kilo ont varié entre 597 Ar (Sofia) et 940 Ar (Amoron’i Mania). Et des hausses de prix de 4% sont notées à Itasy. Elles sont de 3% à Amoron’i Mania et à Alaotra Mangoro.
Ces hausses sont dues à pour Itasy et Alaotra Mangoro à la rareté du paddy vendu car la majorité des paysans ont commencé à stocker leur paddy dans le Grenier Commun Villageois ; et pour Amoron’i Mania à la concurrence entre collecteurs dans le district d’Ambatofinandrahana. En revanche, il est avancé des baisses de prix  de 3% à Bongolava  de  4% à Boeny. Pour Bongolava, cette baisse est liée à l’accroissement de l’offre (nombre de vendeurs) en cette période d’exhumation. Quant à Boeny, elle est liée à une baisse des prix de 17% dans le District d’Ambato Boeny suite à une offre en paddy plus importante au niveau de la décortiquerie.
Bref, selon toujours les données de l’Observatoire, il est rapporté que le prix le plus pratiqué (prix modal) au niveau des Districts est passé de 600 à 700 Ar/kg. Prix moyen par kilogrammes supérieur ou égal à 800 Ar dans douze (12) districts (contre 11 dans la semaine précédente). Pour le riz blanc,  il est indiqué que le prix stable en général. La présence du riz dans presque tous les Districts en est la raison. Malgré cela, le niveau de prix est encore resté élevé par rapport à la normale.
Toutefois, par rapport à la même période de 2012, un différentiel de prix de +160 Ar/kg et +50 Ar/kg demeure pour le riz blanc local et le riz importé. Dans les grandes villes, l’on observe des hausses de prix importantes à Antsiranana I (18% pour le riz local et 12% pour le riz importé). Les hausses ont surtout concerné le prix du « vary gasy » et du « makalioka » et sont liées à une baisse de l’offre (nombre des vendeurs) et à la cherté du coût de transport du riz vers le District d’Antsiranana I.
Dans cette condition l’Observatoire souligne que l’écart entre le prix plafond et le prix plancher est passé de 420 Ar/kg à 410 Ar/kg. Le prix le plus bas a été à 1080 Ar/kg (Région Alaotra Mangoro) tandis que le prix le plus élevé a été à 1490 Ar/kg (Région DIANA). Et avec ce que tout cela suppose de hausses de prix : 6% Diana, 5% Betsiboka, 4% Ihorombe et Vakinankaratra, et 3% Menabe. A Diana, le prix moyen régional a haussé suite à une forte augmentation de 18% observée à Antsiranana I en raison d’une offre insuffisante. De même, à Betsiboka, le prix dans le District de Tsaratanàna a fortement haussé de 13% suite à l’ouverture des routes et à l’arrivée des collecteurs. Pour Ihorombe, la hausse s’est poursuivie en raison d’une coupure de l’électricité qui a eu des impacts sur l’offre au niveau de la décortiquerie. Quant à Vakinankaratra et Menabe, les hausses sont liées à la baisse des stocks auprès des paysans d’une part et au début du stockage au près des GCVs d’autre part. Et aussi contradictoire que cela puisse paraître, l’on assiste à une baisse de prix de 3% à SAVA. Cette baisse est liée à l’abondance de l’offre en riz en provenance d’Andapa.
Pour ce qui est du riz importé, les données de l’Observatoire font état que la fourchette de prix  oscille entre 1020 Ar (Itasy) , et 1460 Ar (DIANA). Le riz importé a été vendu au niveau de 17 Régions (idem à la semaine précédente), principalement dans le littoral Est, le Nord-Est, les Hautes Terres, la partie Sud et les greniers à riz de Madagascar. Il s’ensuit des hausses de prix importantes de 21% à Itasy, de 6% à Boeny et de 4% à Diana.
Ces hausses sont liées, pour Itasy,  à la non commercialisation du vary mora à 800 Ar/kg ; pour Boeny , à  la baisse de l’offre sur les marchés, et pour Diana, à la hausse de prix du riz blanc local surtout à Antsiranana I…

 
Jeudi 25 juillet 2013
Recueillis par Fanjanarivo

Exportation : Le girofle en tête des produits agricoles

370,5 milliards Ar en 2012. C’est la valeur FOB de l’exportation de girofle. Ce produit de rente connu pour sa production cyclique s’affiche ainsi en tête du classement de l’exportation de produits agricoles de Madagascar d’après les données de l’Institut national de la statistique (INSTAT) rapportées par CCIA infos ou la newsletter de la Chambre de commerce et d’industrie d’Antananarivo. Mais si le girofle suit un cycle composé de pics et de baisses en matière de production, l’exportation n’a pas cessé de progresser sur les 3 dernières années tout en caracolant en tête : 65,7 milliards Ar en 2010, contre 326 milliards Ar en 2011 et la barre des 370 milliards Ar a été franchie en 2012. Mais les appuis pour la filière girofle ne sont pas légion, contrairement à ceux destinés à des filières comme le litchi et la vanille. C’est probablement l’une des raisons pour lesquelles le girofle, produit essentiellement dans le Sud-Est du pays, n’y apporte pas les retombées escomptées en matière d’amélioration du bien-être des producteurs. Des habitants de cette région rapportent qu’il n’est pas rare de voir des paysans dépenser en un clin d’œil toute la fortune qu’ils ont récoltée de la vente de leur produit, faute d’encadrement en gestion.
Après le girofle, la 2ème place revient aux haricots dont la valeur FOB de l’exportation en 2012 a été un peu plus de 39 milliards Ar, contre un montant proche de 32 milliards Ar en 2011. Par contre, la vanille, un des produits-phares de Madagascar, régresse. L’exportation de vanille en 2012 a juste dépassé les 23 milliards Ar, alors qu’elle était de 24 milliards Ar en 2011 et 36,5 milliards Ar en 2010. Le café aussi est sur une spirale baissière. Quant au litchi, l’exportation est plus ou moins stable sur les trois dernières années. Pour le raphia, l’exportation recule mais à une petite vitesse. Notons que l’exportation de cette matière première sur la Chine fait récriminer les artisans réduits à ne plus avoir accès qu’à des écarts de tri, puisque le raphia de 1ère qualité est raflé par les Chinois. Mais il faut quand même relever que le raphia de Madagascar est également exporté sur le marché européen pour servir, par exemple, dans la viticulture. Sinon, l’exportation de coton reprend progressivement pour afficher une valeur FOB de plus de 2 milliards Ar en 2012. La fibre de sisal de Madagascar, considérée comme meilleure, est sur la même tendance. Grâce à des informations de ce genre, la newsletter hebdomadaire de la CCIA devrait bien servir les opérateurs économiques. Elle comporte des agendas des foires et salons, des espaces affaires (offres et demandes, opportunités d’affaires, etc.), les formations proposées par la CCIA et des indicateurs économiques.


Mardi 23 juillet 2013
Ravo F.

Observatoire du riz : Une hausse de 3% du prix du paddy

Selon l’observatoire du riz, on a observé une hausse de 3% sur le prix du paddy. Ainsi, par rapport à l’année dernière, il y a une augmentation de 90 ariary par kilo.
La même source explique cette situation par des hausses observées dans les zones productrices, notamment Betafo qui enregistre une augmentation de 13% contre Bealanana qui affiche, quant à lui, près de 11%. Par ailleurs, l’on a remarqué qu’il y a une forte concurrence entre les collecteurs et qu’en même temps, les paysans n’ont pas suffisamment de stocks. L’insuffisance de stocks est en partie causée par les aléas climatiques, la baisse de la production mais également par l’invasion acridienne qui a eu des conséquences néfastes sur la production rizicole.
Relative stabilité pour le riz blanc
Jusqu’à maintenant, il n’y a pas eu de hausse très visible auprès des marchés même si comparés à ceux à la même période l’année dernière, les prix sont plus élevés, soit +160 Ar/kg pour le riz blanc local contre +30 Ar/kg pour le riz importé.

Cette hausse du prix du riz est, selon certains spécialistes, le début d’une période de soudure qui s’annonce rude étant donné que les productions durant cette année ont vu une baisse d’environ 15%. Ils espèrent que cette insuffisance n’aura pas l’effet d’une bombe à retardement auprès de la population, notamment si les prix venaient à augmenter et que les stocks ne suffisaient pas pour répondre aux les besoins durant la période de soudure.


Mardi 23 juillet 2013
Ravo F. et Jeannot Ratsimbazafy

Production de pommes : une régression constatée depuis 20 ans

La filière pomme est en mauvaise santé depuis maintenant vingt ans d’après les témoignages des agriculteurs qui en dépendent. En effet, selon eux, l’on a enregistré une régression au fur des années.
La vieillesse des plants, les diverses maladies qui attaquent les fruits, les feuilles et même les racines des arbustes sont, entre autres, les raisons de cette régression. Or, selon les données émanant de la région Vakinankaratra, on enregistre près de 7.441 paysans qui vivent de la culture de pommes. Ceux-ci, répartis à travers les districts Antsirabe II et Betafo, travaillent sur près de 1.128.307 pommiers.
Rien qu’à Ambohibary et Soanandrariny, les agriculteurs arrivent jusqu’à produire respectivement 7.200 tonnes et 5.290 tonnes par an. Alors que la production annuelle totale du Vakinankaratra se chiffre aujourd’ hui à près de 19.000 tonnes.

Les producteurs lésés par les intermédiaires

Une étude effectuée par le Mad Sarl a démontré que les démarcheurs gagnent beaucoup de profits au détriment des producteurs. Un constat confirmé par le directeur du développement régional, Nirina Ratsimamanga qui affirme qu’entre les producteurs et les consommateurs, il y a trop d’intermédiaires qui ne font qu’augmenter le prix de ce fruit. Les résultats font état d’une revente par les intermédiaires entre 250 et 2.800 ariary auprès des ménages alors qu’ils les achètent auprès des producteurs à peine entre 40 et 250 ariary.

La plateforme des producteurs envisagerait d’ici peu de tenir une assemblée générale pour discuter du rapport effectué par la Mad Sarl afin d’en tirer les recommandations à appliquer pour améliorer l’exploitation de cette filière, et par la même, voir comment aider les producteurs dans leur exploitation. Bien qu’il ne soit jamais trop tard pour agir, il a fallu vingt ans pour se rendre compte qu’il faut changer les pratiques infructueuses.

 
Mercredi 24 juillet 2013
RasoA

FAMBOLENA SY FIOMPIANA : Mila ametrahana rafitra fiantohana ny tantsaha mpamokatra


Manana anjara toerana lehibe eo amin’ny toe-karena ireo tantsaha mpamokatra, ka nandroso hevitra ny amin’ny tokony hisian’ny fiantohana azy ireny ireo mpikambana ao amin’ny Tranoben’ny tantsaha.

Heverina fa tsy ho vita anefa izany raha eto Madagasikara satria mbola tena ao anaty krizy tanteraka isika ankehitriny. Antony nandrosoana ny soson-kevitra amin’io fiantohana io anefa ny mba hisian’ny fanaraha-maso ny fiantraikan’ny fiovaovan’ny toetr’andro, ny tena ady atao amin’ny biby mpanimba voly, toy ny valala sy ny sisa. Raha zakan’ny rehetra sy takatry ny maro mantsy io resaka fiantohana io dia hihena ny fahantrana eto amintsika.

Tsy mbola misy ihany koa fotodrafitrasa sy fiaraha-miasa apetraky ny Fitondrana amin’io sehatra io, ka tsy mampivelatra azy na dia fantatra aza fa ny 80 % n’ny Malagasy dia tantsaha avokoa ary miha mahantra. Tsy vao izao anefa no nisian’izany olana izany fa efa hatry ny ela saingy tsy nisy fandraisan’andraikitra.

Tsy mitombo ny vokatra noho ny tsy fisian’ny fitaovana matanjaka, ny fitehirizam-bokatra, ny fifehezana ny rano ary indrindra eo amin’ny resaka famatsiam-bola na koa fahazoam-bola haingana.

Mila jerena ny minisitera tompon’andraikitry ny fambolena io resaka fiantohana amin’ny mpamokatra io satria tena ilaina eto amintsika izany.

 

Mardi 23 juillet 2012
Ecrit par Donas Hanitriniony Ralay

Production de girofle - Contribution à la sécurité alimentaire

Afin de relancer la culture de girofle dans la Région Analanjirofo, le chef de Région local a donné des milliers de jeunes plants de girofliers aux habitants, la semaine dernière. L’objectif était de redynamiser cette filière qui a fait la renommée de cette localité. La production malgache de girofle n’arrive pas encore à devancer celle de l’Indonésie en termes de quantité. Toutefois, le pays est le premier exportateur de ce produit. Les besoins mondiaux sont encore loin d’être satisfaits.
Le projet de développement de systèmes agro-forestiers vise à améliorer la sécurité alimentaire et le bien-être des agriculteurs. Trois pays africains participent au projet et partagent leur expérience de gestion de systèmes agroforestiers différents, à base de cacao au Cameroun, de café au Kenya, de girofle à Madagascar.
Un réseau sera mis en place pour permettre aux chercheurs d'échanger leurs expériences et connaissances de l’utilisation et l’exploitation des systèmes agroforestiers. Le girofle est la deuxième valeur des exportations du pays, après la vanille.
Sur la côte Est, la production de girofle s'étend sur 80 000 ha et représente la principale source de revenus pour près de 30 000 agriculteurs.  Le clou de girofle est utilisé pour aromatiser les plats et en confiserie. L’huile essentielle, quant à elle, est extraite par distillation à partir des clous, des feuilles et des griffes. Elle est riche en eugénol utilisé dans l’industrie cosmétique, pharmaceutique et sert à la production de vanilline de synthèse.
La composante malgache de ce projet viendra compléter une étude lancée par l'Institut de recherche pour le développement et le centre technique horticole de Toamasina sur l'analyse de l'empreinte carbone des exploitations agricoles dans la côte Est du pays.

Mercredi 24 juillet 2013
Navalona R.

Lutte anti-acridienne : 25 000 litres de pesticides utilisées

Les techniciens du CNA sont à pied d’œuvre pour traiter les zones infestées par les criquets.
Chlorcypex 140 UL. C'est le type de pesticide utilisé par le Centre National Anti-acridien pour mener la lutte contre l'invasion de criquets dans le pays. Ce centre vient d'acquérir 25 000 litres de pesticides fournis par la société FIAVAMA et qui seront utilisés pour la période inter-campagne, d'après les statistiques fournies par le ministère de l'Agriculture. Une partie de ces pesticides sera notamment destinée aux zones acridiennes comme Befandriana-Sud, Ihosy, Sakaraha, Vakinankaratra, Amoron'i Mania et Haute Matsiatra tandis qu'une autre partie sera stockée dans les magasins du CNA à Antananarivo, à Toliara et à Betioky Sud.
Formation des essaims. L'inter-campagne de lutte s'achève jusqu'au début du mois de septembre prochain. Parlant de la dernière situation acridienne, les techniciens sont encore à pied d'œuvre surtout dans les régions de Menabe et d'Atsimo Andrefana. Des essaims se sont formés dans diverses localités. A titre d'illustration, ils ont localisé des essaims à Ankilizato, dans le district de Mahabo vendredi dernier et à Mandoto le lendemain. Avant-hier, le district d’Imanja était également infesté par les criquets, d’après les sources locales. En moyenne, ces essaims couvrent une superficie entre 300 et 800 ha, soit une longueur de 5 km. Les traitements s’effectuent par voie terrestre. Notons que ces techniciens qui sont sur le terrain effectuent la défense rapprochée des cultures afin de limiter les dégâts. Des zones infestées par les criquets sont maintenant en phase de préparation de la campagne culturale de contre-saison, a-t-on conclu.

 

Mardi 23 juillet 2013
Lantoniaina Razafindramiadana

Vanille

Les exportateurs négocient le prix

Les prix de la vanille verte auprès des producteurs ont connu une hausse impor­tante, cette année. Les exportateurs souhaitent bénéficier de la même situation.

Dix fois plus. Il s'agit, en général, de la différence des prix appliqués par les exportateurs de vanille par rapport au prix local de la vanille verte. Cette année, une flambée significative s'est opérée sur le prix de cet arôme, au niveau des producteurs. Le prix du kilo de l'or vert atteint actuellement les 20 000 et 21 000 ariary, contre 8 000 ariary à la même période l'année dernière.
Cette augmentation a été constatée au tout début de la campagne. Le prix de la vanille s'est stabilisé à 20 dollars, soit 44 000 ariary, le kilo depuis les quatre dernières années. « Au début de la campagne, le 18 juin, le kilo de la vanille verte était déjà de 14 000 ariary, contre 2 000 ariary en 2012. Maintenant, le prix continue à grimper pour atteindre les 21 000 ariary. De notre côté, nous négocions une hausse de prix auprès des importateurs. Ces négociations sont en cours », indique un responsable auprès d'une société d'exportation de vanille. « Nous plaidons pour la motivation des producteurs en soulignant que l'application d'un prix trop bas poussera les producteurs à délaisser la culture de vanille pour développer d'autres produits », poursuit notre source. 
Baisse de production
Cette hausse de prix résulte de la baisse de la production. Une situation qui s'est déjà produite, l'année dernière. La chute de l'offre au niveau international, marquée par l'abandon de certains pays producteurs sur le marché, favorise la tendance inflationniste. « L'année dernière, la production prévisionnelle était de 1 500 tonnes. Au final, elle s'était établie entre 
1 200 et 1 500 tonnes, au niveau national. Par rapport à 2012, la baisse est estimée à 30 %, soit une production de 900 à 1 000 tonnes. Et, pour le moment, cette diminution s'affirme », explique Julien Bevahy, un opérateur de vanille basé à Sambava.
Lors d'un atelier de préparation de vanille, qui s'est tenu dans la capitale en avril, les plates-formes régionales se sont accordées sur la fixation d'un prix minimum pour la vanille verte, à raison 5 000 ariary le kilo dans les régions productrices. La fin de la campagne pour toutes les régions est prévue au début du mois de septembre.
La qualité des produits n'est, pourtant, pas encore au point. Les vols sur pied de vanille poussent les producteurs à effectuer une récolte précoce. L'utilisation des sous-vides par les collecteurs qui ne maîtrisent pas la pratique menace toujours la filière. Face à la situation, les exportateurs se sensibilisent pour l'arrêt de l'achat des vanilles mises en sous-vide par ces derniers. 

 

Lundi 22 juillet 2013
R. Edmond

Vanille : La hausse des prix continue

Madagascar demeure encore et toujours le leader mondial de la filière vanille.

La hausse des prix se poursuit pour la vanille malgache. Selon Teddy Seramila Président de la Plate-forme Nationale de la filière vanille, les cours de la vanille verte dépassent actuellement les 4 000 ariary.

Espoir. Ce qui redonne évidemment de l’espoir aux paysans producteurs de ce produit d’exportation qui joue encore et toujours un rôle important dans l’économie du pays. Cette hausse trouve principalement son origine dans la baisse de l’offre de vanille. En effet, les principaux pays concurrents de Madagascar  ont pour la plupart abandonné la filière, alors qu’à Madagascar l’on assiste également à une baisse de la production.  Du coup, c’est la loi de l’offre et de la demande qui fait le reste. Bref, la vanille malgache confirme toujours sa position de leader sur le marché mondial. Mais les professionnels de la filière entendent faire preuve de précaution pour éviter une flambée des prix qui nuira au secteur, comme c’était le cas vers les années 2000 où les clients internationaux avaient opté finalement pour la vanille artificielle.

Vanille de Madagascar. En tout cas, les professionnels de la vanille sont de plus en plus conscients de la nécessité de protéger ce produit sur tous les plans.  Parmi les participants au séminaire national sur le système de Madrid, concernant l’enregistrement international des marques, le Président de la Plate-forme nationale de la vanille a fait état de son intention d’engager une demande en vue de la protection de la marque collective « Vanille de Madagascar ».  En effet, ce terme est utilisé souvent dans le commerce international de la vanille. Une sorte d’appellation d’origine qui fait d’ailleurs la publicité de la vanille malgache  dont la qualité demeure encore et toujours la meilleure au monde.  C’est d’ailleurs, un des avantages de la marque qui est un élément important du patrimoine d’un pays ou d’une entreprise, et qui porte ses valeurs. Dans le cas de la vanille de Madagascar, c’est une véritable référence pour les consommateurs et qui mérite, du coup d’être enregistrée à l’international afin d’être protégée. L’intention de la Plate-forme nationale de la filière vanille mérite du coup d’être copiée par les autres filières qui font la spécificité de Madagascar.

 

Samedi 20 juillet 2013
Lantoniaina Razafindramiadana

Agriculture

L'accès aux produits d'assurance reste compliqué

Le secteur agricole constitue 27% du Produit intérieur brut. Cette part devrait être plus importante, mais le manque de financement et d'assurance bloque son développement.
Des obstacles à surmonter. L'ac­cès des pro­ducteurs agri­coles aux financements est difficile. Cette réalité s'applique aussi aux produits d'assurance existants dans le domaine de l'agriculture. Outre la taille des exploitations, l'application même des contrats d'assurance demeure un pro­­blème. 
«Il existe des maisons d'assurance qui proposent des offres aux intervenants du secteur agricole. Toutefois, l'accès à ces dernières est compliqué. Tout d'abord la taille des exploitations, qui sont la plupart du temps petite, constitue le principal blocage. Mais encore, les bases des contrats ne sont pas précis et rendent leurs applications difficiles », a avancé Philibert Rakotoson, secrétaire général du ministère de l'Agriculture. «Les termes des contrats sont souvent difficiles à lire et à comprendre. Et, par exemple, si on prend comme base le rendement, jusqu'à quel taux de réduction le producteur peut-il être indemnisé, ou s'il est basé sur la sécheresse, faudrait-il déterminer le seuil de précipitation pour dire qu'il y a sécheresse », a-t-il poursuivi. C'était hier, lors de l'atelier sur le développement du secteur agricole à travers la micro-assurance, à l'hôtel Ibis Ankorondrano. 
Alternative
Le développement de la micro-assurance a été avancé comme solution pour  soutenir les producteurs face aux risques agricoles. Cette alternative, contrairement aux assurances classiques, sera basée sur une assurance indicielle basée sur des indices de rendement ou de climat. L'intégration des différentes parties prenantes dont les bailleurs de fonds, les maisons d'assurance et de réassurance, ainsi que les groupements de producteurs ruraux est de mise. «Avec la micro-assurance, les producteurs peuvent assurer que malgré les fléaux divers, le budget qu'ils ont investi ne sera pas perdus. Les exploitations peuvent alors s'étendre», a indiqué toujours le SG du ministère de l'agriculture.
Le président de la chambre nationale de l'Agriculture, Solofo Andrianjafimahatratra, croit déjà en ce nouveau produit pour la relance de l'agriculture. « À Madagascar, on parle toujours de développement agricole à travers l'amélioration de l'accès au crédit, aux semences et autres, mais il est important que les producteurs bénéficient des produits d'assurance. Et pour le moment, nous n'avons aucune assurance pour notre métier. Par exemple, pour le cas de l'invasion des criquets, c'est une catastrophe à laquelle les producteurs font face, mais ils ne sont couverts par aucune assurance», a-t-il noté. « Avec la micro-assurance dont les réussites sont réelles dans certains pays qui l'ont pratiqué, les producteurs malgaches disposeront d'un outil efficace pour développer leurs activités », a conclu ce responsable.

 

Lundi 22 juillet 2013
Lantoniaina Razafindramiadana

Campagne acridienne

Des structures de veille créées à Analamanga

Préparée. La Direction régionale du développement rural (DRDR) de la région Analamanga a pris des mesures pour lutter contre l'invasion acridienne. Selon les informations émanant du directeur régional, Joseph Bruno Rakoto, des structures de veille ont été mises en place dans certaines localités favorables à l'entrée des essaims de criquets. « La DRDR d'Analamanga s'est  organisée bien avant l'arrivée des criquets à Andra­masina. Nous avons mis en place des cellules de veille dans diverses communes, qui pourraient être des portes d'entrée, comme Andramasina, Atsi­mondrano, Avaradrano, Ankazobe. Cette mesure nous a permis de maîtriser la situation en un moment assez bref », explique-t-il. 
Ces structures de veille sont composées de responsables communaux, de représentants de fokontany et de la population. Les équipes se chargent de la diffusion des informations vers la DRDR de la région Anala­manga dès qu'il y a une menace. Deux localités, à savoir Kiangara et Andra­masina, ont fait l'objet de l'intervention de la DRDR en lutte antiacridienne. 

 

Samedi 20 juillet 2013
Navalona R.

Développement agricole : Vers la mise en place d'une  micro-assurance

La Chambre d’Agriculture va délivrer des cartes de producteurs une fois qu’on aura défini ce qu’on entend par paysan.   

Le financement de la production agricole reste toujours un grand problème à Madagascar. Les réseaux de micro-finance n’arrivent pas encore à assurer la couverture de tout le territoire malgré leur progression depuis ces dernières années. D’autant plus, peu d’Institutions de micro-finance ont des vocations véritablement rurales alors que la persistance des difficultés d’accès aux crédits empêche toute extension d’activité ou intensification de la production. Pour pallier à tout cela, la Chambre d’Agriculture Nationale ou « Tranoben’ny Tantsaha » et le Mouvement Chrétien des Cadres et Professionnels veulent mettre en place une micro-assurance qui vise à assurer de manière rentable les populations à faible revenu.

Cartes de producteurs. C’est d’ailleurs l’objet de l’atelier sur le thème « Développement du secteur agricole à travers la micro-assurance », qui s’est tenu hier à l’hôtel Ibis à Ankorondrano. « En fait, la micro-assurance est un des éléments inscrits dans le cadre de la politique MARCA que nous mettons en œuvre. Il s’agit de Mérite agricole, de l’Assurance agricole, de Retraite agricole et de Crédit agricole. Nous allons délivrer des cartes de producteurs une fois qu’on aura défini ce qu’on entend par paysan », a expliqué Andrianjafimahatratra Solofo, le président de « Tranoben’ny Tantsaha ».  Il a poursuivi que seuls ceux qui sont titulaires de ces cartes pourront bénéficier de ces quatre services agricoles. Notons que 25 % des exploitants agricoles se lancent dans la production et la commercialisation de leurs produits. Les paysans ont besoin d’une micro-assurance pour augmenter leur production car cela sert à couvrir les risques de leurs exploitations. On peut citer, entre autres, les aléas climatiques et les épidémies. Cette micro-assurance leur permet également d’accéder facilement au crédit.

FAPEX. Par ailleurs, l’étude réalisée sur la mise en place du Fonds d’Appui aux Pertes d’Exploitation (FAPEX) sur la filière apicole a été exposée dans le cadre de cet atelier. La phase pilote a été suspendue. La Chambre d’Agriculture, tout comme le ministère de tutelle ont sollicité la reprise de ce FAPEX au profit des paysans. « Le programme FORMAPROD est prêt à apporter son appui pour une adaptation et une mise en échelle de ce FAPEX à d’autres filières et dans d’autres régions », a annoncé Lucien Ranarivelo, le coordonnateur.



Samedi 20 juillet 2013 
Manou

Ady amin'ny andiam-balala : azo ny famatsiam-bola ivelany

Velom-panantenana amin’ny hahafongorana ny andiam-balala ihany ny ministry ny Fambolena Ravatomanga Roland satria saika nanoina ny antso vonjy nataony avokoa ireo fikambanana iraisam-pirenena lehibe maneran-tany.

Hihoatry ny 22 tapitrisa dolara novinavinaina hampiasaina amin’ity taona ity ny famatsiam-bola ho voangona, hoy izy, raha kajina. Samy efa voasonia ny fampindramam-bola 10 tapitrisa dolara avy amin’ ny Banky Iraisam-pirenena sy ny 5 tapitrisa euros avy amin’ny Vondrona Eoropeana.

An-dàlam-pamaranana koa ny fifampiraharahana hitrosana vola 2 tapitrisa dolara avy amin’ny FIDA (Fonds International de Développement Agricole) ary vonona hanome 3 na 4 tapitrisa dolara any ho any SERF, sampana iray ao amin’ny Banky Iraisam-pirenena ihany, hanampiana an’i Madagasikara amin’ity ady amin’ny andiam-balala ity. Efa namoaka vola 2 miliara rahateo koa ny fitondrana tetezamita, araky ny fanazavan’ny ministry bny fambolena, hampiasaina amin’io ady amin’ny andiam-balala izay efa naharakotra ampahana velaran-tany betsaka eto amintsika io.

Mangarahara sa tsy fitokisana ?

Nomarihin’ny ministra Ravatomanga Roland kosa fa hangarahara tanteraka ny fampiasana ireo vola ireo, araky ny fepetra napetrak’ireo mpanolotra. Hiara-hitantana sy hanapaka ny tahiry mantsy ny ministeran’ny fambolena sy ny sampandraharahan’ny Firenena Mikambana misahana ny fambolena sy ny sakafo (FAO) satria ireo famatsiam-bola ireo daholo no hiantoka ny fanafody sy ny fitaovana rehetra ilaina. Hiara-hanao tatitra amin’ny mpamatsy vola ihany koa ny roa tonta, araka io fepetra io ihany.

Heverina ho fanatsarana fiaraha-miasa sy mangarahara ihany ity fomba vaovao napetraky ny avy any ivelany ity nefa mamofona tsy fitokisana ny mpitondra ankehitriny ihany koa…

 
Samedi 20 juillet 2013
Ravo F.

Chambre de l'agriculture : la micro-assurance à développer

Face aux nombreux aléas climatiques dont sont souvent victimes les agriculteurs, la chambre de l’agriculture accompagnée de nombreux partenaires techniques, a lancé un atelier pour le développement du secteur agricole à travers la micro-assurance, hier à Ankorondrano.

Aujourd’hui, la situation est telle que l’on n’est toujours pas dans la phase où l’exploitation agricole est vraiment professionnelle. La première chose à faire, d’après un intervenant de l’ atelier, c’est d’inciter les paysans agricoles à devenir des entrepreneurs agricoles pouvant emprunter auprès des agences de microfinance, un capital suffisant pour investir.

Le financement de la production agricole reste toujours un grand problème à Madagascar car les réseaux des institutions de microfinance ne couvrent qu’une faible partie du territoire national. Le difficile accès au crédit empêche l’initiative de certains paysans de procéder à une extension de leurs activités. D’autant plus que, selon les spécialistes, seules quelques unes des agences de microfinance ont réellement des vocations véritablement rurales même si la plupart interviennent dans ce milieu.

Le PIB agricole à 27 % du PIB global

«Le PIB agricole est estimé aujourd’hui à 27% du PIB global et la filière riz constitue la première activité économique de Madagascar. Environ 2.000.000 de ménages, soit l’équivalent de 87% pratiquent la riziculture irriguée sur environ 1.200.000 ha», précise le communiqué émanant de la chambre de l’Agriculture.

Selon le président de cette chambre, «Des techniciens venant de l’extérieur ont partagé durant cette journée les expériences en Afrique pour que nous puissions nous en inspirer. Les paysans dépensent beaucoup dans leur production rizicole mais ne sont couverts d’aucune assurance, l’atelier d’aujourd’hui (ndlr : hier) a pour but de sensibiliser les parties prenantes. Pour concrétiser l’approche, il faudrait avant tout clarifier la définition d’un paysan, les recenser à travers tout Madagascar et leur octroyer la carte de paysan. Beaucoup reste encore à faire mais nous sommes confiants», termine-t-il.

 

 Samedi 20 juillet 2013
R. Mathieu

Fanampiana ny tantsaha mpamokatra : tokony hapetraka ny rafitra fiantohana ny fambolena

Nifanakalozan-kevitra, omaly tao amin’ny Ibis Ankorondrano, ny fiantohana ny fambolena, fiompiana ary ny jono.

Ny Tranoben’ny tantsaha no tompon-kevitra tamin’izany, niarahana tamin’ireo fikambanana maro hafa sy ny trano fiantohana Allianz.

Raha naroso ny hoe fiantohana ny fambolena, toa mahakely finoana ihany raha ny eto Madagasikara. Ny any Frantsa, ohatra, mandray anjara lehibe, hatramin’ny 65 %, amin’izany fiantohana ny fambolena izany, ny fanjakana. Vitan’ny fitondram-panjakana eto amintsika ve izany ? Io fiantohana ny fambolena io anefa, efa misy firenena afrikanina lasa lavitra sy mampiasa teknolojia avo lenta amin’ny fanaraha-maso ny toetr’andro, ny tena ady atao amin’ny valala, sns.

Raha zakan’ny rehetra sy mora kokoa ho an’ny tantsaha ny fiantohana, fiarovana ny taniny, tsy ho tonga amin’izao fahantrana lalim-paka izao ny Malagasy. Tompon’andraikitra voalohany amin’izany ny fanjakana amin’ny famahana ireo olana isan-karazany, indrindra ny fotodrafitrasa sy ny fiaraha-miasa amin’ny sehatra tsy miankina. Aoka tsy ho fizaran-tseza fotsiny ny fametrahana minisitera telo be izao : Fambolena, Fiompiana ary ny Jono.

Nitondra fanazavana momba izany fiantohana ny vokatry ny fambolena izany ny avy ao amin’ny Pacifica (Crédit agricole assurance) any Frantsa sy ireo nanao fanadihadiana samy hafa momba ity fiantohana ny fambolena ity. Voalaza mandrakariva fa tantsaha ny 80 % amin’ny Malagasy, nefa ny maro anisa indrindra amin’ ireo, vao mainka mahantra. Olana efa hatry ny ela, saingy tsy nasian’ny fanjakana lanjany teto hatramin’izay ny fambolena sy ny tontolo ambanivohitra.

Ny toe-tsain’ny tantsaha mihitsy …

Novoaboasan’ny sekeretera jeneralin’ny Tranoben’ny tantsaha, Rakotomalala Willy, ny tsy mampitombo ny vokatra. Anisan’ny olana goavana amin’izany ny tsy fisian’ny fitaovana matanjaka, tsy fifehezana ny rano, fahasarotana amin’ny fahazoam-bola ary ny toe-tsain’ ny tantsaha mihitsy.

« Izay mahazo volabe avy amin’ny zavatra vokariny, lasa mivadika any amin’ny fitaterana ». Fa eo koa ny tsy fampiharana teknika fampitomboana ny vokatra. Olana iray lehibe faharoa, ny amin’ ny varotra. Firifiry ny tanàna tsy misy lalana tsy mahatafavoaka ny vokatra ? « Tsy ny vokatra akotry eto an-toerana no hamerana ny vidim-bary fa ny vary afarana avy any ivelany », hoy Rakotomalala Willy.


Jeudi 18 juillet 2013
RasoA

FIER MADA ANDIANY FAHA-15 : Tranoheva 250 hampiranty vokatra etsy Antanimena


Ny 7 hatramin’ny 11 aogositra ho avy izao no hanatanterahina ny foara iraisam-pirenena ho an’ny toekarena fiompiana sy fambolena na « Fier Mada », izay hatao eny amin’ny tokontany malalaky ny sekoly Esca Antanimena.
Andiany faha-15 izy io ary hiavaka amin’ny andiany rehetra raha ny voalazan’ny mpikarakara satria dia efa nivoatra avokoa ireo mpandray anjara ary nitombo isa any tranoheva ho 250 raha 200 izany teo aloha.
Hifantoka betsaka amin’ny fivarotana ny vokatry ny tantsaha sy izay ilaina amin’ny fiainana amin’ny tontolo ambanivohitra ary koa natao hifanakalozam-baovao eo amin’ny samy tantsaha ary koa fampihaonana ireo mpandraharaha Malagasy sy vahiny sy ireo mpiara-miombon’antoka rehetra eto an-toerana sy avy any ivelany miasa eto Madagasikara izany.
Voalaza ihany koa fa ny fifampitokisana no tsy ampy eo amin’ireo samy mpiara-belona eto Madagasikara ary indrindra eo amin’ny samy Malagasy indrindra amin’izao krizy izao.
Tokony hiroborobo anefa ny sehatry toekarena raha misy io fifampitokisana io, indrindra eo amin’ny fampiasam-bola sy famoronan-karena.
Lohahevitra nentin’ireo mpikarakara tamin’ity andiany ity ny hoe : « mpamokatra maharaka ny fivoaran’ny tontolo iainana sy fifanakalozana tsy mifamono antoka », izany no natao dia ny mba hiteraka fanatsarana ny famokarana sy ny fiainana eto Madagasikara.


Jeudi 18 juillet 2013
 

Infrastructures agricoles de la région Sud-ouest : Un projet de réhabilitation en vue

Le Projet vise à améliorer les conditions socio-économiques des populations de la région Sud-Ouest de Madagascar. Celles-ci se sont fortement dégradées sous l'effet combiné de la réduction des dépenses pro-pauvres, suite à la crise politique que le pays connait depuis 2009, et l'extrême vulnérabilité de la région face aux changements climatiques (CC) avec des cyclones et sécheresses de plus en plus fréquents. Les principales réalisations attendues du projet sont l'appui à la mise en valeur de 13.400 ha de terres ; la construction de 74 Km de canaux principaux ; la réhabilitation de 40 Km de digue de protection de 5800 ha de terres irriguées;  la construction de 32 km de pistes ; la réalisation de 12 forages d'eau ; la construction de 12 magasins de stockage  la construction de 3 marchés ruraux ; et  l'appui à la délivrance de titres de propriété pour des agriculteurs occupant une superficie de 5000 ha. Le Projet bénéficiera à une population estimée à près de 105.000 personnes dont la moitié est constituée de femmes. Il générera une production additionnelle estimée à 55.000 tonnes de céréales. Le coût total du projet est d'environ 32 millions d'UC. Le Projet sera exécuté sur une période de 5 ans.
Plus, selon les données publiées par le Groupe de la Banque africaine de développement, il est souligné, surtout, que l'agriculture contribue à 26% du PIB (2009) de Madagascar et constitue le premier secteur pourvoyeur d'emplois avec 78% des actifs. Ainsi, les faibles performances du secteur agricole ont une incidence considérable et directe sur la pauvreté dans le pays. Le riz, couvrant 1,2 millions ha, reste la première culture du pays avec une productivité assez faible de l'ordre de 1,8t/ha du fait d'une mauvaise maîtrise de l'eau basée sur des infrastructures agricoles vétustes. C'est ainsi que le Gouvernement de Madagascar a financé, en 2012, les études d'Avant-Projet Détaillé (APD) de réhabilitation des trois principaux périmètres irrigués de la région Sud-Ouest (Ranozaza, Taheza et Bas Mangoky). Celles-ci ont confirmé la forte vulnérabilité des infrastructures face aux CC. Les études ont, en outre, identifié les options les plus avantageuses tant sur le plan technique, économique qu'environnementale afin d'accroitre les productions agricoles.
Et les mêmes informations de décrire, entre autres, que le projet  est aligné sur le premier pilier (Infrastructures Rurales) de la deuxième extension du Document de Stratégie Pays (DSP 2012-2013) de Madagascar. Le Projet va également contribuer au pilier N°2 (gouvernance) du DSP à travers des actions d'appui à la gouvernance locale. Dans le passé, la Banque a accompagné Madagascar dans la mise en œuvre de plusieurs projets d'infrastructures agricoles, ce qui lui confère un avantage certain et une capacité particulière à apporter l'appui technique nécessaire pour cette opération en mobilisant des ressources variées dont celles du Fonds de l'Environnement Mondial (FEM) pour le financement de la variabilité climatique et en mettant en œuvre des mesures spécifiques de durabilité technique (contractualisation de l'entretien des infrastructures agricoles, renforcement de capacités des associations d'usagers d'eau et étude de mise en place d'un fonds pilote pour le financement de l'entretien des infrastructures). Les enseignements tirés de la mise en œuvre des projets précédents ont permis de mieux concevoir la présente opération qui est étroitement articulée au Projet d'Aménagement des Infrastructures Routières (PAIR), en cours d'instruction par la Banque, et qui va désenclaver deux des trois sites d'intervention.
Dans ce cadre, et concernant la gestion des connaissances ; les données de la BAD mentionnent que le système de suivi évaluation  qui sera mis en place va générer des informations pertinentes sur l'impact du Projet sur la réduction de la pauvreté en général. Le Projet soutiendra la documentation ainsi que la diffusion des expériences et bonnes pratiques en matière de conception d'infrastructures agricoles adaptées au CC, de gestion et d'entretien des infrastructures agricoles. Toutes ces informations permettront à la Banque de tirer des leçons pour ses prochaines opérations et de consolider son positionnement comme acteur important de l'appui au développement de Madagascar.
Le coût du Projet est estimé à 32,086 millions d'UC hors taxes soit 110,728 milliards d'Ariary, dont 25,899 millions d'UC (89,377 milliards d'Ariary) en devises et 6,187 millions d'UC (21,351 milliards d'Ariary) en monnaie locale. La part en devises constitue 80,7 % du coût total du projet. Le total des imprévus physiques s'élève à 1,372 millions d'UC, soit 5% du coût de base du Projet. Les provisions pour hausse des prix, s'élèvent à 3,270 millions UC soit 12% du coût de base total.


Jeudi 18 juillet 2013
 

Prix moyen du paddy : En hausse de 3%

Sur la situation des prix sur la période du 08 au 12 juillet 2013, l’Observatoire du Riz analyse qu’au niveau national et par rapport à la semaine précédente, le prix moyen du paddy a haussé de 3% en raison d’une forte concurrence entre collecteurs et de la baisse progressive des stocks de paddy auprès des paysans. Quant au riz blanc, les prix sont restés stables puisque l'offre est restée disponible sur les marchés. Il est à remarquer que des fluctuations importantes ont été constatées dans certaines régions et que les niveaux de prix sont restés élevés par rapport à ceux de la même période des années précédentes. Les cours moyens pondérés ont été de : 720 Ar/Kg pour le paddy, 1258 Ar/Kg pour le « vary gasy », 1326 Ar/Kg pour le « makalioka », 1271 Ar/Kg pour le « tsipala » et 1274 Ar/Kg pour le riz importé.
Cette augmentation est due généralement à la forte concurrence entre les collecteurs et à la réduction précoce des stocks auprès des paysans. Le niveau de prix a été supérieur de 90 Ar/kg à celui de la même période en 2012. Dans ce contexte, les prix en zones productrices ont enregistré des  hausses respectives de 13% et de 11% à Betafo et Bealanana.
Pour Betafo, la hausse provient des difficultés de commercialisation en raison des crachins. Pour Betafo, elle est liée à l’arrivée massive des collecteurs.
En revanche, une baisse de 7% a été notée à Mahabo. Cette baisse s’attribue à l’abondance du paddy vendu en cette période très proche de l’examen (CEPE).
Par ailleurs, et en moyenne régionale et par District, il est fait état que la vente de paddy auprès de la décortiquerie a été observée au niveau de 16 Régions (idem à la semaine précédente). Les prix moyens au kilo ont varié entre 597 Ar (Sofia) et 910 Ar (Amoron’i Mania). Et ce avec ce qui suppose de hausses du prix moyen : 9% à Bongolava, 7% à Vatovavy Fitovinany, 6% à Vakinankaratra, 5% à Haute Matsiatra et Menabe puis 3% à Sofia.
Ces hausses sont dues, pour Bongolava, Haute Matsiatra et Vatovavy Fitovinany à la réduction progressive des stocks auprès des paysans ;  pour Vakinankaratra  aux difficultés liées au séchage du paddy en raison des crachins d’hiver ; pour Menabe à la diminution de l’offre en paddy auprès de la décortiquerie (Districts de Belo Tsiribihina, Morondava et Miandrivazo) malgré la baisse de prix à Mahabo ; pour Sofia à la concurrence entre les collecteurs.
Et l’Observatoire de remarquer que durant la semaine précédente, le prix moyen a déjà connu une hausse de 10% à Bongolava et de 7% à Haute Matsiatra.
De tout ce qui précède, il est avancé que le prix le plus pratiqué (prix modal) au niveau des Districts est resté à 600 Ar/kg. Et le prix moyen par kilogrammes reste supérieur ou égal à 800 Ar dans onze (11) districts (contre 10 dans la semaine précédente).
Malgré tout, les niveaux de prix ont été maintenus à Antsiranana I et II, Andapa, Ambato Boeny, Ambatofinandrahana, Vohibato, Manakara, Belo Tsiribihina et Toliara II.
Le prix a également dépassé 800 Ar à Ikalamavony et Vohipeno. Par contre, le prix a baissé au dessous de 800 Ar/kg à Ambatolampy.


Jeudi 18 juillet 2013
R.V.

Fier-Mada : Favoriser les échanges commerciaux gagnant gagnant

Pour promouvoir l’économie rurale, les organisateurs de la Foire internationale de l’économie rurale de Madagascar (Fier-Mada) édition 2013 essaient d’offrir des opportunités visant à avantager les participants qui ne sont autres que les paysans et les opérateurs économiques. C’est la raison pour laquelle cette 15ème édition de Fier-Mada a pour thème, « Confiance mutuelle : producteurs s’adaptant à l’évolution de l’environnement et échanges commerciaux gagnant-gagnant ». Aussi les programmes sont chargés pour favoriser les échanges commerciaux à partir du 7 au 11 août 2013 à l’Esca Antanimena.
Lors de la rencontre des organisateurs avec la presse, le directeur général technique du ministère de l’Agriculture qui est soit dit en passant partenaire et responsable de Fier-Mada, a réitéré l’importance de cette foire. Par ailleurs, la plateforme du genre est avantageux car les bénéficiaires des projets soutenus par le ministère peuvent faire preuve de leur réussite. Aussi, les paysans, qu’ils soient agriculteurs, pêcheurs ou éleveurs, pourraient échanger leurs méthodes et techniques grâce aux appuis des partenaires techniques et financiers comme le FIDA, JICA, Prosperer.    
Fier-Mada s’avère une opportunité pour les paysans de présenter leurs produits sur le marché. Une telle activité est bénéfique à plus d’un titre en terme d’économie, vu que c’est une occasion pour les participants de conquérir les marchés. Autrement dit, ils peuvent collaborer avec les secteurs privés pour promouvoir leurs produits. Notons que Fier-Mada est une plateforme d’échanges entre les producteurs ruraux, les fournisseurs de services publics et privés, les acteurs économiques nationaux et étrangers et bien évidemment, les visiteurs.
Lors de son allocution, le représentant du ministère de l’Agriculture a annoncé qu’il y aura des expositions de matériels agricoles susceptibles pour les paysans de produire plus et qui leur permettraient d’économiser au niveau financier et temps. Enfin pour cette 15ème édition de Fier-Mada, 250 stands seront ouverts et plus de 300 participants venant des 22 régions sont attendus. En plus des ventes expositions, des forums économiques relatifs au thème seront programmés.


Jeudi 18 juillet 2013
NIR

Agriculteurs : Ils s'improvisent opérateurs économiques

En partenariat avec l’OMEF (Observatoire malgache de l'emploi et de la formation professionnelle continue et entrepreneuriale), le ministère de la Fonction publique pense former les agriculteurs pour être des opérateurs économiques. Depuis des lustres, les paysans se contentent de produire et vendre leurs produits aux collecteurs qui viennent les chercher. Souvent, ils se font arnaquer par ces collecteurs qui fixent les prix à leur place. Faute de connaissance et d’information et parfois de mauvais calcul, les agriculteurs écoulent leurs productions à des prix plus que bradés, sans tenir compte de leur investissement tant financier que physique. Dès lors, une formation leur a été destinée la semaine dernière pour la région Analamanga portant sur quelques modules de base, notamment sur l’étude de marché, le marketing, base en comptabilité. Chercher leur propre marché et savoir calculer leur prix de vente pour faire des bénéfices sont les objectifs de la formation. 70% des 20 millions de Malgaches sont de paysans et vivent en milieu rurale où l’agriculture est la principale activité. Sur l’ensemble de l’île, le secteur primaire reste encore la base de l’économie malgache qui est assise sur l’agriculture, l’élevage et la pêche. Ce secteur fournit les 95 % des apports alimentaires nationaux.


Mardi 16 juillet 2013
Ravo F.

Région Sava : le kilo de la vanille verte dépasse les 20.000 ariary

Le prix du kilo de la vanille verte dans la région Sava atteint aujourd’hui les 21.000 ariary contre 8.000 ariary l’année dernière. Cette hausse aurait-t-elle un impact sur le prix de la vanille sèche,[...]
mais aussi sur celui à l’exportation et parallèlement sur sa qualité ?

D’après le président de la plateforme nationale de la filière vanille à Madagascar, Teddy Gervais Seramila, beaucoup de paramètres entrent en jeu pour expliquer cette hausse du prix de la vanille verte. « Ambanja a été le premier à augmenter son prix en démarrant à partir de 10.000 ariary jusqu’à 16.000 ariary le kilo », explique-t-il. Avant d’ajouter « Cette situation n’a pas manqué de se répercuter sur la Sava qui a, à son tour, commencé les enchères au prix plafond à Ambanja ».

Et lui de confier que la situation actuelle est aussi due aux conditionneurs, également appelés les intermédiaires. Ces derniers sont aussi nombreux que les exportateurs avec lesquels ils rivalisent. Le prix sur le marché répond à la loi de l’offre et de la demande. Ainsi, comme il y a beaucoup de demandes, il est normal que le prix augmente.

Les intermédiaires sabotent le marché

Nombre d’opérateurs se plaignent de l’existence de ces intermédiaires qui, non seulement sabotentle marché mais portent atteinte à la qualité des produits. En février dernier, un opérateur économique travaillant dans le secteur de la vanille, toujours dans la Sava, est monté au créneau pour dénoncer le non-respect du procedure de transformation de la vanille.

Cet opérateur dénonce ainsi l’utilisation de matériels importés de Chine pour un conditionnement sous vide en attendant que les cours au niveau mondial augmentent. Cette pratique est pourtant néfaste pour la conservation de la vanille car elle favorise la multiplication des microbes.

Selon lui, la qualité de la vanille malgache se détériore de plus en plus à cause des traitements sans le moindre respect des normes que l’on y attribue alors que la consommation mondiale est de 2.500 tonnes. Et lui d’ajouter que « De 1.800 tonnes en 2011, la production de vanille malgache n’a cessé de régresser, en passant par 1.200 tonnes en 2012 et avec une prévision de moins de 1.000 tonnes pour 2013 ».

L’on remarque au fur des années une instabilité des prix au niveau de cette culture car tantôt c’est environ 10 dollars, soit 20.000 ariary, tantôt on est face à une hausse du prix comme dans le cas actuel, équivalant à 21.000 ariary.

Les opérateurs s’interrogent sur l’impact que cette hausse du prix de la vanille verte aura sur celui à l’importation. Les experts annoncent que cela ne détermine pas le prix sur le marché à l’importation d’autant plus que seule la loi du marché détermine ce prix. Mais encore, est-ce que la qualité de ces produits atteindra les normes exigées ?


Lundi 15 juillet 2013
Moari Tohdy

Maisons Familiales Rurales : 98% des jeunes ruraux dans le secteur agricole

Après une formation dispensée par les Maisons Familiales Rurales, 42% des jeunes ruraux ont repris l’exploitation agricole familiale. C’est ce que les maisons familiales rurales ont enregistré depuis la mise en œuvre du système depuis 2006. Le séminaire de l’océan indien tenu à Tamatave durant le week-end dernier a enrichi davantage les tenants et aboutissants des 13 centres d’activité de Madagascar. Les représentants des maisons familiales des Comores, La Réunion, Maurice et de Madagascar ont axé leur débat sur « l’insertion professionnelle des jeunes à développer dans le cadre décentralisé » Et c’est ainsi que le suivi et l’accompagnement des jeunes ruraux dans la mise en œuvre des acquis sont à mettre en jeu. Le devenir des jeunes ruraux formés en MFR a transité vers une autonomie sociale et économique. Ainsi, 30% des jeunes formés ont repris une activité déjà abandonnée par un tiers. De l’autre, 26% sont passés au statut de salariés agricoles. Les jeunes ruraux recrutés pour la formation dispensée par les MFR sont convaincus et mettent en œuvre les acquis. Au fait, les jeunes ruraux déscolarisés sont orientés vers la formation professionnelle agricole. Les apprentis sont pilotés sur le développement des techniques agricoles pour plus de professionnalisme. La formation de ces jeunes est une des préoccupations centrales des MFR. Les problématiques du territoire sont tenues en compte pour apporter des réponses constructives sur les contraintes locales. La performance des jeunes et la professionnalisation du métier de leurs parents sont tenues en compte dans l’insertion des jeunes ruraux et au développement du monde rural. L’objectif des Maisons familiales est de permettre aux jeunes de devenir de vrais paysans engagés dans un avenir professionnel. En tout cas, les MFR ont estimé que le développement des jeunes dépend de la formation, de l’information, de la recherche et des conseils. La réussite de l’insertion a comme facteur la compétence, la structuration, le suivi et l’accompagnement.


Mardi 16 juillet 2013
Recueillis par FR


Prix du riz - Cher par rapport à l'année dernière

D’après la publication de l’Observatoire du riz, le prix du riz pour le 1er et 05 juillet reste stable, mais cher par rapport à l’année dernière.  Au niveau national, les prix moyens du riz blanc (local et import) et du paddy sont restés stables grâce à la disponibilité de l’offre sur les marchés. Toutefois, des fluctuations importantes ont été constatées dans certaines régions. En outre, les niveaux de prix sont restés élevés par rapport à ceux de la même période des années précédentes. Les cours moyens pondérés ont été de : 698 Ar/kg pour le paddy, 1236 Ar/kg pour le « vary gasy », 1322 Ar/kg pour le « makalioka », 1271 Ar/kg pour le « tsipala » et 1264 Ar/kg pour le riz importé.
Paddy
En général, le prix du paddy reste stable en général. Cette stabilité du prix moyen est liée à l’augmentation de l’offre auprès de la décortiquerie (nombre de vendeurs) durant la période de fête nationale. Le niveau de prix a été toutefois supérieur de 90 Ar/kg à celui de la même période en 2012. Pour les zones productrices, l’ODR note une  hausse de 4% à Marovoay et baisse de 10% à Betafo. La hausse de prix à Marovoay s’explique par l’accroissement de la demande de paddy (nombre de collecteurs, d’acheteurs) auprès de la décortiquerie. Quant à la baisse de prix à Betafo, elle est consécutive à une augmentation de l’offre (nombre de vendeurs) en cette période de festivités familiales telles que la circoncision et l’exhumation.
Le prix le plus pratiqué (prix modal) au niveau des Districts est passé de 670 à 600 Ar/kg.
Riz blanc
Même topo pour le riz blanc. Le prix reste  stable en général. Cette stabilité est liée à la disponibilité de l’offre sur les marchés. Toutefois, par rapport à la même période de 2012, un différentiel de prix de +150 Ar/kg et +25 Ar/kg demeure pour le riz blanc local et le riz importé.
Pour les grandes villes, l’on enregistre une  légère hausse de 2% pour le riz local à Antananarivo Renivohitra et Fianarantsoa I. Cette légère hausse a eu lieu sous l’effet de la diminution du nombre de paysans commercialisant le riz vers les grands marchés. Par contre, il y a une  baisse de 11% pour le riz importé à Mahajanga I. L’abondance du riz local vendu a contribué à cette baisse de prix à Mahajanga I.
L’écart entre le prix plafond et le prix plancher est passé de 410 Ar/kg à 450 Ar/kg. Le prix le plus bas a été à 1050 Ar/kg (Région Alaotra Mangoro) tandis que le prix le plus élevé a été à 1500 Ar/kg (Région SAVA).

 
Lundi 15 juillet 2013
Ravo F.

Mise en place de barrage hydro-agricole : les paysans soutenus par Ambatovy

«Instaurer une culture de protection et induire à un changement de comportement vis-à-vis de l’environnement et des services écosystémiques à l’échelle régionale au bénéfice de la génération future ».
Tel a été le leitmotiv de la compagnie minière Ambatovy en prenant part à la célébration de la Journée mondiale de l’environnement à Maroseranana au cours du mois de juin dernier.
 
Cette célébration a été l’occasion d’inaugurer le barrage hydroagricole à Ambatolampy, dans la région Atsinanana où, en 2012, des études sur les aménagements hydroagricoles des cinq bas-fonds aménageables, ont été menées. L’objectif étant d’intensifier la pratique de la riziculture irriguée dans cette zone périphérique du massif forestier de Vohimana-Ankerana.
Ces microbarrages d’une part, permettront, à la population locale d’obtenir un rendement plus accru, et d’autre part, contribueront à la réduction des pressions anthropiques s’exerçant sur le massif forestier qui fait partie de la nouvelle aire protégée du corridor Ankeniheny Zahamena.
Une semaine d’activités a été également consacrée dans la commune rurale de Maroseranana, dans le district de Brickaville. Celles-ci tournaient autour de la mise en place de pépinières villageoises, de la distribution de semences améliorées de riz, de maïs, de taro, de jeunes plants de café, de girofle, de coco, sans oublier la promotion et la diffusion de la culture maraichère.
 

Vendredi 12 juillet 2013
Nangonin'i Njaka A.

Vidim-bary : lafo noho ny tamin'ny herintaona

Tsy nihetsika firy ny vidim-bary, amin’ny ankapobeny. Nambaran’ny Foibe mpanara-maso ny vary (ODR) fa noho ny fahampian’ny vokatra eny an-tsena no mahatonga izany, raha miohatra amin’ny tinady.

Na izany aza, nahatsikaritra ny ODR fa lafo kokoa ny vidim-bary akotry sy ny vary fotsy raha oharina ny vidiny tamin’ny herintaona. Raha ny salanisa ankapobeny, nitombo 150 Ar ny kilaon’ny vary fotsy, amin’izao vanim-potoana izao, miohatra ny tamin’ny taona 2012, ary nanantombo 25 Ar ny kilaon’ny vary hafarana avy any ivelany.
Ho an’ny tanàn-dehibe, tao anatin’ny herinandron’ny 1 hatramin’ny 7 jolay teo, niakatra 2% ny vidim-bary teto Antananarivo Renivohitra sy Fianarantsoa. Voalaza fa nihena ny tantsaha nivaro-bary no nahatonga izany. Nidina 11% kosa ny vidin’ny vary hafarana avy any ivelany ao an-tampon-tanànan’i Mahajanga. Antony, ny fahabetsahan’ny vary vokatra amidy eny an-tsena ka voatery nampidina ny vidin’ny vary avy any ivelany ny mpivarotra.

 

Lundi 15 juillet 2013
Mahefa Rakotomalala

COMMERCE

Le prix du riz en moyenne élevée

Le prix du paddy culmine à une moyenne haute malgré l'arrivée de la grande récolte. Les professionnels craignent une période de soudure difficile.
L'alerte est donnée. La tendance actuelle du prix du riz laisse prévoir une perspective inquiétante pour cette denrée stratégique pour les Malgaches. Selon le dernier chiffre de l'Observa­toire du riz, le kilo du paddy avoisine les 700 ariary dans tout Madagascar. Un niveau qui correspond à la situation actuelle dans l'Alaotra, le grenier à riz au pays. Un chiffre qui reste élevé par rapport à une année normale. Toujours selon les données de cette entité, ce montant est de 150 ariary plus cher par rapport à l'année dernière à la même période. Logiquement, le kilo du paddy devrait avoisiner les 500 ariary en cette période dans l'Alaotra et ses environs.
« Je persiste à dire que la situation actuelle du riz est une bombe à retardement. La moyenne actuelle du prix du riz est trop élevée. Au mieux, nous allons connaître une
période de soudure très précoce », avait déjà soutenu Andry Rakotovao, président de la plateforme de concertation et de pilotage de la filière riz.
La fluctuation du prix du riz est fortement dépendante de la loi de l'offre et de la demande. Son maintien à un niveau élevé signifie donc que la demande reste élevée dans les principales zones de production dont Ambaton­drazaka et ses environs, mais également Boeny et surtout la Sofia. Selon certaines sources, les collecteurs achètent beaucoup dans ces localités à l'heure actuelle. Face au contexte actuel, beaucoup d'opérateurs pensent que le riz est un business lucratif.
Causes multiples
Par ailleurs, une éventuelle baisse de la production nationale n'est pas à écarter. Plusieurs indicateurs peuvent soutenir cette hypothèse que de nombreux techniciens du secteur avancent. De nombreuses rizières, par exemple, n'ont pas été cultivées cette année. L'absence de soutien de la part de l'État et des partenaires explique cette situation. L'invasion acridienne peut également constituer un problème mais aucune analyse, pour l'instant, ne permet de quantifier les impacts de ce fléau. Le retard et l'insuffisance de la pluviométrie qui deviennent de plus en plus importants d'une année à l'autre ne sont pas non plus à écarter, y compris dans les zones excédentaires comme l'Alaotra.
« Le retard de pluie ne change pas le calendrier puisque les plantes s'adaptent au retard de l'arrivée de la pluie. Par contre, c'est la quantité de la production qui est impactée », explique un technicien proche du secteur.
Face à la menace que représente la situation actuelle, l'augmentation de l'importation reste la solution pour éviter une éventuelle pénurie. Le riz que Madagascar achète de l'extérieur tend à baisser chaque année avec l'augmentation de la production nationale. Cette tendance pourrait donc se renverser cette année, mais la vigilance est de mise, notamment pour inciter les opérateurs à importer.

 

Jeudi 11 juillet 2013
Navalona R.

Fléau : Les criquets aux portes de Tanà

Le nombre de districts touchés par l'invasion acridienne ne cesse d'augmenter. L'invasion acridienne  est maintenant aux portes de Tanà. En effet, l'on a observé la présence des essaims aux environs de 20km de la Capitale. Plus précisément, c'est localisé hier dans la commune rurale d'Anosibe Tsimoloharano, dans le district d'Andramasina à Analamanga. La direction régionale du Développement Rural d'Analamanga (DRDR) au sein du ministère de l'Agriculture, a déjà effectué le traitement d'une supercficie de dix huit hectares depuis hier. D'après les techniciens, ces essaims de criquets proviennent du district d'Ambatolampy.

Localisation. « La superficie infestée était estimée à quatre hectares au début. Mais après que nos techniciens ont effectué une localisation sur terrain, cette superficie touchée par l'invasion acridienne s'avère plus importante, étant donné que les essaims de criquets se sont d'abord établis dans une forêt de bambou », a expliqué Rakoto Jospeh Bruno, le directeur régional du Développement Rural d'Analamanga. Notons que la DRDR va poursuivre le traitement des superficies infestées ce jour après avoir établi des actions de diagnostic. « Pour l'heure, la quantité de pesticide utilisée pour mener la campane de lutte anti-acridienne dans la région d'Analamanga est suffisante. Aucun dégât sur les cultures n'est pas non plus enregistré lors de cette première invasion de criquets », a-t-il poursuivi.

Maîtrisée. Par ailleurs, sept agents de la DRDR sont déjà envoyés dans le district d'Andramasina pour assurer le traitement des autres superficies infestées, y compris la forêt de bambou dans laquelle les essaims de criquets se sont concentrés.  En dépit de tout cela, le directeur régional du Développement Rural d'Analamanga rassure la population surtout celle en milieu rural que la situation acridienne sera maîtrisée après cette intervention de ses techniciens.


Jeudi 11 juillet 2013

Cours du riz : La stabilité des prix

La situation des prix sur la période du  01 au 05 juillet 2013 de l’Observatoire du riz fait état qu’au niveau national, les prix moyens du riz blanc (local et import) et du paddy sont restés stables grâce à la disponibilité de l’offre sur les marchés. Toutefois, des fluctuations importantes ont été constatées dans certaines régions. En outre, les niveaux de prix sont restés élevés par rapport à ceux de la même période des années précédentes. Les cours moyens pondérés ont été de : 698 Ar/Kg pour le paddy, 1236 Ar/Kg pour le «vary gasy », 1322 Ar/Kg pour le « makalioka », 1271 Ar/Kg pour le « tsipala » et 1264 Ar/Kg pour le riz importé.
Pour le prix du paddy, il est noté qu’il est  stable en général.
Cette stabilité du prix moyen est liée à l’augmentation de l’offre auprès de la décortiquerie (nombre de vendeurs) durant la période de fête nationale. Le niveau de prix a été toutefois supérieur de 90 Ar/kg à celui de la même période en 2012. Et il est fait état que les prix en zones productrices ont connu une hausse de 4% à Marovoay et une baisse de 10% à Betafo.
La hausse de prix à Marovoay s’explique par l’accroissement de la demande de paddy (nombre de collecteurs, d’acheteurs) auprès de la décortiquerie.
Quant à la baisse de prix à Betafo, elle est consécutive à une augmentation de l’offre (nombre de vendeurs) en cette période de festivités familiales telles que la circoncision et l’exhumation.
Concernant le prix du riz blanc local, l’Observatoire indique que , durant la période considérée , qu’il est stable en général. Cette stabilité est liée à la disponibilité de l’offre sur les marchés.
Toutefois, par rapport à la même période de 2012, un différentiel de prix de +150 Ar/kg et +25 Ar/kg demeure pour le riz blanc local et le riz importé.
En conséquence, note-t-on, il est enregistré des différences de prix dans les grandes villes : légère hausse de 2% pour le riz local à Antananarivo Renivohitra et Fianarantsoa I.
Cette légère hausse a eu lieu sous l’effet de la diminution du nombre de paysans commercialisant le riz vers les grands marchés.
Quant à la  baisse de 11% pour le riz importé à Mahajanga I, l’abondance du riz local vendu a contribué à cette baisse de prix à Mahajanga I.


Jeudi 11 juillet 2013
Kamy

FENOARIVO - ATSINANANA : Tafakatra 10 000 Ariary ny kilaon'ny lavanila manta


Manomboka mihatsara hatrany ny tsenan’ny lavanila ao anatin’ny Distrikan’i Fenoarivo-Atsinanana raha 4 000 Ariary izany telo aloha. Hentitra ny fanaraha-maso ataon’ny vovonana misahana ny fanaraha-maso ny vokatra lavanila.

Arahi-maso manomboka avy any amin’ny tantsaha, mandalo amin’ny mpikarakara ary hatrany amin’ny mpanondrana mankany ivelany izany. Tsy mihemotra ny tantsaha any Analanjirofo amin’ny firosoana lalina amin’ny fambolena ity vokatra fanondrana ity na dia tsy mbola niverina amin’ny laoniny aza ny vidin’ny lavanila malagasy eo amin’ny sehatra iraisam-pirenena.


Jeudi 11 juillet 2013
Fety

TSENA : Mitobaka ny voasary lôranjy raha ny eto Mahajanga manokana no resahana

1 500 Ariary izao no vidin’ny iray kilao amin’ny lôranjy eto Mahajanga, raha 1 000 Ariary izany tamin’ny fiakarany voalohany ny volana jona teo.


Toy voakatra rehetra dia misy fotoany ny fiakarany, manomboka ny volana jona ka hatramin’ny vola aogositra dia ny voasary lôranjy indray no miakatra. Avy any amin’ny faritra Melaky, Besalampy sy Maintirano, no iaviany isaky volana jona ary misy koa avy any Analalava. Botry no itondrana ny entana manketo Mahajanga, ka 40 000 Ariary no handraisan’ireo mpanijara ny vidin’ny iray gony amin’izany, ka amidy 1 000 Ariary ny iray kilao avy eo.

Raha vao mitsidika kosa indray ny volana jolay dia tonga ny vokatra avy any Mahajamba sy Ambanja. Fiara indray eo no mitatitra ny vokatra avy any ka 60 000 Ariary indray no vidiny hividianana ny iray gony izao ka amidy 1 500 Ariary ny iray kilao. « Mbola hiakatra hatrany amin’ny 100 000 Ariary ny vidin’ny iray gony rehefa ho tapitra ny vokatra », hoy ireo mpivarotra. Miakatra manaraka izany ihany koa ny vidiny hivarotana azy, ka 2 000 ka hatramin’ny 2 500 Ariary indray ny vidiny iray kilao amin’izay.

Maro dia maro ny mpivarotra ary na dia efa tsy amin’ny botry intsony aza no ahatongavan’ny entana dia mbola feno mpivarotra hatreny ety an-tafian’ny botry satria tsy manana toerana any an-tsena izy ireo sady efa eo koa no mahazatra ireo mpanjifany ka aleon’izy ireo eo ihany. Noho ny hamaroan’ny mpivarotra hatrany dia zara raha mahalafo 10 ka hatramin’ny 15 kg ny mpivarotra iray isan’andro. Na izany aza anefa dia azo hiafiana hatrany fivarotana voankazo tahaka ny voasary lôranjy tahaka izao, raha ny nambaran’ireo mpivarotra ihany.



Mercredi 10 juillet 2013 
Manou

Fampiroboroboana ny fambolena : nampiana Atsimondrano sy Ambohidratrimo

Novatsian’ny primatiora lefitra misahana ny fampandrosoana sy ny fanajariana ny tany vola mitentina 40 tapitrisa Ariary ny asa fampidiran-drano teny Ambohitrimanjaka, sampan’ny reniranon’Ikopa.

Vakin’ny ranobe isan-taona ny fefiloha eo ka sahirana ireo kaominina manodidina, tsy mba afaka mampiasa fitaovana vaventy. “Ho mafy ny fefiloha ka ho azo antoka fa tsy maintsy hanetsa ary hahazo vokatra tsara noho izao fanampian’ny VPDAT izao”, hoy ireo ben’ny tanàna mpahazo tombontsoa. Tsy azo asiana barrage anefa amin‘ity toerana ity ho fiarovana ny ilany havanana amin’ny reniranon’Ikopa. Fangatahan‘ireo ben’ny tanàna ireo kosa anefa ny tokony hanaovana «barrage radier,” hoy ny ben’ny tanànan’Ambohidrapeto Raholidina Raombana Zo, nisolo tena ireo namany.

Nangataka ny ben’ny tanàna manodidina ny hamonjena azy ity malaky, satria sahirana ny mpanao vary aloha, asa fampandrosoana tokony hojerena izany satria be ny vahoaka miaina aminy, hoy ny praiministra lefitra Hajo Andrianainarivelo, nanazava ny antony nanomezana ny famatsiam-bola. Tsy maintsy mbola hisy asa fanamafisana hatao, tsy hahasimba vetivety ny fotodrafitrasa, hoy ihany izy tamin’izao fidinany nijery ny asa natao teny amin’ny kaominina Ambohitrimanjaka omaly izao.

Kaominina 6 ao anatin’ny distrikan’Atsimondrano sy Ambohidratrimo no mahazo tombotsoa amin’ny fahavitan’ity fefiloha ity.

Mivelona amin’ny fambolena vary aloha ny ankamaroan’ny mponina amin’ireo toerana ireo, ary efa manomboka miasa sy mamafy ketsa. Tokony hampidirina afaka tapabolana avokoa ny rano amin’ireo tanimbary volena eny hialana amin’ny ranobe amin’ny volana febroary.



Mercredi 10 juillet 2013 
Manou

Vokatra fanondrana : ratsy vidy ny kafe

Niakatra ny vokatra fanondrana any amin’ny morontsiraka atsinanan’ny nosy. Hisokatra ara-pomba ofisialy amin’ny faha-15 jolay ho avy izao ny taom-piotazana kafe any amin’ny faritra Vatovavy-Fitovinany.

Voly foto-karen’ny mpamboly amin’ireo distrika rehetra ao anatin’io faritra io ny kafe hatramin’izay. Miankina amin’ny vanim-potoam-piotazana io vokatra io avokoa ny fiaimpiainan’ny mponina ka amin’ny vanim-potoana iakaran’ny kafe no isian’ny lanonana isan-karazany. Amin’ny fotoam-piotazana sy fivarotana kafe ihany koa no anararaotan’ny any Vatovavy-Fitovinany manatevina ny fanaka sy ny fitaovana ilaina amin’ny fiainana andavanandro satria mitombo kokoa ny vola miditra amin’ny isan-tokantrano, eo.

Nikororosy fahana ihany anefa ny fahefa-mividin’ireo mpamboly kafe ireo, tato anatin’ny taona vitsy. Nihem-bidy ny vokatra nohon’ny fiovaovan’ny tolotra sy tinady ateraky ny fifaninanana eo amin’ny tsena iraisam-pirenena ka tsy mety ho tafakatra teo amin’ny vidiny tany amin’ny taona 90 tany ho any intsony ny kafe, hoy izy ireo.

Vao mainka hidina anefa ny vidiny handraisan’ny mpanangom-bokatra ny kafe amin’ity taona ity, hoy ny mpisehatra. Efa misy manombana any amin’ny 2600 Ariary sahady ny iray kilao any amin’ny distrikan’i Nosy Varika, amin’izao fotoana izao, ka mahakivy ny mpamboly satria latsaka nohon’ny tamin’ny taon-dasa ka tsy mifandanja amin’ny fisondrotry ny vidim-piainana akory.

Efa isehoana fandikan-dalàna sahady anefa, na izany, ity sehatry ny fandraharahana kafe ity satria vao nahatrarana mpijirika nitondra kafe 10 kitapo an-tsokosoko tao Manakara, vao andro vitsy monja izao. Tsiahivina fa voararan’ny lalàna ny fividianana sy fitaterana io vokatra io mialohan’ny fisokafan’ny taom-piotazana.

 

Mercredi 10 juillet 2013
Antsa R.

Production agricole : Irrigation de 2 200 ha, pour Atsimondrano et Ambohidratrimo

200 000 habitants bénéficieront du nouveau barrage en cours de construction à Ambohidrapeto. Auparavant, les Communes concernées allouaient une partie de leurs budgets à la réparation de ce barrage, permettant l’irrigation des surfaces cultivables dans les Districts d’Antananarivo Atsimondrano et d’Ambohidratrimo. Cette fois, la construction a été renforcée pour plus de résistance. En effet, le nouveau barrage mesure 5m de large. 40 millions d’Ariary financé par la vice-primature en charge du Développement et de l’Aménagement du Territoire (VPDAT) sont alloués aux travaux. « La réparation de ce barrage engendre des dépenses qui pèsent sur le budget de la Commune. En plus, comme les moyens sont très limités, les travaux ont été faits à la main. Aujourd’hui, avec ces grands travaux financés par la VPDAT, les paysans ne s’inquièteront plus de la résistance du barrage, et pourront améliorer leurs productions jusqu’à 5 à 6 tonnes à l’hectare, si on ne parle que de la filière rizicole », a affirmé le maire d’Ambohidrapeto, Raholidina Rahombanarisoa. Notons que les Communes d’Ambohidrapeto, d’Ankazomanga et jusqu’à Fiombonana bénéficieront de ce projet, pour le district Atsimondrano. Pour le district Ambohidratrimo, les Communes d’Ambohitrimazaka, Ampangabe jusqu’à Mahereza sont concernées. Lors d’une visite de chantier, hier, le vice-premier ministre Hajo Andrianainarivelo a incité les autres départements à agir pour améliorer les activités dans les domaines où ils sont responsables. « Cette construction est urgente car il faut sauver la production de la prochaine saison. La première étape des travaux se fera en 15 jours mais une autre étape pour le renforcement est déjà prévue », a informé le vice-PM.

 

Jeudi 11 juillet 2013
Lantoniaina Razafindramiadana

Invasion acridienne

Les criquets arrivent à Analamanga

Le fléau gagne de l'ampleur. Les essaims de criquets ne sont plus unique­ment observés dans les zones grégariennes, comme la région Sud-est, dans le district de Befotaka. Mardi, ils sont entrés dans la région Analamanga, précisément dans le district d'Andra­masina, commune rurale d'Anosibe Tsimolo­harano, à une vingtaine de kilomètres de la capitale. Selon les informations émanant de la Direction régionale du développement rural d'Anala­manga, une dizaine d'hectares sont infestées. Le traitement a débuté, hier.
« Dans un premier temps, la superficie infestée était estimée à quatre hectares. (...) Mais après localisation, la superficie était plus importante », avance Joseph Bruno Rakoto, directeur régional du développement rural d'Anala­manga. « Aujourd’hui (ndlr : hier), nous avons pu traiter 18 hectares », poursuit ce responsable.
Les traitements vont se poursuivre, ce jour. Des actions de diagnostic ont été relancées, hier. Pour la région Analamanga, la quantité nécessaire pour les campagnes de lutte est, pour le moment, suffisante. Aucun dégât sur les cultures n'a été signalé pour cette première invasion.

 

Mardi 09 juillet 2013
Nangonin'i Njaka A.

Famonoam-balala : 2. 140 ha ny velaran-tany nasiana fanafody

Araka ny loharanom-baovao avy amin’ny minisiteran’ny Fambolena, nahatratra 2.140 ha ny velaran-tany nisy andiam-balala norarahana fanafody, nandritra ny volana jona teo.

Manodidina ny 23.000 ha kosa ny velaran-tany voasakana tsy nitaran’ny andiam-balala. Maromaro ny karazam-panafody nampisaina, izay mizara roa amin’ny ankapobeny. Misy natao hamonoana ny andiam-balala (nitotaly 2.143 l), ahitana ny Avi-Chlorpyrifos (235 l), ny Imidapro-plus 13 UL (1.146 l), ny Chlorcypex 134 UL (88 l) ary ny Locustor 010 ULV (674 l).

Karazany faharoa kosa ny hanakanana ny fiitaran’ny andiam-balala (4.661 l), nampiasana ny Nomolt 0,50 UL (1.296 l), ny Diffuse 0,50 UL (300 l) ary ny Benagur 60 ULV (3.065 l).

Tsiahivina fa 10 tapitrisa dolara no famatsiam-bola avy amin’ny Banky iraisam-pirenena, hiatrehana ny ady amin’ny valala. Amin’ny volana septambra ho avy izao no tokony hanomboka ny fampiasana azy. Mitotaly 40 tapitrisa dolara kosa ny ilaina, hampiasaina mandritra ny telo taona fa 22,5 tapitrisa dolara no tsy maintsy karohina amin’ny andiany voalohany. Efa nampiseho ny fahavononany hanampy koa ny firenen-kafa sy ny sampandraharaha iraisam-pirenena hafa, toa an’i Japana sy ny Fida ao amin’ny Firenena mikambana.

 

Mardi 09 juillet 2013
Recueilli par Navalona R.

Lutte anti-acridienne : Plus de 47 % des surfaces infestés sont traitées

2 041 litres de pesticides ont été utilisés pour en couverture totale, soit à raison de 1 litre pour traiter 1 ha.

La situation acridienne depuis 03 octobre 2012 jusqu’au 30 juin 2013, fait état de 206 026ha de superficie infestée par les criquets, d’après les dernières statistiques publiées par le Centre National Anti-acridien (CNA). Parmi lesquels, plus de 47 % ont été traités. Les zones infestées touchent plusieurs districts dans dix sept régions. Il s’agit notamment de  la région d’Analamanga, d’Itasy, de Vakinankaratra, d’Alaotra-Mangoro, de Bongolava, d’Amoron’i Mania, de Haute-Matsiatra, de Menabe, de Melaky, de DIANA, de Boeny, d’Atsimo-Atsinanana, de SOFIA, Atsimo-Andrefana, d’Anosy et d’Androy ainsi que de la région d’Ihorombe.

Zones productrices. Parlant de pesticides, on a évoqué que 2 140 litres ont été utilisés en couverture totale, soit à raison de 1 litre pour traiter 1ha. Par contre, 4 661 litres de pesticides ont été utilisés pour 23 000 ha en barrières, soit à raison de 1 litre pour traiter 5 ha étant donné que les criquets sont encore en état larvaire. Force est de reconnaître que la plupart de ces zones infestées par les criquets constituent des zones productrices en riz, voire des greniers à riz de Madagascar pour ne parler que l’Alaotra Mangoro. Raison pour laquelle, la production rizicole de Madagascar est compromise pour cette campagne d’après tous les intervenants dans la filière riz qui est stratégique pour la nation.  Notons que le ministère de l’Agriculture n’a pas ménagé ses efforts en allouant ses propres moyens et tout en négociant lui-même avec les bailleurs de fonds pour lutter contre ce fléau national. En effet, le président de la Transition et son staff n’ont pas apparemment accordé une grande sur importance sur les impacts non négligeables de cette invasion acridienne qui s’amplifie et s’accumule depuis 2009.  Au contraire, le budget de ce département ministériel a été révisé à la baisse.  

 

Mardi 09 juillet 2013
Jeannot Ratsimbazafy

Fambolena Antsirabe : hahamatihanina ny tanora ny kolejin'ny fambolena

Nisy ny famelabelarana narahina adihevitra, ny 5 jolay teo, mikasika ny lohateny hoe : “Fampiofanana handrisihana ny tanora tantsaha eo amin’ny sehatry ny fambolena”, tao amin’ny foibe Lovasoa Antsirabe.

Fotoana nokarakaraina, nifanojo amin’ny faha-10 taonan’ny Kolejy momba ny fambolena (Colleges agricoles) efatra misy eto amin’ny Nosy. Tanteraka izany noho ny fiaraha-miasa’ny Fikambanana ho Fampandrosoana ny Tantsaha (Fifata) sy ny Fert, samy ao Antsirabe, hampandrosoana ifotony sy manaraka ny toetrandro sy sehatry ny fambolena eto Madagasikara. Tsy iza ireo fa ny any Befandriana Avaratra (Sofia), Bezezika (Menabe), Soarano – Ambalavao (Matsiatra Ambony) ary Ambondromisotra (Amoron’i Mania).

Araka ny fanadihadiana nataon’ny Fifata, tanora tantsaha 300.000 ka hatramin’ny 750.000, tsy nahazo fiofanana arakasa, no ho lasa enta-mavesatra ho an’ny fiarahamonina aoriana kely ao raha tsy ahitana fanafody haingana. Noho ny fiaraha – miasan’ny Fifata amin’ny Fert, izay mpanome tohana ara – teknika sy ara-bola no nahafahana nanangana azy ireo, hahazoan’ ny tanora tantsaha fiofanana ara-pambolena any amin’ny faritra iorenany avy.

Sekoly iray isaky ny faritra 22

Tanjona ny hisian’ny sekoly toy izao manerana ny faritra 22, hampitomboana ny biby fiompy sy ny fambolena amin’ny ankapobeny, hisian’ny fitantanana amin’ny fomba matihanina, mifandraika amin’ny ara-tsosialy sy toekarena eo amin’ny faritra misy azy avy. Ary farany, fanomezan-danja ny soatoavina malagasy isam-paritra.

Maharitra telo taona ny fotoam-piofanana, ka natokana ho an’ny fampiharana ny 50%. Tanora tantsaha 300 no havoakan’ireo “collèges agricoles” efatra ireo, ankehitriny. Mpiofana 210 hafa kosa no efa an-dalam-piofanana.

 
Mardi 09 juillet 2013
Ravo F.

Période de soudure : la plateforme du riz interpelle

La plateforme du riz interpelle l’Administration pour qu’ensemble, elles puissent prendre des mesures afin que l’insuffisance en riz ne devienne pas une bombe à retardement.

Depuis quelques temps maintenant, le prix du paddy dans certaines régions productrices de riz dont Sofia et Menabe a enregistré des hausses respectivement de 13% et 20%, d’après les données fournies par l’observatoire du riz.

D’après Alain Ratsimbaharison, secrétaire exécutif de la plateforme du riz, « Cette hausse du prix du paddy dans le Menabe résulte d’une psychose liée à l’invasion acridienne associée à l’insuffisance de pluies, d’une part et de la diminution de la surface cultivée, d’autre part.»

Aujourd’hui, il est temps que la plateforme de concertation et de pilotage de la filière riz se réunisse pour décider, en concertation élargie, des mesures à prendre pour pallier l’insuffisance de la production pour cette année mais aussi pour discuter de la prochaine campagne 2013-2014.

Toujours d’après notre interlocuteur, «Comparé à celui à la même période l’année dernière, le prix du paddy a vu une croissance moyenne de 100 ariary contre 150 ariary pour le riz blanc. Cette hausse que l’on peut également qualifiée de précoce par rapport à l’année dernière est un signe avant-coureur de la précocité de la période de soudure pour 2013 ».

Et lui d’ajouter que malgré une stabilité des prix actuellement, celui du paddy ne baisse pas assez par rapport à l’année dernière. On attend une baisse de 15% de la production par rapport à 2012 à cause de tous les aléas climatiques, en plus des attaques anti-acridiennes survenues.


Mardi 09 juillet 2013
Rojo N.

Sécurité-alimentaire-Union européenne : le Grand sud bénéficie de 35,8 milliards ariary

« L’Union européenne ne peut pas travailler avec le gouvernement central à cause de la conjoncture politique, mais continue de signer sa présence dans le pays à travers des activités décentralisées de l’Etat ».

Telle est la déclaration de Leonidas Tezapsidis hier lors du lancement officiel du programme Actions intégrées en nutrition et alimentation (Aina). L’ambassadeur de l’Union européenne à Madagascar a laissé entendre que le gel des financements ne signifie pas que cette instance a abandonné le peuple malgache surtout dans les communautés de base. Sur le plan politique, l’UE manie sa position au sujet de l’accompagnement du processus électoral dans les règles de l’art.

Le programme Aina est en quelque sorte un défi pour atteindre l’Objectif du millénaire pour le développement (OMD) qui vise « à réduire à 50%, d’ici 2015, la proportion de la population vivant dans l’extrême pauvreté et souffrant de la faim ». L’Union européenne a décaissé 12,5 millions d’euros, soit 35,8 milliards d’ariary pour mettre en œuvre ce projet qui sera piloté par l’Organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO).

C’est un programme d’appui à la sécurité alimentaire et à la nutrition des familles vulnérables dans le Sud et le Sud-Est, qui sont confrontées à des difficultés récurrentes. Ce sont effectivement dans ces régions que les taux de pauvreté rurale sont les plus élevés à cause de la vulnérabilité face aux chocs et aléas climatiques. Sécheresse, cyclone, inondations… la liste est longue. Et les chiffres rapportés récemment sur le taux de pauvreté au pays reflètent bien cette triste réalité. Dans le Grand sud, comme dans bon nombre de régions malgaches d’ailleurs, un agriculteur sur deux est exposé aux risques d’insécurité alimentaire. Selon les évaluations de la FAO, le taux de malnutrition s’élève jusqu’à 73% sur les hautes terres malgaches.
 
10e Fed, en attente de la deuxième tranche ?

A noter que le programme Aina vise à améliorer la sécurité alimentaire et nutritionnelle des familles vulnérables dans les zones ciblées du Sud, Sud-Est et des hautes terres. Il touche directement près de 150.000 ménages agricoles à faible productivité, 400 groupements de paysans, 130.000 enfants de moins de cinq ans. La mise en œuvre de ce projet entre dans le cadre de la première tranche du 10e Fed en attendant un éventuel déblocage de la deuxième.

 


Mardi 09 juillet 2013
Fanjanarivo

Sécurité alimentaire : 35,8 milliards Ar pour le Sud et Sud-Est

150 000 familles dont 5 000 dirigées par des femmes seules vont bénéficier du programme Actions intégrées en nutrition et alimentation (AINA) lancé hier à Fort-Dauphin. Financé par l’Union européenne pour 12,5 million d’euros ou 35,8 milliards Ar pour 36 mois, ce programme concerne 6 régions, à savoir Amoron’i Mania, Androy, Anosy, Atsimo-Andrefana, Atsimo-Atsinanana et Vatovavy-Fitovinany. Ces régions enregistrent un taux de pauvreté très élevé (entre 80 et 95%) et sont affectées par l’insécurité alimentaire. 1 petit agriculteur sur 2 est en situation d’insécurité alimentaire dans ces régions. Sur les hautes terres, certaines localités affichent une situation de vulnérabilité et d’insécurité alimentaire débouchant sur un taux de malnutrition parmi les plus élevés dans le pays, soit 73%. Or, la population y vit essentiellement de l’agriculture et de l’élevage. Seulement, ces secteurs sont confrontés aux chocs climatiques et naturels dont l’invasion acridienne, les cyclones, la sécheresse et l’inondation. Quand on y ajoute l’enclavement, la population concernée est nettement plus vulnérable qu’ailleurs. A ce sujet, l’ambassadeur de l’Union européenne à Madagascar, Leonidas Tezapsidis précise : « Certes, la capitale compte des populations vulnérables mais dans les régions, les besoins des vulnérables sont différents et plus élevés à cause des chocs naturels récurrents et de l’enclavement. A travers ce programme, nous voulons montrer l’engagement de l’Union européenne en tant qu’acteur important du développement. Malgré les grands problèmes politiques, nous sommes là pour aider les Malagasy et surtout les plus vulnérables ».
Le programme AINA piloté par la FAO entend augmenter et diversifier la production agricole vivrière par le biais de la production et la diffusion de cultures, la vulgarisation de techniques culturales plus productives et adaptées, l’extension des superficies cultivées, l’amélioration de l’accès à l’eau et la gestion de l’eau. Il mise également sur la sécurisation de la disponibilité et l’accessibilité aux denrées alimentaires. L’amélioration des pratiques nutritionnelles et l’hygiène font aussi partie des résultats attendus de ce programme. Ceux-ci devraient répondre aux problèmes agricoles de ces régions dont le vieillissement du matériel végétal, des faibles surfaces cultivées, une faible diversité des cultures, des pratiques agricoles mal adaptées, la dégradation des sols… Ces problèmes sont le corollaire de la pauvreté car le choix est vite fait entre par exemple l’engrais (dont le prix commence à 3 000 Ar/kg) et la nourriture déjà insuffisante tant en quantité qu’en qualité. Le choix va donc à la nourriture puisqu’à Madagascar, 84% des dépenses totales sont consacrées à l’alimentation du fait de la pauvreté croissante, d’après les données du PNUD.
Concernant le programme AINA, le représentant par intérim de la FAO à Madagascar, Alexandre Huynh souligne que l’élaboration et la mise en œuvre de ce programme ont des particularités innovantes. Il cite la mise en commun des expériences réussies en sécurité alimentaire et nutritionnelle d’agences onusiennes, d’ONGs, de partenaires locaux et internationaux. L’Office national de la nutrition (ONN) apprécie cette approche multisectorielle et multi-acteurs, laquelle est très importante dans la lutte contre l’insécurité alimentaire. Celle-ci touche en effet plusieurs secteurs dont l’agriculture, l’élevage, la santé, l’hygiène, l’eau et l’assainissement, les transports…

 
Mardi 09 juillet 2013

Production de riz : Les perspectives sont négatives pour les pays

Le Suivi du marché du riz de la FAO (SMR) analyse l'évolution récente du marché mondial du riz, ainsi que les perspectives à court terme. La version intégrale document n'est disponible actuellement qu'en anglais mais les faits saillants sont traduits en espagnol et en français. Le Rapport de mise à jour des prix du riz de la FAO fournit les cours mensuels du riz dans les principaux pays exportateurs.
Dans ce contexte, il est avancé que les dernières estimations de la FAO concernant la production mondiale de riz en 2012 ont été relevées de près de 1 million de tonnes depuis le mois de janvier, en grande partie en raison de prévisions positives en Inde, au Myanmar et à Madagascar, et ce, en dépit des révisions à la baisse au Bangladesh, au Mali, au Pakistan, au Sri Lanka et en Thaïlande. La production mondiale devrait ainsi atteindre 731,2 millions de tonnes en 2012 (487,5 millions de tonnes en équivalent riz usiné), soit légèrement plus que le record atteint en 2011, dont l'estimation a également été révisée à la hausse de 3 millions de tonnes après la publication de nouveaux chiffres officiels. Alors que la campagne 2012 touche à sa fin, l'attention du marché se tourne vers la campagne 2013 de paddy, dont les semis ont commencé ou sont actuellement en cours dans les pays de l'hémisphère Nord. Dans l'hypothèse d'un retour à une situation météorologique plus normale, les premières prévisions de la FAO concernant la campagne 2013 font état d'une augmentation de la production, qui pourrait atteindre 746,7 millions de tonnes (497,7 millions de tonnes, riz usiné), soit environ 16 millions de tonnes (2,1 pour cent) de plus qu'en 2012.
Les performances relativement modestes de la production mondiale en 2012 reflètent les résultats de la campagne en Asie, où 662,9 millions de tonnes ont été récoltées, seulement 3,4 millions de tonnes de plus qu'en 2011. L'augmentation a été soutenue par des gains importants en Chine, en Indonésie, aux Philippines, en Thaïlande et au Viet Nam, qui ont plus que compensé les baisses de production en Inde, au Népal et au Pakistan, causées en grande partie par des conditions météorologiques défavorables. En supposant un retour à des conditions climatiques plus normales, la production asiatique pourrait progresser de 15 millions de tonnes en 2013, soit une hausse de 2,2 pour cent, et atteindre 677,5 millions de tonnes (451,7 millions de tonnes, riz usiné). À ce stade préliminaire, les prévisions tablent sur une croissance de la production dans presque tous les pays producteurs de la région, notamment des hausses de plus de 3 millions de tonne en Inde et en Indonésie. En Afrique, les estimations concernant la production en 2012 ont été révisées légèrement  à la hausse pour tenir compte des prévisions plus importantes que prévues à Madagascar. La production dans la région est maintenant estimée à 26,6 millions de tonnes, soit 5 pour cent de plus qu'en 2011. La plupart des gains proviennent d'Egypte, de Guinée, de Madagascar, du Mali et du Sénégal, alors que la production a baissé au Nigeria et en Tanzanie. En 2013, 27,7 millions de tonnes de paddy devraient être récoltées dans la région, soit 3,9 pour cent de plus qu'en 2012 ; les gains les plus importants, en valeur absolue, sont attendus en Egypte, au Mali, au Nigeria et en Tanzanie. Les perspectives sont par contre négatives pour Madagascar où les principales cultures de la campagne de 2013 sont déjà à un stade de croissance avancé. En Amérique latine et dans les Caraïbes, la production s'est contractée de près de 7 pour cent en 2012, à 27,3 millions de tonnes, en raison des conditions météorologiques et des réductions des semis dues au fléchissement des prix en Argentine, au Brésil, en Équateur et en Uruguay. Alors que la production dans la région pourrait connaître un léger rebond en 2013 et atteindre 27,7 millions de tonnes, les niveaux de production devraient rester bien en deçà du record enregistré en 2011. Dans les autres régions, la production en 2012 a progressé de 30 pour cent en Australie et de 8 pour cent aux États-Unis, mais elle a stagné dans l'UE. Les perspectives pour 2013 sont positives pour l'Australie, mais restent pessimistes pour les États-Unis et l'UE, en raison de perspectives de prix peu attractifs.

 

Mardi 09 juillet 2013
Vonjy Radasimalala

Développement rural

Aides à des milliers de pauvres

Les représentants respectifs de l’UE et de la FAO à Madagascar, Leonidas Tezapsidis et Alexandre Huynh, ont signé le programme AINA, à Tolagnaro
La crise a fait croître en flèche le taux de pauvreté à Madagascar. L’Union européenne vient en aide pour atténuer le phénomène.
Les 150 000 ménages agricoles bénéficiaires du programme Actions intégrées en nutrition et alimentation (AINA), ne mangent pas trois fois par jour. Ils sont également constitués de familles nombreuses, soit plus de cinq personnes par ménage. Dans certains cas, le père n’existe pas, et une mère célibataire subvient aux besoins de la famille.
« Il existe des citoyens vulnérables qui ne comprennent rien à la haute sphère politique et qui ont besoin d’aide », a lancé Leonidas Tezapsidis, chef de la délégation de l’UE à Madagascar.
Une annonce qui a été faite lors de la signature du programme AINA entre l’UE et l’Organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO), hier, à Tolagnaro.
Il entre dans le cadre de l’atteinte des Objectifs du Millinéraire pour le développement et vise à réduire de moitié, d’ici 2015, la proportion de la population vivant dans l’extrême pauvreté et souffrant de la faim. Ce programme de sécurité alimentaire est financé à hauteur de 12,5 millions d’euros, soit 35,8 milliards d’ariary.
Production vivrière
Cet appui aux paysans concerne Amoron’i Mania, Androy, Anosy, Atsimo-Andrefana, Atsimo-Atsinanana et Vatovavy Fitovinany.
« Le pourcentage de gens vivant avec moins de 1,25 dollar par jour est passé de 66% à 78,5% durant la crise. Mais ce sont les personnes les plus vulnérables au sein de la société qui vont bénéficier de ce programme », a souligné Alexandre Huynh, représentant résident par interim de la FAO.
Les activités intégrées dans le cadre de ce programme viseront ainsi à augmenter et à diversifier la production agricole vivrière. Il s’agit aussi de sécuriser la disponibilité et l’accessibilité aux denrées alimentaires, à travers la réduction des pertes agricoles liées au stockage, ainsi que d’améliorer les pratiques nutritionnelles et l’hygiène, par le biais de la vulgarisation des bonnes pratiques auprès des femmes enceintes et allaitantes et des enfants de moins de cinq ans.

 
Lundi 08 juillet 2013
Ravo F. et FR

Secteur rizicole : la production est insuffisante

La période de soudure pointe-t-elle déjà son nez ? L’on observe ici et là une hausse progressive du prix du riz, résultat d’une faible production, des aléas climatiques…
 
D’après l’observatoire du riz en date du 24 juin dernier, on a enregistré des hausses du prix du paddy dans certaines zones productrices. Ainsi, Mahabo subit aujourd’hui les impacts d’une baisse de la production rizicole, associée à une invasion acridienne importante. Par ailleurs, le peu de production fait l’objet d’une rétention de stock par les paysans.
Pour ce qui est de Bealanana, on observe une instabilité des prix car si à un moment donné il y a eu une baisse significative de 18%, il n’a pas fallu longtemps pour que la hausse reprenne et atteigne les 20%. L’arrivée massive des collecteurs en est la cause.
Cette hausse est aussi visible dans l’Atsimo Andrefana (8%), Betsiboka (7%), Androy (5%), Anosy (5%), Bongolava (3%) et Ihorombe (3%). Elle est due aux mêmes problèmes, c’est-à-dire une diminution de l’offre à cause d’une baisse de production, une augmentation de la spéculation, ou pour certains, les frais de transport…
Selon l’observatoire, «Les niveaux du prix ont été maintenus à Antsiranana I et II, Andapa, Ambato Boeny, Ambatofinandrahana, Vohibato, Manakara et Toliara II. Le prix a également dépassé les 800 Ar le kilo à Antanifotsy et Belo sur Tsiribihina.»
Ravo F.

Les objectifs de la mission du Programme EDES en coopération avec le Gouvernement malgache se porteraient sur quatre points dont la signature officielle du protocole d’entente ; la mise en place des instances de Projet pour l’analyse du système de la sécurité sanitaire des aliments : Comité de pilotage, groupe de travail, responsable de Projet ; la mise en place du Secrétariat technique qui aura la charge des relations avec le Programme EDES; la formation du Groupe technique de travail qui aura pour résultat la rédaction d’un plan de travail précis pour la phase Audit du système de sécurité sanitaire des aliments.
Recueillis par FR

 

Lundi 08 juillet 2013
R. Mathieu

Tsenan'ny vary : mitombo ny fanafarana avy any ivelany

Mitohy ary mitombo ny fanafarana vary avy any ivelany, indrindra amin’izao tetezamita izao. Ny volana janoary hatramin’ny mey 2013 teo, 127.390 t ny vary nampidirina teto Madagasikara. Manatombo raha ampitahana tamin’ny vanim-potoana io ihany ny taona 2012, izay nisy 115.390 t.
Raha fahitan’ireo mpanara-maso ny tsenan’ny vary eto amintsika, mahazo vahana hatrany ny fanafarana avy any ivelany. Tato anatin’izao krizy izao, nitombo avo roa heny koa ny vidim-bary. Any amin’ny faritra atsinanan’ny Nosy manontolo, avaratra sy atsimo ary eto afoavoan-tany no tsenan’ireo karazam-bary avy any ivelany ireo. Izany hoe, faritra tokony hamokatra vary betsaka, saingy tsy misy fikarakarana ny tanimbary, miampy ireo olana maro samihafa : fahalafosan’ny masomboly sy zezika, tsy fahampian’ny fitaovana, tsy fisian’ny rano vokatry ny fiovaovan’ny toetr’andro, sns. Antony mampihena ny voka-bary amin’ireo faritra ireo.
 
Eto amin’ny faritra Analamanga fotsiny, ohatra, fomba fambolem-bary efa tany amin’ny 50 taona lasa no mbola ampiharina amin’izao fotoana izao any amin’ny kaominina sasany. Fifanomezan-tanana eo amin’ny samy fokonolona, satria tsy misy fitaovana. Raha fintinina, be loatra ho an’ny tantsaha, izay ambany fahefa-mividy ny masonkarena hoentina mamboly vary. Izany no antony tsy mampazato firy intsony ny tanora hamboly. Mahavonjy ho an’ny sasany ireo sampana mpampindram-bola madinika, fa misy koa tsy tafarina izay miditra amin’ireny, lasa hatramin’ny tany.

 

Lundi 08 juillet 2013
Mahefa Rakotomalala

Agriculture

Production exceptionnelle d'oranges

À consommer sans mo­dé­ration. Les régions des Hautes Terres centrales sont définitivement entrées dans saison des oranges. Après les prémices, surtout marqués par l'arrivée des mandarines, la grande campagne est arrivée. Le prix est à son plus bas niveau et se situe entre 600 et 800 ariary le kilo. Mais après les inquiétudes des premiers produits arrivés sur le marché, les con­som­mateurs seront gâtés car les oranges sont nettement meilleurs, aussi bien en quantité qu'en qualité. Selon les explications des producteurs, la chaleur tardive a favorisé la maturité des fruits et a sensiblement augmenté le goût sucré.
« La température et le beau temps qui s'est poursuivi tout au long du mois de mai et de juin ont fait du bien au développement des oranges qui sont à la fois très juteuses et très sucrées », témoigne Gilbert Rasolonirina, un producteur du célèbre village d'Ambohijafy, réputé pour ses mandarines greffes.
L'orange pousse dans de nombreuses régions de Madagascar. Difficile de quantifier la production mais, en tout cas, c'est sans doute l’un des fruits les plus consommés par la population. Pour Ambohijafy, par exemple, au moins trois camionnettes chargées approvisionnent quotidiennement le marché d'Anosibe. Dans cette localité, la culture d'oranges est une tradition et presque chaque famille dispose de son propre orangeraie.

 
Lundi 08 juillet 2013
Recueillis par Solo Rabefiringa


Foire agricole "Velom-po" - Ranomafana, capitale économique

Du 28 au 30 juin 2013, avec la présence de deux ministres Olga Ramalason du Commerce et Rolland Ravatomanga de l’Agriculture, une grande foire économique s’est tenue à Ranomafana. Cette foire, dénommée « Velom-po » a eu pour objectif d’exposer les produits des Régions Vatovavy-Fitovinany et Haute-Matsiatra. Cette foire est d’une grande importance car elle permet la relance économique et surtout de rappeler au gouvernement que cette région mérite qu’on lui accorde une attention particulière.
Ce grand événement a été financièrement appuyé par le programme PROSPERER, et a été organisé sous le leadership des Chambres de Commerce et d’Industrie de la Haute-Matsiatra, de Vatovavy, et de Fitovinagny. Plus de 150 stands d’exposition avec des produits et des services diversifiés, allant de plants d’arbres fruitiers aux produits laitiers en passant par le vin, l’artisanat, le miel, mais aussi la photographie, et même la vente de voitures 4×4.
Pour les micro et petits entrepreneurs ruraux, la foire est une occasion de présenter leurs produits. Pour les opérateurs économiques, la foire est une plateforme d’échanges pour prospecter et contractualiser des marchés. Les marchés sont de deux niveaux : achat des nécessaires à la production auprès des micro et petits entrepreneurs ruraux et/ou vente des produits manufacturés à la population.
Commerce extérieur
On peut trouver la plupart des produits de rente du pays dans cette région. Au niveau de la qualité, nous ne sommes pas tout à fait prêts pour la concurrence internationale. Les appuis techniques et financiers tout comme les outils et les semences sélectionnées sont d’une grande importance pour atteindre ce niveau de concurrence mondial.
C’est également la troisième visite officielle du ministre Olga Ramalason dans la région Sud-est. Elle s’est déjà rendue à Manakara pour le lancement du poivre et le développement économique de cette région, puis à Farafangana pour la sortie de promotion des techniciens spécialisés dans la menuiserie et voir de plus près les produits de rente.
La politique nationale du ministère du Commerce est de promouvoir le commerce extérieur. « S’il n’y à rien à vendre, ou si la qualité n’est pas au rendez-vous, le travail sera vain », dixit madame le ministre. « C’est pour cette raison que les ministères de l’Agriculture et du Commerce travaillent ensemble, ils sont complémentaires », ajoute-t-elle.
Les deux ministères sont ainsi convaincus que l’agriculture, l’élevage, la production, le développement, et surtout la recherche de marchés internationaux font partie des garants du développement économique de la Grande île.

 

Vendredi 05 juillet 2013
Recueilli par Antsa R.

Filière riz : Prix du marché élevé, malgré l'augmentation de l'offre

Les prix du riz sont toujours élevés par rapport à l’année dernière, d’après le dernier rapport de l’Observatoire du riz. En effet, les producteurs et les collecteurs anticipent déjà une période de soudure plus difficile pour cette année, à cause de la baisse de la production nationale. Ces dernières semaines, le niveau des prix de paddy et de riz blanc est resté quasiment stable, au niveau national, d’après l’Observatoire. Toutefois, des fluctuations importantes ont été constatées dans certaines régions. D’après les dernières données collectées, les cours moyens pondérés par kilo ont été de 700 Ar pour le paddy, 1 228 Ar pour le « vary gasy », 1 316 Ar pour le « makalioka », 1 260 Ar pour le « tsipala » et 1 264 Ar pour le riz importé.

 

Samedi 06 juillet 2013
Fy Marinà

Sécurité alimentaire : Un rôle important des petits exploitants agricoles selon la FAO

Le nouveau rapport de la FAO (Food and Agriculture Organization), publié le 03 juillet 2013 à Rome, révèle les politiques d’accroissement de la production des petits exploitants qui ont un rôle important à jouer dans le domaine de la sécurité alimentaire.

Liens améliorés. Pour pouvoir produire, il faut miser sur la grande diversité des petits exploitants et les relier aux marchés, estime la FAO. « Les petits agriculteurs ont besoin d'être mieux intégrés aux marchés pour réduire la faim et la pauvreté», a affirmé David Hallam, Directeur de la Division du commerce et des marchés de la FAO. L’amélioration des liens avec les acheteurs s’avère primordiale. Selon toujours ce rapport, « le secteur public et les partenaires de développement international devraient jouer un rôle prépondérant de modérateurs entre les différents acteurs du public, du privé et de la société civile, en défendant ce qui est dans le meilleur intérêt des petites exploitations agricoles tout en encourageant l'essor des marchés ».

Constats. La petite agriculture représente 80 % des aliments consommés dans de nombreux pays en développement. Pourtant, les petits exploitants de ces PED produisent toujours moins que leur potentialité. Le rendement effectif est souvent inférieur au rendement potentiel, d’où la faible production. Par ailleurs, le manque de compétence, les coûts élevés et les autres charges entraînent facilement la défaillance des petits agriculteurs. Tout cela constitue un blocus de production d’excédents commercialisables. Pour y remédier, face à la hausse des prix alimentaires, les petits exploitants agricoles doivent saisir l’opportunité de produire davantage en répondant aux attentes exigées.

 

gazetiko

  Vendredi 05 juillet 2013
  Andry N.

Antsirabe - Collège Agricole

Hankalaza ny faha-10 taonany

Tafiditra indrindra ao anatin’ny fankalazana ny faha-10 taona nijoroany ny kolejy ara-pamokarana ankehitriny ka anisan’ny hetsika iray goavana hotanterahina ny zoma 5 jolay izao ny atrikasa lehibe iarahana amin’ireo fikambanan’ny fampivoarana ny tantsaha eto Antsirabe ; izay atao ao amin’ny “centre Lovasoa”. Nahatsapa ny FIFATA fa maro ireo tanora mpandimby no tsy mahafehy intsony ny fandraharahana ara-pamokarana sy tsy mifototra loatra amin’ny fambolena sy fiompiana  ka taorian’ny fangatahany no nananganana ny « collège agricole » ny taona 2003 ka nisian’ny koleziana ara-pamokarana voalohany tao Befandriana, faritra Sofia sy Bezezika faritra Menabe, raha toa ka efa miparitaka amin’ny faritra maro koa ny kolejy ankehitriny. Miara-miasa akaiky amin’ny FERT ny kolejy izay vy nahitana ny famatsiam-bola avy any ivelany  amin’ny alalan’ny CNEAP, manampy betsaka ihany koa ity farany amin’ny fanohanana ara-teknika. Mba hahafahana manana fototra eo amin’ny lafiny fambolena sy fiompiana no antom-pisian’ny kolejy, maharitra telo taona ny fampiofanana ka mibahana kokoa amin’ny fiofanana ; izay hampiharina avy hatrany, eny fa hatrany amin’ny fiofanana fototra aza dia mifantoka betsaka amin’ny lafiny fambolena sy fiompiana avokoa. Ireo mpiofana ireo avy eo no hitondra ny traikefany sy fahaiza-manaony  ary  fanovana lehibe eo amin’ny lafiny fambolena sy fiompiana, entina hampandrosoany ny faritra misy azy, manamafy izany rahateo ny teny filamatra nofidiana “ Andao hanofana tanora tantsaha matihanina hampandroso ny faritra misy azy.”

 

Jeudi 04 juillet 2013
Navalona R.

22 milliard d'Ariary

« Tel est le financement accordé par la Banque Mondiale pour financer la lutte contre l’invasion acridienne à Madagascar suite à la participation des hauts techniciens malgaches à la réunion avec les bailleurs de fonds à Rome », a annoncé le ministre de l’Agriculture, Roland Ravatomanga, en marge de la signature d’un accord de partenariat avec le programme COLEACP-EDES hier.  Ce financement sera géré par la FAO en partenariat avec le ministère de l’Agriculture. Le Numéro Un de l’Agriculture a fait savoir qu’une convention de partenariat entre les parties prenantes sera signée la semaine prochaine. Il a rassuré la population que ce fléau sera maîtrisé d’ici peu.

 


Vendredi 05 juillet 2013
Recueillis par FR


Amélioration des qualités des produits à exporter - Signature du protocole programme EDES COLEACP


 Au nom du gouvernement malgache, le ministre de l’Agriculture, Roland Ravatomanga a signé hier un Protocole d’Entente avec le Programme EDES COLEACP. Le Programme EDES a été lancé en 2010 sur financement de l’Union Européenne en réponse à la demande d’appui formulée par le Secrétariat ACP. Cet appui permettra aux Etats ACP exportateurs de produits agricoles (élevage et pêche inclus) de se conformer aux exigences sanitaires requises pour l’accès au marché européen. Plusieurs Ministères sont inclus dans le projet qui a pour but d’améliorer la qualité de nos produits à exporter vers l’Union Européenne dont notamment les produits de l’agriculture, l’élevage et la pêche. L’Union Européenne nous aidera pour avoir les matériels et produits nécessaires. La signature de ce programme prouve aussi que nous sommes prêts à améliorer nos produits » déclare Roland Ravatomanga. Notons que des litchis de Madagascar sont déjà renfloués à cause du non respect de normes. Il y aussi pas longtemps, La Réunion a rapatrié des légumes de Madagascar.
Augmentation des flux commerciaux
Le potentiel agricole de Madagascar est très important et pourrait être encore valorisé. Aussi, le renforcement du système de sécurité sanitaire des aliments améliorera l’image des produits de Madagascar et la confiance des pays importateurs partenaires. Ce renforcement aura un impact direct sur l’augmentation des flux commerciaux tant au niveau international (Union européenne) que régional (îles de l’Océan Indien). Ce protocole d’Entente a pour objet d’améliorer le système de sécurité sanitaire des aliments à Madagascar et définit les actions convenues à mettre en œuvre, lesquelles sont la conduite de l’analyse du système de sécurité sanitaire des aliments (SSSA) spécifiquement pour les filières cacao, miel et pêche artisanale ; la redynamisation de la plateforme de concertation publique / privée pour la filière litchi ; la rédaction d’un Guide de contrôle litchi et organisation des contrôles officiels de cette filière.
En outre, l’engagement du Programme EDES consiste spécifiquement à fournir l’assistance technique nécessaire notamment en matière de méthodologie, de formation et de mise à disposition de personnes ressources externes appropriées.
Les objectifs de la mission du Programme EDES en coopération avec le Gouvernement malgache se porteraient sur quatre points dont la signature officielle du protocole d’entente ; la mise en place des instances de Projet pour l’analyse du système de la sécurité sanitaire des aliments : Comité de pilotage, groupe de travail, responsable de Projet ; la mise en place du Secrétariat technique qui aura la charge des relations avec le Programme EDES; la formation du Groupe technique de travail qui aura pour résultat la rédaction d’un plan de travail précis pour la phase Audit du système de sécurité sanitaire des aliments.



Jeudi 04 juillet 2013 
Dimisoa

Accès au marché européen : l'amélioration de la qualité de nos produits est nécessaire

Afin que nos produits agricoles puissent être exportés librement vers les pays de l’Union européenne, ils devraient suivre la norme internationale. Afin de parvenir à ce résultat, le ministère de l’agriculture a signé un protocole d’entente avec le programme COLEACP EDES.
Ce programme consiste à renforcer le système de sécurité sanitaire des aliments à Madagascar. Il garantira par conséquent la sécurité de nos exportations et la rentrée de devises. Le lancement officiel de ce programme a été effectué hier à Anosy.
 
Entre 2010 et 2011 des letchis malgaches exportés vers les pays européens, qui sont nos principaux clients dans ce secteur, ont été rapatriés à cause de leur mauvaise qualité. Dernièrement, en 2012, les Réunionnais se sont également plaints de la mauvaise qualité de nos légumes et plus précisément de nos tomates. Afin que de telles situations ne se reproduisent plus, Madagascar devrait ainsi améliorer l’image de ces produits destiné à l’exportation, cela afin de regagner une fois de plus la confiance des pays importateurs de nos produits, qu’ils soient agricoles, d’origine animale, halieutique autre.
 
Un financement sans contrepartie
A noter que le programme COLEACP EDES est un programme financé par l’Union européenne à hauteur de 29,5 millions d’euros en faveur de 30 pays ACP. Ce Financement nous est accordé gratuitement sans contrepartie, a déclaré le ministre de l’Agriculture. Il a comme principal objectif de nous aider à nous conformer aux exigences sanitaires requises pour l’accès au marché européen.
La signature du protocole d’entente entre le ministère de l’Agriculture et le programme a été effectuée hier pour la mise en place de la coopération entre les deux parties. Ainsi, prochainement, la mise en place des instances du projet pour l’analyse du système de sécurité sanitaire des aliments va se faire. Il y aura aussi une formation du groupe technique de travail qui aura pour résultat la rédaction d’un plan de travail précis pour la phase audit du système de sécurité sanitaire des aliments. L’audit et l’analyse vont durer 7 mois pour déterminer quels sont les points qu’il faut encore améliorer.
La signature d’un arrêté interministériel entre le Vice-premier ministre chargée de l’Economie et de l’Industrie, le ministère de l’Agriculture, le ministre de l’Elevage, le ministre de la Pèche et des Ressources halieutiques, le ministère de la Santé publique ainsi que celui du commerce a été effectuée le mois de janvier dernier. Cet arrêté a manifesté la volonté du gouvernement malgache d’améliorer les produits issus de l’agriculture, de l’élevage et de la pêche.
 


 Jeudi 04 juillet 2013

 

Marché du riz : prix en dents de scie, crainte d'une période de soudure précoce

Les estimations font état d’une baisse de la production rizicole pour la saison en cours sur le territoire malgache. Une baisse qui entraîne des fluctuations importantes des prix du riz sur le marché.
Depuis le début du mois de juin dernier, l’Observatoire du Riz (OdR) enregistre des hausses progressives du prix du paddy. Pour la semaine du 24 au 30 juin 2013, l’OdR relève dans son bulletin hebdomadaire n°359 une stabilité de prix du riz (paddy et riz blanc) au niveau national comparé à la semaine précédente. Bien que le prix moyen au niveau national soit resté ferme, des fluctuations importantes ont été constatées dans certaines régions. Les niveaux de prix sont restés élevés, supérieur de 105 ariary/kg à celui de la même période en 2012.
La disponibilité du riz blanc sur l’ensemble du marché a contribué à maintenir stable le cours moyen. Pour le paddy, Mahabo et Bealanana ont affiché des hausses de prix importantes. Selon l’OdR, la hausse de 20% à Mahabo est « liée à l’effet psychologique de la baisse de production et de l’invasion acridienne. Quant à Bealanana, après avoir baissé de 18% au cours de la semaine précédente, le prix a bondi de 20% en raison de la concurrence entre les collecteurs. »
Avec cette baisse de la production, à laquelle s’ajoutent l’impact de l’invasion acridienne, l’inexistence de l’appui de l’Etat pour booster la production, ainsi que les dégâts cycloniques, la plateforme de concertation sur la filière riz craint l’arrivée précoce d’une période de soudure. Celle-ci peut survenir au mois d’août ou septembre si d’habitude cela débute au mois d’octobre ou novembre. Pour y faire face, la plateforme sollicite l’organisation de la concertation de toutes les parties prenantes en vue d’élaborer une politique sur le court terme.


 Jeudi 04 juillet 2013

 

Financement de la lutte antiacridienne : finalisation d'un accord

La Banque mondiale et l’Organisation des Nations Unies pour l’Alimentation et l’Agriculture (FAO) sont sur le point de finaliser un accord de financement pour Madagascar en appui à la lutte antiacridienne.
10 millions USD soit environ 22 milliards ariary, c’est le montant que devrait percevoir Madagascar d’ici peu, selon les précisions du ministre malgache de l’Agriculture, Roland Ravatomanga.
 
La validation de cet accord a été effectuée la semaine dernière au siège de la FAO à Rome, lors d’une rencontre d’une délégation du ministère de l’Agriculture avec les décideurs de la Banque mondiale et de la FAO. La signature dudit accord devrait ainsi se faire la semaine prochaine. « Les négociations dans la recherche de financements pour la lutte antiacridienne ont porté leurs fruits », s’est félicité hier le ministre de l’Agriculture.
Outre ce fonds de la part de la Banque mondiale, la recherche de financement auprès d’autres entités telles que l’Union européenne, le FIDA ou encore la Coopération japonaise, devrait encore se faire. « Nous estimons pouvoir entamer une phase de la campagne de lutte antiacridienne au mois d’août. En attendant, nous avons déjà engagé et continuons dans ce sens à atténuer les impacts de ce fléau avec le peu de moyens que nous avons entre les mains », a affirmé le ministre de l’Agriculture.
Etant données l’ampleur et l’extension géographique de l’invasion acridienne, la FAO estime que trois ans d’efforts soutenus correspondant à trois campagnes antiacridiennes successives (2013-2016), pour un total de 41,5 millions USD, seront nécessaires. De ce montant, 22,4 millions USD devaient être débloqués avant le mois précédent pour lancer une première campagne antiacridienne d’envergure (2013/2014).
Comme l’a prévenu la Fao au début de cette année, tout défaut de financement (dû à des fonds insuffisants ou tardivement disponibles) se traduira par une augmentation des surfaces infestées et à traiter, de la durée de l’invasion, de l’impact potentiel sur les cultures et les pâturages, la sécurité alimentaire des populations et l’environnement, ainsi que des coûts financiers.

 

Jeudi 04 juillet 2013 
Dimisoa

Lutte contre l'invasion acridienne : 10 millions de dollars de la Banque Mondiale

La Banque Mondiale nous a accordé son soutien dans la lutte antiacridienne en déboursant la somme de 10 millions de dollars, soit environ 110 milliards de fmg. La signature de l’octroi du financement se fera la semaine prochaine.
C’est ce que le ministre de l’agriculture a déclaré hier en marge de la cérémonie officielle du lancement de la coopération entre Madagascar et le programme COLEACP EDES hier à Anosy.
 
Des techniciens au niveau du ministère de l’Agriculture se sont rendus la semaine dernière à Rome, au siège de la FAO, pour discuter de la situation avec les représentants de la Banque Mondiale. Leur mission a porté ses fruits puisque Madagascar a obtenu ce financement en ce moment hautement critique. Il a été précisé que c’est le FAO qui va gérer l’utilisation de ce fonds, en collaboration avec le ministère de l’Agriculture.
 
Une menace pour toute la population
Si la somme nécessaire pour cette année pour lutter contre ce fléau s’élève à 45 millions de dollars, la fin du mois de juin dernier, on aurait dû rassembler les 22 millions de dollars nécessaires pour entamer la lutte pour le mois d’août. Or, le ministère n’a entre ses mains actuellement que seulement 15 millions de dollars, ce qui est insuffisant. Néanmoins le ministre Rolland Ravatomanga est assez confiant quant à la réussite de la campagne antiacridienne. «Il vaut mieux nous contenter du peu qu’on a pour engager cette grande lutte que de baisser les bras face à cette invasion qui menace la vie de la population malgache tout entière», a-t-il déclaré hier. Lui de poursuivre que le ministère ne compte pas rester les bras croisés pour les jours à venir car la recherche de financement va encore se poursuivre. A noter que pour l’année prochaine, Madagascar a encore besoin de la même somme ou même encore plus et c’est pour cette raison que le ministère commence dès aujourd’hui le lobbying pour la recherche d’un financement pérenne.

 

Jeudi 04 juillet 2013
Njaka Andriantefiarinesy

Fanondranam-bokatra any ivelany : hatsaraina ny fenitra iraisam-pirenena

Vita sonia, omaly, tetsy Anosy, ny fifanarahana teo amin’ny minisiteran’ny fambolena sy ny fandaharanasa COLEACP EDES, vatsin’ny Vondrona eoropeanina ara-bola.
Tetikasa hanatsarana ny fanaraham-penitra takin’ny tsena iraisam-pirenena, indrindra ny eo anivon’ny Vondrona eoropeanina (UE). Ao anatin’izany ny sehatry ny vokatra avy amin’ny fambolena, ny fiompiana ary ny jono. Ho antsika eto Madagasikara, voakasiky ny tetikasa ny lalam-pihariana cacao sy ny letisia, ny tantely ary ny jono nentin-drazana. Hisy rafitra hanaraha-maso ny lafiny fahasalaman’ny vokatra isan-karazany.
 
Nilaza ny minisitry ny fambolena, Ravatomanga Roland, fa natao ity fandaharanasa ity, noho ny fisian’ireo vokatra malagasy naverin’ny mpanafatra avy any Eoropa, toy ny letisia sy ny lavanila, ny taona 2010 sy 2011. Toraka izany koa ny legioma (voatabia) tsy neken’ny avy atsy La Réunion ny taona 2012. Tsy ny kalitaon’ny vokatra malagasy no ratsy, fa ny fenitra tsy voahaja voalaza etsy ambony.
Firenena 60 aty Afrika-Karaiba-Pasifika (ACP) no voakasik’ity fandaharanasa COLEACP EDES ity, ka fahenina i Madagasikara aty Afrika no efa nahazo ny fanohanana.

 

Jeudi 04 juillet 2013
Njaka Andriantefiarinesy

Famatsiam-bola hiadiana amin'ny andiam-balala : nampitomboan'ny BM ho 10 tapitrisa dolara

Nampiakarin’ny Banky iraisam-pirenena (BM) ho 10 tapitrisa dolara ny famatsiam-bola hiadiana amin’ny andiam-balala eto amintsika, raha toa ka 5 tapitrisa dolara no nanomezany toky tany am-boalohany. Ny FAO no hitantana azy io.
 
Nahomby ! Nitera-boka-tsoa ny dian’ny delegasionina malagasy tany amin’ny foiben’ny FAO any Roma, ny herinandro lasa teo, mikasika ny fifampiraharahana hiadiana amin’ny andiam-balala. Nambaran’ny minisitry ny fambolena, Ravatomanga Roland, omaly, raha tafaresaka tamin’ny mpanao gazety, fa vita ny fifanarahana teo amin’i Madagasikara, ny Banky Iraisam-pirenena (BM) ary ny Sampandraharahan’ny Firenena Mikambana ara-tsakafo (FAO), ary hatao aty Antananarivo ny fanaovan-tsonia. «Vola 10 tapitrisa dolara no ho vatsin’ny BM, hiatrehana ny andiam-balala, raha toa ka 5 tapitrisa dolara no nanomezany toky tany am-boalohany. Santatra ihany izao, fa efa endriky ny fahavononan’ny mpamatsy vola iraisam-pirenena hanampy an’i Madagasikara, hiady amin’ny andiam-balala», hoy ihany ny minisitra. Ny FAO no hitantana an’io vola io, iarahany miasa amin’ny minisiteran’ny fambolena.
Manodidina ny 15 tapitrisa dolara
Tsiahivina, fa vola hatrany amin’ny 40 tapitrisa dolara no vinavinan’ny FAO, hiadiana amin’ny andiam-balala, ato anatin’ny telo taona. 22,5 tapitrisa dolara mandritra ny herintaona voalohany ary tokony hanomboka amin’ny volana septambra ho avy izao. Nilaza ny minisitra Ravatomanga Roland, fa manodidina ny 15-16 tapitrisa dolara no mety efa ho azo, ka endriky ny hisian’ny fanantenana hiadiana amin’ity loza ity izany. Nohamafisiny koa, fa mitohy hatrany koa ny asa rehetra ankehitriny araka izay hoenti-manana eo am-pelatanan’ny minisitera sy ny Foibe miady amin’ny valala (CNA).


Jeudi 04 juillet 2013
Ravo F.

Lutte antiacridienne : 22 milliards d'ariary de la Banque mondiale

En marge de la signature du protocole d’accord, hier, entre Frédéric Plumelle, coordonateur régional du programme Coleacp Edes et le premier responsable du département de l’Agriculture, Rolland Ravatomanga, ce dernier d’affirmer que la mission effectuée par sa délégation en Italie a été un franc succès puisqu’un des partenaires techniques et financiers de la Grande île s’est décidé à accorder un financement pour la lutte antiacridienne.
 
Il s’agit de la Banque mondiale qui a octroyé près de 22 milliards d’ariary. D’après toujours Rolland Ravatomanga, « Cette somme sera gérée par la FAO, en collaboration avec le ministère de l’Agriculture. L’accord de principe ayant été acquis, la signature devra être concrétisée d’ici la semaine prochaine à Antananarivo ».
Et lui d’ajouter que « Les financements des autres bailleurs viendront également d’ici peu et ils seront les bienvenus étant donné que la propagation des essaims s’accentue surtout à l’heure actuelle. Avec tous ces financements, on peut présager une meilleure issue quant à cette lutte ».


Jeudi 04 juillet 2013
Ravo F.

Exportation vers l'UE : l'analyse du système malgache, enclenché

La démarche est entamée. Pour pouvoir exporter vers l’Europe, il faut que les produits malgaches soient conformes aux normes exigées sur le marché.
La signature du protocole d’entente, hier, entre le gouvernement malgache, représenté par le ministère de l’Agriculture, et le programme Coleacp Edes à Anosy a marqué le début du processus.
 
Grâce à un financement de l’Union européenne, le programme COLEACP Edes interviendra à Madagascar dans le renforcemer de la sécurité sanitaire des aliments exportés en Europe par les pays de l’Afrique – Caraïbes – Pacifique. Cela signifie concrètement que pour permettre aux produits malgaches d’être commercialisés en Europe, il faudra remplir les critères sanitaires qui s’y imposeront.
Mais d’après Frédéric Plumelle, coordonnateur régional du programme, « Durant les sept prochains mois, il y aura un travail d’analyse sur les points à améliorer en ce qui concerne la sécurité sanitaire des produits à exporter. Celui-ci servira à établir un état des lieux, à tous les niveaux, du système et pourra constituer un point de départ, particulièrement pour les filières cacao, miel et pêche artisanale. Ensuite, il s’agira de voir comment redynamiser la plateforme de concertation publique – privé au sujet de la filière litchi.
Accès au marché européen
Grâce à cette aide, Madagascar pourra se conformer aux exigences sanitaires requises pour accéder au marché européen. Le ministre de l’Agriculture, Rolland Ravatomanga témoigne des refoulements de plusieurs conteneurs de litchis, de vanille pour non-conformité aux normes sanitaires européennes. Et lui d’ajouter que le présent programme va être réalisé à Madagascar durant quatre années et pourra être revu selon la volonté des parties prenantes d’y participer. D’autant plus que la Grande île ne sera pas la seule à prendre part au programme.
Ce programme, officiellement lancé hier par le biais d’une signature de convention, fait suite à une demande du gouvernement malgache et des parties prenantes durant l’atelier de réflexion sur le « système de sécurité sanitaire des aliments à Madagascar » ayant eu lieu vers la mi-janvier de cette année.
Le potentiel agricole malgache étant important, il est crucial de le conformer aux normes extérieures pour pouvoir trouver d’autres débouchés et, ainsi, étendre le marché au-delà des frontières.

 

Mercredi 03 juillet 2013
Karina Zarazafy

Projet FORMAPROD : Pour une promotion du développement économique

Les régions Vatovavy Fitovinany et Haute-Matsiatra bénéficieront en premier de FORMAPROD.  Ce, car on peut trouver la plupart des produits de rente de Madagascar dans la région. Ce projet est financé par le Fonds International de Développement Agricole ou FIDA pour un montant de 84 millions de dollars. La décision a été annoncée par le ministre de l’Agriculture Rolland Ravatomanga, lors de la foire économique « Velom-po » qui s’est tenue à Ranomafana les 28, 29 et 30 juin derniers. Ce projet du FIDA consiste à « former les paysans producteurs et les opérateurs économiques afin d’obtenir des produits de bien meilleure qualité ». Les produits nationaux sont encore loin de pouvoir concourir à l’international. Cela s’inscrit donc dans le cadre de la politique nationale du ministère du Commerce qui est de promouvoir le commerce extérieur. Il a ainsi été élaboré dans le dessein d’améliorer autant la qualité des produits que les quantités produites. A cet effet et à la demande des autorités locales, Rolland Ravatomanga « a donné l’ordre d’ouverture du Collège Agricole dans la Région Vatovavy Fitovinany ».

« Velom-po ».Cette foire a été organisée par les Chambres de Commerce et d’Industrie de Fianarantsoa, de Mananjary et de Manakara, et appuyée financièrement par le programme PROSPERER. Son objectif était « d’exposer les produits des régions Vatovavy Fitovinany et Haute-Matsiatra ». Le ministre du Commerce Olga Ramalason l’a également honoré de sa présence. « Velom-po » a été une opportunité pour les divers acteurs économiques d’échanger et de contractualiser des marchés. Les ministères de l’Agriculture et du Commerce ont décidé de collaborer. Car ils « sont convaincus que l’agriculture, l’élevage, la production, le développement, et surtout la recherche de marchés internationaux font partie des garants du développement économique de Madagascar ». Il y a selon le ministre de l’Agriculture « nécessité d’harmoniser le travail des paysans producteurs, des opérateurs économiques, des Chambres de Commerce et d’Industrie, et des deux ministères pour une avancée conséquente vers le développement ». Tout cela réclame un financement. Pourvu que Madagascar puisse réunir les conditions nécessaires au déblocage des 600 millions d’euros du 11e Fonds Economique de Développement.

 

 Jeudi 04 juillet 2013
Lantoniaina Razafindramiadana

Campagne acridienne

Acquisition de dix millions de dollars de financement

Fructueux. Le plaidoyer effectué par les techniciens malgaches auprès du ministère de l'Agriculture à Rome sur la demande de financement pour lutter contre l'invasion acridienne porte ses fruits.
Selon les déclarations du ministre de l'Agriculture, Roland Ravatomanga, hier à Anosy en marge d'une cérémonie de signature de partenariat avec l'Union euro­péenne, la Banque mondiale a octroyé un financement de dix millions de dollars, soit l'équivalent de 22 milliards d'ariary. « L'accord de financement a déjà été paraphé à Rome. Quant à la signature officielle, elle est prévue la semaine prochaine à Antananarivo. Il s'agit d'une première étape », a indiqué le ministre. « La gestion de cette somme sera assurée conjointement par la FAO et le ministère de l'Agriculture », a-t-il poursuivi.
Avec cette somme, le budget disponible s'élève à 16 millions de dollars sur les 22 millions de dollars requis. Les demandes de financement auprès des au­tres bailleurs vont ainsi se poursuivre. Toutefois, dès le mois d'août, les actions de lutte vont être renforcées. «L'invasion de criquets a pris de l'ampleur car la campagne n’a pas été suivie comme il fallait depuis 2009. Avec ce financement, nous pouvons nous engager davantage dans la lutte antiacridienne le mois prochain. Maintenant, nous travaillons avec le peu de moyens dont nous disposons », a précisé le ministre.


Jeudi 04 juillet 2013
Fanjanarivo

Produits agroalimentaires : Le système de sécurité sanitaire à la loupe

Durant 7 mois, le système de sécurité sanitaire des aliments sera mis à la loupe grâce au protocole d’entente entre le programme COLEACP EDES et le gouvernement malagasy signé hier à Anosy. Le COLEACP EDES est une organisation regroupant les importateurs européens et les exportateurs des pays d’Afrique, Caraïbes et Pacifique (ACP). Le lancement officiel de la coopération avec cette organisation a été effectué hier au ministère de l’Agriculture. L’Union européenne est la première destination des produits agro-alimentaires de Madagascar. Mais les barrières non tarifaires dont les normes de sécurité sanitaire posent problème. Le ministre de l’Agriculture, Roland Ravatomanga rappelle qu’en 2010-2011, des cargaisons de litchi de Madagascar ont été refoulées aux frontières européennes pour non-conformité aux normes. Et l’année dernière, des cargaisons de tomates ont également rencontré le même problème à La Réunion. L’analyse du système de sécurité sanitaire permettra ainsi de lever ces barrières. Le coordinateur régional du programme EDES, Frédéric Plumelle précise que cette analyse se concrétisera, entre autres, par l’audit et l’analyse des points à améliorer, et l’élaboration d’un plan d’actions qui mobilisera plusieurs ministères.
Ces ministères sont la vice-primature en charge de l’Industrie et de l’Economie, les ministères de l’Agriculture, de l’Elevage, du Commerce, de la Pêche et des ressources halieutiques, de la Santé publique. Un arrêté interministériel signé par ces différents départements matérialise cette volonté d’améliorer la qualité des produits issus de l’agriculture, de l’élevage et de la pêche. Trois filières sont spécifiquement concernées par l’analyse du système de sécurité sanitaire, soit le cacao, le miel et la pêche artisanale. Le cacao de Madagascar est parmi les meilleurs dans le monde. Quant au miel, les demandes européennes existent, mais le pays n’arrive pas à les honorer faute d’organisation de la filière et de respect des normes. Pour la pêche artisanale, la production est diversifiée, soit des langoustes, des crevettes, des poissons etc. Destiné à une trentaine de pays ACP, le programme EDES financé par l’Union européenne consacre une subvention de 29,5 millions d’euros sur 4 ans pour renforcer la politique de sécurité sanitaire des aliments, non seulement pour le marché à l’export mais aussi pour le marché local. Malgré un retard d’environ 2 ans suite à la crise politique, Madagascar est le 6ème pays africains à bénéficier de ce programme.
Outre l’analyse du système de sécurité sanitaire, le programme comprend la redynamisation de la plateforme de concertation publique/privée pour la filière litchi, la rédaction d’un guide de contrôle litchi et l’organisation des contrôles officiels de cette filière. Le ministre de l’Agriculture souligne que grâce à ce programme, le pays va se doter de matériels de contrôle, d’intrants, de produits et d’équipements pour améliorer les contrôles de qualité et conformer ainsi les produits agroalimentaires de Madagascar aux normes internationales. Un comité de pilotage et un groupe de travail vont travailler sur la mise en œuvre de ce programme.


Mercredi 03 juillet 2013

Fier Mada : La 15ème édition en aout

La 15e édition de la Foire Internationale de l'Economie Rurale de Madagascar est programmée en aout prochain.
Fier-Mada est une plate-forme d'échanges annuelle d'informations, de biens et de services pour le développement économique, social et culturel du monde rural malagasy entre les producteurs ruraux, les fournisseurs de services publics et privés, les acteurs économiques nationaux et étrangers et les visiteurs.
Plus, selon les informations disponibles, il est annoncé, surtout, que la Foire Internationale de l'Economie Rurale de Madagascar (FIER – Mada) est une plate-forme d’ échange annuel   (d’informations, de biens et de services  pour le développement économique, social et culturel du monde rural malagasy), entre les producteurs ruraux, issus des 22 Régions de Madagascar, en : agriculture (naturelle, biologique et moderne tropicale et tempérée – alimentaire, décorative et industrielle), en élevage (terrestre, en eau douce, marin et faunistique), en pêche (artisanale et industrielle, en eau continentale  et marine) et, en artisanat (utilitaire - matériaux de construction et matériels de production - et décoratif / objets d’art / animal, végétal et minéral).
Dans ce cadre, les fournisseurs de services publics et privés d’appuis technique, économique, social et administratif aux acteurs ruraux, qui sont d’envergures nationale et internationale ne seront pas en reste. Il en est de même des acteurs économiques nationaux et étrangers, à la fois vendeurs de produits industriels et d’équipements ou matériels modernes pour la vie productive, sociale et culturelle ; et acheteurs des produits exposés durant et dans la Foire
En outre, il est avancé que les visiteurs de la Foire sont réputés  refléter  toutes les catégories sociales et toutes les tranches d’âges à Madagascar, ainsi que ceux des îles voisines puis les touristes correspondant à la haute saison touristique nationale et étrangère.
Bref, laisse-t-on entendre, FIER – Mada offre, en 5 jours, s’analyse comme une vue synthétique de la vie économique, sociale et culturelle de Madagascar.


Jeudi 04 juillet 2013
Fanjanarivo

Lutte antiacridienne : 10 millions de dollars de la Banque mondiale

Environ 15 millions de dollars sur les 22 millions nécessaires à la prochaine campagne antiacridienne sont collectés. Le ministre de l’Agriculture, Roland Ravatomanga reste ainsi confiant :
« Nous déployons beaucoup d’efforts et espérons disposer du financement indispensable pour la prochaine campagne antiacridienne qui devrait démarrer en août prochain. Nous ne voulons pas décevoir les Malagasy ». En fait, la subsistance des 60% de la population (environ 13 millions de personnes) est affectée par l’actuelle invasion acridienne, alors que l’équivalent de 25% de la consommation en riz a été ravagé par les criquets, selon les données de la FAO. Il y a donc de quoi ne pas décevoir les Malagasy. Dès la prochaine soudure d’ailleurs, le pays devra importer 630 000 t de riz supplémentaires pour combler le déficit laissé par les criquets. Les prochaines campagnes agricoles dépendront beaucoup de la prochaine lutte antiacridienne. Si le pays dispose à temps des 22 millions de dollars, les traitements antiacridiens permettront de juguler le problème, d’éviter d’autres invasions et la migration des criquets vers de nouvelles régions.
Dans le cas contraire, le pays aura à faire face à des invasions massives, répétitives et affectant de plus en plus de superficies, notamment agricoles. Mais le ministère de l’Agriculture affirme que la réunion de travail à Rome, au siège de la FAO, l’autre semaine a abouti à un résultat positif. Au lieu des 5 millions de dollars comme prévu initialement, la Banque mondiale a octroyé 10 millions de dollars à la lutte antiacridienne. Ce financement sera cogéré par la FAO et le ministère de l’Agriculture. La recherche de financement se poursuit auprès de l’Union européenne, du Fonds international pour le développement agricole (FIDA), du Japon… La FAO affirme que les discussions avec ces différents partenaires sont très avancées. Il en est de même avec des grandes sociétés privées locales. L’actuelle invasion acridienne est l’une des répercussions de la longue crise politique dans le pays. Les campagnes antiacridiennes que l’on mène habituellement et régulièrement dans les zones concernées n’ont pas pu être effectuées comme il le fallait. Les essaims de criquets sont donc sortis de leurs zones habituelles pour envahir d’autres espaces.
Mais si l’on regarde de près les choix budgétaires de l’Etat, le manque de financement n’explique pas le manque de moyens pour la lutte antiacridienne depuis 2009. L’Etat débourse bien 20 milliards Ar par mois pour combler le gouffre financier de la Jirama. En 2 ans, l’Etat a déboursé plus de 360 milliards Ar pour soutenir la Jirama, soit 8 fois plus que le financement nécessaire pour la prochaine campagne antiacridienne évalué à environ 44 milliards Ar. L’Etat continue aussi de subventionner le marché pétrolier à coup de plusieurs centaines de milliards d’ariary. De plus, il a investi dans des infrastructures non productives comme
la réhabilitation des escaliers d’Antaninarenina et d’Ambondrona dans la capitale, la construction de grands hôpitaux aux normes qui ne résolvent en rien les problèmes de santé des ruraux étant donné la fermeture de centres de santé de proximité et la chute du revenu. Tout est donc une question de volonté politique et de choix budgétaires.


Jeudi 04 juillet 2013
R.V.

Développement rural : Nécessité d'une coordination au niveau de trois ministères

Plus de 60% de  la population malgache travaillent dans le secteur agricole, pêche et élevage. Les secteurs-clés de l'économie locale en somme et pourtant, sur la base de la politique étatique actuelle face à la crise sociopolitique, force est de constater que les gens exercent dans ces secteurs rencontrent divers problèmes. Les ministères responsables à savoir, l'Agriculture, l'Elevage et la Pêche, ne disposent pas de programme ou d'une unité pour professionnaliser les secteurs ruraux. En fait, il n'existe pas une harmonisation entre ces trois ministères.
Cependant, pour développer ces secteurs, Harilanto Ravelomanantsoa, directeur exécutif de l'ong Saha, a confié qu'il devrait y avoir une coordination entre ces institutions pour faciliter le développement le monde rural. Ce qui signifie qu'il devrait y avoir une unité du programme d'ensemble au profit des paysans. C'est-à-dire, une politique unique. Plus précisément, la coordination entre les institutions locales, publiques et privées doivent être renforcés pour bien mener un développement durable sur tous les plans, a ajouté le responsable.
Pour mettre en place une politique unique du développement rural, une réunion de réflexion de la plateforme des Ong  a eu lieu hier au Cite Ambatonakanga. En fait, les Ong contribuent au développement rural. Raison pour laquelle, dans le but de mener des activités pérennes et au profit des paysans, plusieurs organismes se regroupent au sein de la plateforme des Ong, dont les Points focaux sont l'Ong Saha et le Cite Ambatonakanga.
Une trentaine d'Ongs œuvrant dans le développement rural, se sont en effet réunir pour partager leur expériences et de s'informer. Le but en effet d'appuyer les secteur agriculture, élevage, producteur, ect. En fait, cette activité est important a confié Alice Voahangy Rasoarinivo, responsable d'appui à la structuration des Ong auprès du Cite à cette occasion. Notons que l'activité contribue à la réflexion à l'endroit au noyau central. En fait, la reprise du processus d'élaboration de la politique sectorielle agricole, élevage et pêche (Psaep), avec l'innovation de le développer suivant l'approche programme et de l'aligner à la compréhension Africa Agriculture Développement Programme (Caadp) a commencé en 2011. Cette initiative apporte à la Psa la reconnaissance internationale aboutissant inévitablement sur l'harmonisation du cadre de planification en Afrique.


Mardi 02 juillet 2013
Fanjanarivo

Bas-Mangoky : Un rendement de 10 t/ha pour le riz

C’est l’un des success stories des projets de développement financés par la Banque africaine de développement (BAD) en Afrique. C’est qu’a affirmé hier à Ankorondrano Abdelkrim Benjebbour, représentant de cette banque à Madagascar. C’était lors du lancement de la mission de préparation du rapport d’achèvement du document de stratégie pays et de la revue de performance du portefeuille 2012. Dans le Bas-Mangoky (Sud-ouest), le rendement atteint 10 t/ha grâce à la réhabilitation des infrastructures hydro agricoles, à la diffusion de nouvelles techniques rizicoles, etc. Le projet du Bas-Mangoky concerne 8 000 bénéficiaires dont 30% de femmes propriétaires des terrains qu’elles cultivent. Ce rendement est nettement supérieur à la moyenne enregistrée en Afrique. Quant à l’amélioration du revenu de la population, un des objectifs du gouvernement malagasy et de la BAD, le représentant de cette banque affirme que les ménages ne se plaignent pas et vivent plus à l’aise qu’avant le projet. Du coup, la BAD a accepté de renouveler la prise de Bevoay pour étendre les périmètres irrigués à 15 000 ha pour des bénéficiaires multipliés par 3. Puis, un 2ème périmètre est également réhabilité. Il s’agit de celui de Manombo où 6 000 bénéficiaires seront concernés.
Comme la BAD opte pour une concentration géographique et sectorielle de ses interventions, un nouveau projet de réhabilitation d’infrastructures agricoles (PRIASO) vient d’être approuvé. Il concernera 3 périmètres et 127 000 bénéficiaires dont 50% de femmes. Cette concentration permet de réduire la pauvreté, notamment rurale, dans une des régions considérées comme les plus défavorisées du pays. Car si le taux de pauvreté est de 92% dans le pays d’après les récentes données de la Banque mondiale, plus de 80% sont des ruraux et le Sud-ouest est parmi les plus concernés par ce fléau. Notons que la BAD est parmi les rares bailleurs de fonds à ne pas avoir suspendu ses financements pour le pays depuis le début de la crise en 2009. Le représentant de cette banque explique : « La BAD est convaincue que la crise n’est pas éternelle. Elle se dissipera un jour. Nous adaptons nos interventions pendant la crise et nous nous attendons à une reprise après la crise ». Par conséquent, la BAD a étendu par 2 fois la mise en œuvre du Document de stratégie pays (DSP) censé s’étendre de 2005 à 2009 pour 12 opérations pour un montant global de 890,45 milliards Ar. 21% de cette enveloppe sont allées au développement durable, un peu plus de 16% pour l’eau et l’assainissement, 24% pour les appuis budgétaires et les finances publiques et 38,8% pour le secteur privé.
Et cette année, cette extension du DSP a permis d’approuver de nouvelles opérations. La première porte sur la sécurité alimentaire dans le Sud-Ouest pour 105,4 milliards Ar. Le représentant de la BAD affirme que les autres opérations devront suivre d’ici septembre 2013. De plus, l’atelier d’hier a permis de lancer la préparation du rapport d’achèvement du prochain DSP qui devrait s’étendre sur les 5 prochaines années. Le montant de ces aides dépendra de la performance des projets déjà mis en œuvre dans le pays. Sinon, le ministre des Finances et du Budget, Hery Rajaonarimampianina déclare que les priorités de la BAD coïncident puisque cette dernière privilégie la croissance inclusive et la croissance verte et donc respectueuse de l’environnement.

 
Mardi 02 juillet 2013
Jeannot Ratsimbazafy

Agriculture : des expériences-pilotes à des politiques nationales

Grâce à l'initiative de la confédération des organisations paysannes ou Fifata, en partenariat avec Fert, un organisme international pour l'appui technique et le financement, quatre collèges agricoles ont vu le jour.

Ces derniers sont éparpillés, pour le moment, dans quatre localités différentes dans tout Madagascar, à savoir Befandriana Nord, Bezezika, Soarano - Ambalavao et Ambondromisotra.

A noter que c’est après la constatation faite par la Fifata, tout au début, et pour contribuer à l'insertion et à l'installation des jeunes ruraux sans qualification se chiffrant entre 300.000 et 750.000 sur le marché du travail que ces collèges agricoles ont leur raison d'être.

Ces jeunes paysans ont aujourd'hui la possibilité de prendre le relais des exploitations agricoles de leurs parents avec les compétences requises pour la gestion et la conduite des ateliers de production.

C'est en fonction des constats auprès de ces quatre collèges agricoles-pilotes que Fifata pourra identifier la relève en tant que leaders paysans dans différentes structures, toujours dans le cadre d'une politique nationale axée sur une formation agricole et rurale pour le pays.

Trois objectifs à atteindre

Pour le moment, cette formation est basée sur trois objectifs : maîtriser la conduite de la production animale, végétale et la transformation y afférente, en faire autant pour la gestion d'exploitation agricole et pour le contexte professionnel et socio - économique de la région concernée et maîtriser les bases littéraires et scientifiques utiles à une agriculture, entre autres, la géographie, l'éducation civique, la nutrition…

La pratique est primordiale pour la formation. Ainsi, les collèges disposent des ateliers de production et des parcelles pédagogiques durant les 50% de leur temps de formation.

A noter qu'actuellement, 300 élèves ont achevé les 3 années de formations dans les quatre collèges respectifs et 200 autres sont en cours de formation. Parmi eux 210 se sont formés en agriculture, soit un taux d'insertion de 85%. Ils bénéficient d'un accompagnement matériel pour le démarrage de leurs propres projets.

Ainsi, on peut dire que d'ores et déjà l'Etat malgache a hérité d'une stratégie nationale pour la formation agricole et rurale (SNFR) grâce à l'existence de ces quatre collèges agricoles régionaux.

Sur ce, une journée d'échange et de débat sur le thème : «Formation et insertion des jeunes ruraux : passer des expériences-pilotes à des politiques nationales», sera organisée par Fifata le vendredi 5 juillet prochain au centre Lovasoa - Antsirabe.

 


 Lundi 01 juillet 2013

 

Foire "Velom-po" : pour la relance économique dans le Sud-est

Faire valoir les produits faisant la renommée de Vatovavy-Fitovinanny et la Haute-Matsiatra, c’est l’objectif de la grande foire économique « Velom-po » qui s’est tenue à Ranomafana du 28 au 30 juin derniers.
Tant les producteurs que les opérateurs économiques locaux sont convaincus de l’importance de cette foire compte tenu du potentiel énorme des deux régions dans leur contribution à la relance économique du pays. Ils veulent rappeler au gouvernement que ces régions méritent qu’on leur accorde une attention particulière.
 
Pour les micros et petits entrepreneurs ruraux, la foire était l’occasion de présenter et faire valoir leurs produits. Pour les opérateurs économiques, c’est une plateforme d’échanges pour prospecter et contractualiser des marchés qui se présentent sur deux niveaux : achat des nécessaires à la production auprès des micros et petits entrepreneurs ruraux et vente des produits manufacturés à la population.
Plus de 150 stands d’exposition avec des produits et des services diversifiés, allant de plants d’arbres fruitiers aux produits laitiers en passant par le vin, l’artisanat, le miel, mais aussi la photographie, et même la vente de voitures 4x4, ont animé les trois jours de la foire.
Le programme de soutien aux pôles de micro-entreprises rurales et aux économies régionales de Madagascar (Prosperer) a appuyé financièrement les Chambres de Commerce et d’Industrie de la Haute-Matsiatra et de Vatovavy-Fitovinany dans l’organisation de cet événement.
 



Lundi 01 juillet 2013 


Développement rural : financements

Olga Ramalason, ministre du Commerce, annonce à Ranomafana que la mission qu’elle a effectué dans le courant de Juin, a été un succès malgré la période de transition; elle était centrée sur le 11e FED ou Fonds Économique de Développement.
Madagascar fait partie du groupe ACP (Afrique Caraïbes Pacifique), en collaboration avec l’Union Européenne, qui comprend 80 pays. Ce 11e FED 2014-2020 est la dernière édition de ce programme de financement. Le 11e FED, qui s’élève à 600 millions d’euros nous est acquis, disait-elle. Parmi les conditions requises pour débloquer cette somme, et que nous n’avons pas encore remplies, il y a l’élaboration d’un document « stratégie pays », où chaque région décrira sa vision pour le développement en fonction de ses potentialités. Toutes les régions sont ainsi invitées à envoyer leurs besoins afin de façonner ce document important. Les autres conditions sont le retour à l’ordre constitutionnel et la tenue d’élections démocratiques et transparentes.
 
Le Ministre de l’Agriculture a annoncé que le projet FORMAPROD (qui nous vient du Fonds International de Développement Agricole) nous offre un énorme financement de 84 millions de dollars pour le développement économique. Les Régions de Vatovavy Fitovinany et Haute Matsiatra ont été choisies pour en bénéficier. Ce projet permettra de former les paysans producteurs et les opérateurs économiques afin d’obtenir des produits de bien meilleure qualité. Nous avons des produits que le monde entier recherche, parmi tant d’autres, on peut citer par exemple le litchi, le girofle ou encore le miel. Répondant au souhait des autorités locales, le Ministre de l’agriculture a donné l’ordre d’ouverture du Collège Agricole dans la Région Vatovavy Fitovinany.
Monsieur Rolland Ravatomanga a également ajouté que la décision a été prise en conseil de Gouvernement, et dès que cette même décision sera approuvée au Congrès de la Transition et au Conseil Supérieur de la Transition, la première semaine de Juillet, Prospérer financera 9 Chambres de Commerce et d’Industrie au lieu des 5 actuelles, et cela à travers tout Madagascar.



Lundi 01 juillet 2013 


Agriculture et Commerce : grande foire économique "Velom-po" à Ranomafana

Une grande foire économique, dénommée « Velom-po » s’est tenue à Ranomafana du 28 au 30 juin 2013. Elle a eu pour objectif d’exposer les produits des régions Vatovavy Fitovinany et Haute Matsiatra afin de permettre la relance économique et surtout de rappeler au Gouvernement que cette région mérite qu’on lui accorde une attention particulière.
Ce grand événement a été financièrement appuyé par le Programme PROSPÉRER, et a été organisé sous le leadership des Chambres de Commerce et d’Industrie de la Haute Matsiatra, de Vatovavy, et de Fitovinagny. Plus de 150 stands d’exposition avec des produits et des services diversifiés, allant de plants d’arbres fruitiers aux produits laitiers en passant par le vin, l’artisanat, le miel, mais aussi la photographie, et même la vente de voitures 4x4.
Pour les micro et petits entrepreneurs ruraux, la foire est une occasion de présenter leurs produits. Pour les opérateurs économiques, la foire est une plateforme d’échanges pour prospecter et contractualiser des marchés. Les marchés sont de deux niveaux : achat des nécessaires à la production auprès des micro et petits entrepreneurs ruraux et/ou vente des produits manufacturés à la population.
La politique nationale du ministère du Commerce est de promouvoir le commerce extérieur. On peut trouver plupart des produits de rente de Madagascar dans cette région. Au niveau de la qualité, nous ne sommes pas tout à fait prêts pour la concurrence internationale. Les appuis techniques et financiers tout comme les outils et les semences sélectionnées sont d’une grande importance pour atteindre ce niveau de concurrence mondial, a souligné Olga Ramalason, ministre du Commerce dans son allocution.
Collaboration Agriculture-Commerce
S’il n’y à rien à vendre, ou si la qualité n’est pas au rendez-vous, le travail sera vain. C’est pour cette raison que les ministères de l’Agriculture et du Commerce travaillent ensemble, ils sont complémentaires. Les deux ministères sont convaincus que l’agriculture, l’élevage, la production, le développement, et surtout la recherche de marchés internationaux font partie des garants du développement économique de Madagascar. Les efforts de productions agricoles sont méritoires, cependant, ces efforts doivent se conjuguer avec le commerce pour que chacun puisse véritablement en bénéficier. Ce développement économique ne pourra cependant pas se réaliser sans les infrastructures nécessaires pour que les produits atteignent les marchés et sans le contact permanent avec les opérateurs économiques. Le ministre de l’Agriculture, Roland Ravatomanga, souligne ainsi la nécessité d’harmoniser le travail des paysans producteurs, des opérateurs économiques, des Chambres de Commerce et d’Industrie, et des deux ministères (Agriculture et Commerce) pour une avancée conséquente vers le développement.
Le ministre du Commerce précise que nous avons les outils et les moyens pour y parvenir, et nous avons en plus des ressources naturelles exceptionnelles. Madame Ogla Ramalason souhaite aux régions Vatovavy Fitovinany et Haute Matsiatra d’être les leaders dans ce domaine de développement économique.


 Mardi 02 juillet 2013

 

Importation de riz : le PPI en légère hausse

Le prix de parité financière à l’importation (PPI) pour la filière riz a connu une hausse légère au mois de mai dernier. Selon les données du Plan d'action pour le développement rural (PADR), il est passé de 1 210 à 1 240 Ar/Kg et est devenu supérieur au prix du riz local à partir de ladite période.
Une circonstance qui a rendu moins favorable l’importation bien que les cours mondiaux du riz et les cours de change soient stables.
 
Pourtant, avant le mois de mai, ce PPI était nettement inférieur au prix du riz blanc local. Ce qui a permis aux importateurs d’appliquer un prix bien en-dessous de celui du riz local, tout en faisant des bénéfices jusqu'à cette période donnée. Au mois de mai, le cours moyen au kilo du riz importé s’est affiché à 1 260 Ar/Kg contre 1 270 Ar/Kg au mois d’avril.
Les opérateurs de la filière ont importé au mois de mai 14 199 tonnes. Encore que la Grande Ile a importé davantage par rapport au volume d’importation de la même période pour l’année 2012. L’importation enregistrée entre les mois de janvier et mai de cette année est évaluée à un niveau record d’environ 127 390 tonnes contre 115 390 tonnes à la même période en 2012.


 Mardi 02 juillet 2013

 

Vanille : production en baisse, demande en hausse

La production de vanille a diminué d’un tiers par rapport à l’année dernière et est estimée à près de 1 200 tonnes. Pourtant la demande ne cesse d’augmenter. De décembre de l’année dernière jusqu’au mois d’avril dernier, le prix de la vanille a presque doublé sur le marché. Le kilo se négocie autour de 50 USD.
Madagascar, aux coûts de production imbattables, est redevenu l'origine prépondérante, qui détermine les prix. La tendance est à la hausse et risque de le rester encore l'an prochain. Cependant, certains acheteurs ont accumulé des stocks des précédentes campagnes.
 
Les Etats-Unis, l’Europe et le Japon sont les principaux marchés, mais le Brésil et la Chine affichent aussi une demande importante. Mais, la vanille de Madagascar reste renommée pour la qualité supérieure de sa vanilline. La Grande Ile demeure jusqu’à maintenant le premier exportateur de vanille sur le marché international et assure l’approvisionnement d’environ 65% de la vanille naturelle mondiale.

 

Lundi 01 juillet 2013
Karina Zarazafy

Invasion acridienne : Le Nord Ouest menacé

Les criquets continuent l’invasion en remontant vers le Nord et Nord-Ouest du pays. L’arrivée de la saison sèche encourage cette migration. Selon le ministère de l’Agriculture, ils se déplacent actuellement sur une surface moyenne de 800 ha. La cellule de veille acridienne, dans son bulletin n°3 affirme que « certains sont déjà arrivés sur les Hautes-Terres aux environs de Fianarantsoa, d’Ambositra et d’Antsirabe ». Les pertes en production vont alors jusqu’à un minimum de 60 % pour le maïs d’Ankitsikitsika et de 50 % pour le riz. On enregistre une réduction de 50 % de la production annuelle dans le plateau de l’Ihorombe et dans le piémont Est de l’Isalo. Les cultures de contre-saison ainsi que les pâturages sont également menacés. Les larves actuelles ne vont en effet plus tarder à donner naissance à des ailés. Ces derniers, ajoutés à d’autres ailés venus d’ailleurs risquent de ravager Mandoto et Bemahatazana de Tsiroanomandidy, Miandrivazo, Malaimbandy, Tsimazava, Mandonarivo, Soavinandriana et Antsirabe. D’autres régions de l’Est et du Nord-Est risquent aussi d’être envahies. Il s’agit d’Ifanadiana dans la région de Vatovavy Fitovinany, et de la partie Centre-Est de la plaine de Ranotsara, dans le Sud-Est du pays. La production annuelle du pays souffrira sûrement beaucoup de ce fléau.

 


Mardi 02 juillet 2013
Recueillis par Riana


Riziculture dans l'Alaotra - Manque d'entretien des infrastructures
 
Une baisse de la production du riz est à craindre pour la prochaine récolte dans la Région d’Alaotra Mangoro, le premier grenier à riz de l’île, telle est la prévision des agriculteurs dans cette région. Cette baisse de la production n’est pas seulement liée à la baisse de la pluviométrie enregistrée au début de l’année, mais aussi d’autres difficultés auxquelles les agriculteurs dans cette région font face en ce moment.
En effet, le manque d’entretien du canal qui irrigue plus de 1 000 ha de rizières dans la région a entraîné l’obstruction de celui-ci en ce moment. Du coup, l’irrigation des rizières pose problème depuis.
Mis à part le manque d’entretien des infrastructures, le faible pourvoir d’achat des ruraux affecte également leurs activités, souligne le président de la collectivité des ruraux. Selon ses dires, les agriculteurs utilisent de moins de moins d’engrais, cette situation est liée à l’élevage de zébu dans la région, qui est menacée par l’insécurité ces derniers mois. Une grande partie des agriculteurs n’ont pourtant pas les moyens d’acheter d’engrais à 8 000 ariary le sac.
La non-disponibilité des engrais auprès de 85% des communes est une des contraintes auxquelles le milieu rural doit faire face depuis des années, non seulement dans l’Alaotra, mais dans presque toutes les régions de l’île. Dans la région d’Alaotra, seules 15% des communes ont déclaré disposer régulièrement d’engrais minéraux.
Notons qu’il existe dans la Région Alaotra Mangoro environ 50 000 ha de rizières et 10 000 ha autres pour la culture sur tanety (vary an-tanety).  A noter que chaque année, la production de riz dans cette région peut atteindre les 150 000 tonnes. Concernant les cultures pluviales, le climat irrégulier constitue une contrainte majeure pour  tous les agriculteurs dans l’Alaotra. C’est un des premiers facteurs de risque évoqués par les  paysans. Chaque année, il faut adapter les calendriers en fonction du temps. En cours de cycle, une inondation  ou une sécheresse prolongée peuvent faire chuter les rendements et peuvent même conduire à  la perte de toute la production.
 


Mardi 02 juillet 2013
Recueillis par Solo Rabefiringa

Foire agricole "Velom-po" - Ranomafana, capitale économique
 
Du 28 au 30 juin 2013, avec la présence de deux ministres Olga Ramalason du Commerce et Rolland Ravatomanga de l’Agriculture, une grande foire économique s’est tenue à Ranomafana. Cette foire, dénommée « Velom-po » a eu pour objectif d’exposer les produits des Régions Vatovavy-Fitovinany et Haute-Matsiatra. Cette foire est d’une grande importance car elle permet la relance économique et surtout de rappeler au gouvernement que cette région mérite qu’on lui accorde une attention particulière.
Ce grand événement a été financièrement appuyé par le programme PROSPERER, et a été organisé sous le leadership des Chambres de Commerce et d’Industrie de la Haute-Matsiatra, de Vatovavy, et de Fitovinagny. Plus de 150 stands d’exposition avec des produits et des services diversifiés, allant de plants d’arbres fruitiers aux produits laitiers en passant par le vin, l’artisanat, le miel, mais aussi la photographie, et même la vente de voitures 4×4.
Pour les micro et petits entrepreneurs ruraux, la foire est une occasion de présenter leurs produits. Pour les opérateurs économiques, la foire est une plateforme d’échanges pour prospecter et contractualiser des marchés. Les marchés sont de deux niveaux : achat des nécessaires à la production auprès des micro et petits entrepreneurs ruraux et/ou vente des produits manufacturés à la population.
Commerce extérieur
On peut trouver la plupart des produits de rente du pays dans cette région. Au niveau de la qualité, nous ne sommes pas tout à fait prêts pour la concurrence internationale. Les appuis techniques et financiers tout comme les outils et les semences sélectionnées sont d’une grande importance pour atteindre ce niveau de concurrence mondial.
C’est également la troisième visite officielle du ministre Olga Ramalason dans la région Sud-est. Elle s’est déjà rendue à Manakara pour le lancement du poivre et le développement économique de cette région, puis à Farafangana pour la sortie de promotion des techniciens spécialisés dans la menuiserie et voir de plus près les produits de rente.
La politique nationale du ministère du Commerce est de promouvoir le commerce extérieur. « S’il n’y à rien à vendre, ou si la qualité n’est pas au rendez-vous, le travail sera vain », dixit madame le ministre. « C’est pour cette raison que les ministères de l’Agriculture et du Commerce travaillent ensemble, ils sont complémentaires », ajoute-t-elle.
Les deux ministères sont ainsi convaincus que l’agriculture, l’élevage, la production, le développement, et surtout la recherche de marchés internationaux font partie des garants du développement économique de la Grande île.


Lundi 01 juillet 2013
S.I.

Ambanja : La filière vanille menacée

Le district d’Ambanja réputé pour son cacao a de fortes chances selon les observateurs d’étoffer son  palmarès dans les années à venir, avec sa production de vanille et la qualité de celle-ci.
Même les collecteurs de ce produit issus de la Région Sava ont reconnu sa bonne qualité, ce qui explique leur présence lors de l’ouverture de la campagne vanille de Sambirano le mois dernier. Alors que la filière vanille connait un début prometteur dans ce district de la Région Diana, les voleurs de commencent déjà à faire parler d’eux dans la localité et leurs agissements risquent de freiner l’élan des paysans de la localité. Un paysan de la commune rurale d’Antranokarany, a déclaré qu’on lui a volé plusieurs hectares de vanille verte sans qu’il n’ait pu faire quoi que ce soit. Il n’ose pas le dire mais il semble connaitre les auteurs de ce vol. En tout cas, devait-il indiquer, « c’est l’œuvre d’un réseau très puissant », avant d’ajouter que  les vanilles ainsi volées ne sont pas arrivées à maturité. Quoi qu’il en soit, de tels actes risquent d’affecter la filière vanille dans le district d’Ambanja et par ricochet l’économie, dans la mesure où ils finiront pas décourager les producteurs de ce produit. Tout donc doit être mis en œuvre par les autorités de cette partie Nord de la Grande Ile pour protéger les paysans et les fruits de leurs labeurs.


Lundi 01 juillet 2013
Avotra Isaorana

FIAINANA ANDAVANANDRO : Midangana ny vidim-bary any Sakaraha amin'izao fotoana izao

Mikaikaika amin’ny halafosan’ny vidim-bary avokoa ireo mponina any amin’iny Distrikan’i Sakaraha iny amin’izao fotoana izao.
Raha 370 Ariary ny kapoakan’ny vary teo aloha dia efa tafakatra Ar 550 kosa izany ankehitriny. Fantatra fa anisany antony nahatonga izao fahasahiranana lalina izao ny faharavaravan’ny fambolena, tamin’ny fandalovan’ilay rivo-doza farany teo iny, ary nanampy trotraka ihany koa ny firongatr’ireo andiam-balala nandritra ny andro maromaro.
Ahiana ny hisian’ny tsy fahampian-tsakafo ao anatin’ity Distrika ity satria tsy araky ny fahefan’ny vidin’ny olona intsony ny vidim-bary. Ny katsaka sy mangahazo rahateo efa potiky ny valala tsy misy horaisina intsony. Manao antso avo amin’ireo malala-tanana, araka izany, ny mponina any an-toerana manoloana izao fidangan’ny vidim-piainana izao.
Nisolo tena ireo vahoaka tamin’izany ny mpikambana eo anivon’ny Kaongresin’ny tetezamita avy ao Sakaraha, Ratsimbazafy Jean Paul. « Manoloana izao voina mihatra amin’ny Distrikan’i Sakaraha izao, noho ny tsy fisian’ny sakafo, dia manao antso avo amin’ireo malala-tanana rehetra izahay indrindra fa ireo mpandraharaha manao fitrandrahana safira aty an-toerana sy ny sampana miahy ny sosialim-bahoaka ao amin’ny minisiteran’ny Mponina », hoy izy.
Mangataka ny mba hijerena izao olana mianjady amin’ny vahoaka izao ny tenany mba hitondra ny anjara birikiny hamojena ny faritra. « Tsy manan-kantenaina intsony ireo mponina satria na ny haninkotrana foto-tsakafo efa lanin’ny valala, ny tanimbary an’hekitara maro tototry ny atsanga tamin’ireny rivo-doza ireny », hoy hatrany ny fanazavana noentiny.
« Raha amin’izao fotoanan’ny miaka-bary izao aza dia efa midangana izay tsy izy ny vidim-bary dia hanao ahoana izany ny fiainan’ireo vahoaka sahirana amin’ny fotoanan’ny maintso ahitra sy mandra-pihavin’ny fotoam-piakaran’ny vokatra manaraka indray. Ahiana ihany koa ny tsy hisian’ny masom-boly hatao tahiry amin’ny taona ho avy », hoy ny loharanom-baovao avy any an-toerana.

 

Vendredi 28 juin 2013


Fao-Vokatry ny andiam-balala : Malagasy 13 tapitrisa ahina ho tratry ny mosary

Efa natetika ny Sampandraharahan’ny Firenena Mikambana miahy ny ara-tsakafo (FAO) no nanaitra an’izao tontolo izao, fa zava-doza mandindona an’i Madagasikara ny firongatry ny andiam-balala. Malagasy 13 tapitrisa no ahina ho tratry ny mosary.
2/3 ! Manamafy ny antso iraisam-pireneny ny Sampandraharahan’ny Firenena Mikambana miahy ny ara-tsakafo (FAO), ny 26 jona teo, avy any Roma. Miara-midinika aminy any an-toerana, ankehitriny, ny mpamatsy vola iraisam-pirenena hafa, saingy tsy mbola nisy ny fanapahan-kevitra tena mivaingana. Araka ny FAO, ahina ho tratry ny tsy fanjarian-tsakafo ny roa ampahatelon’ny vahoaka malagasy, tombanana hatrany amin’ny 13 tapitrisa (amin’ny mponina 22 tapitrisa), raha toa ka tsy voasakana, tsy ahitam-bahaolana ny firongatry ny andiam-balala. Izany hoe, ho tandindomin’ny tsy fahampiana ara-tsakafo, mitarika hatrany amin’ny mety hisian’ny mosary.
5 tapitrisa $ amin’ny 22,5 tapitrisa $ no hita
Efa hatramin’ny volana aogositra 2012 no nanairan’ny FAO an’izao tontolo izao ity loza manambana an’i Madagasikara ity, saingy tsy mbola nisy ny fihetsika avy any amin’ny mpamatsy vola iraisam-pirenena. Tombanana hatrany amin’ny 40 tapitrisa dolara ny tetibola hampiasaina ato anatin’ny telo taona, ary 22,5 tapitrisa dolara tsy maintsy karohina hampiasaina manomboka amin’ny volana septambra izao. Hatreto anefa, araka ny filazan’ny minisitry ny fambolena, Ravatomanga Roland, tamin’ny herinandro lasa teo, ho any Roma rahateo, nialoha ny niaingany, tokony n(h)atao sonia mandritra ity fivoriana ity ny hanomezan’ny Banky Iraisam-pirenena 5 tapitrisa dolara.
Sady lafo no haharitra
Nanamafy izany ny tale jeneralin’ny FAO, Graziano da Silva José, « fa raha tsy misy ny fepetra raisina dieny izao, haharitra aman-taonany ity loza ity, sady hitentina aman-jatony tapitrisa dolara ny vola ilaina ».
Nampatsiahy ny FAO, fa nahatratra 570 tapitrisa dolara ny vola lany niatrehana ny andiam-balala tany Sahel Afrika, ny taona 2003-2005, tsy ao anatiny ny fanarenana tentim-bidin’ny zavatra simba (voly potika, fanampiana ara-tsakafo, sns)

Les régions Vatovavy Fitovinany et Haute-Matsiatra bénéficieront en premier de FORMAPROD.  Ce, car on peut trouver la plupart des produits de rente de Madagascar dans la région. Ce projet est financé par le Fonds International de Développement Agricole ou FIDA pour un montant de 84 millions de dollars. La décision a été annoncée par le ministre de l’Agriculture Rolland Ravatomanga, lors de la foire économique « Velom-po » qui s’est tenue à Ranomafana les 28, 29 et 30 juin derniers. Ce projet du FIDA consiste à « former les paysans producteurs et les opérateurs économiques afin d’obtenir des produits de bien meilleure qualité ». Les produits nationaux sont encore loin de pouvoir concourir à l’international. Cela s’inscrit donc dans le cadre de la politique nationale du ministère du Commerce qui est de promouvoir le commerce extérieur. Il a ainsi été élaboré dans le dessein d’améliorer autant la qualité des produits que les quantités produites. A cet effet et à la demande des autorités locales, Rolland Ravatomanga « a donné l’ordre d’ouverture du Collège Agricole dans la Région Vatovavy Fitovinany ».

« Velom-po ».Cette foire a été organisée par les Chambres de Commerce et d’Industrie de Fianarantsoa, de Mananjary et de Manakara, et appuyée financièrement par le programme PROSPERER. Son objectif était « d’exposer les produits des régions Vatovavy Fitovinany et Haute-Matsiatra ». Le ministre du Commerce Olga Ramalason l’a également honoré de sa présence. « Velom-po » a été une opportunité pour les divers acteurs économiques d’échanger et de contractualiser des marchés. Les ministères de l’Agriculture et du Commerce ont décidé de collaborer. Car ils « sont convaincus que l’agriculture, l’élevage, la production, le développement, et surtout la recherche de marchés internationaux font partie des garants du développement économique de Madagascar ». Il y a selon le ministre de l’Agriculture « nécessité d’harmoniser le travail des paysans producteurs, des opérateurs économiques, des Chambres de Commerce et d’Industrie, et des deux ministères pour une avancée conséquente vers le développement ». Tout cela réclame un financement. Pourvu que Madagascar puisse réunir les conditions nécessaires au déblocage des 600 millions d’euros du 11e Fonds Economique de Développement.

 

 la veriteMardi 23 juillet 2012
                                    Ecrit par Donas Hanitriniony Ralay

 

La filière pomme est en mauvaise santé depuis maintenant vingt ans d’après les témoignages des agriculteurs qui en dépendent. En effet, selon eux, l’on a enregistré une régression au fur des années.

 

La vieillesse des plants, les diverses maladies qui attaquent les fruits, les feuilles et même les racines des arbustes sont, entre autres, les raisons de cette régression. Or, selon les données émanant de la région Vakinankaratra, on enregistre près de 7.441 paysans qui vivent de la culture de pommes. Ceux-ci, répartis à travers les districts Antsirabe II et Betafo, travaillent sur près de 1.128.307 pommiers.

Rien qu’à Ambohibary et Soanandrariny, les agriculteurs arrivent jusqu’à produire respectivement 7.200 tonnes et 5.290 tonnes par an. Alors que la production annuelle totale du Vakinankaratra se chiffre aujourd’ hui à près de 19.000 tonnes.

 

Les producteurs lésés par les intermédiaires

Une étude effectuée par le Mad Sarl a démontré que les démarcheurs gagnent beaucoup de profits au détriment des producteurs. Un constat confirmé par le directeur du développement régional, Nirina Ratsimamanga qui affirme qu’entre les producteurs et les consommateurs, il y a trop d’intermédiaires qui ne font qu’augmenter le prix de ce fruit. Les résultats font état d’une revente par les intermédiaires entre 250 et 2.800 ariary auprès des ménages alors qu’ils les achètent auprès des producteurs à peine entre 40 et 250 ariary.

La plateforme des producteurs envisagerait d’ici peu de tenir une assemblée générale pour discuter du rapport effectué par la Mad Sarl afin d’en tirer les recommandations à appliquer pour améliorer l’exploitation de cette filière, et par la même, voir comment aider les producteurs dans leur exploitation. Bien qu’il ne soit jamais trop tard pour agir, il a fallu vingt ans pour se rendre compte qu’il faut changer les pratiques infructueuses.

370,5 milliards Ar en 2012. C’est la valeur FOB de l’exportation de girofle. Ce produit de rente connu pour sa production cyclique s’affiche ainsi en tête du classement de l’exportation de produits agricoles de Madagascar d’après les données de l’Institut national de la statistique (INSTAT) rapportées par CCIA infos ou la newsletter de la Chambre de commerce et d’industrie d’Antananarivo. Mais si le girofle suit un cycle composé de pics et de baisses en matière de production, l’exportation n’a pas cessé de progresser sur les 3 dernières années tout en caracolant en tête : 65,7 milliards Ar en 2010, contre 326 milliards Ar en 2011 et la barre des 370 milliards Ar a été franchie en 2012. Mais les appuis pour la filière girofle ne sont pas légion, contrairement à ceux destinés à des filières comme le litchi et la vanille. C’est probablement l’une des raisons pour lesquelles le girofle, produit essentiellement dans le Sud-Est du pays, n’y apporte pas les retombées escomptées en matière d’amélioration du bien-être des producteurs. Des habitants de cette région rapportent qu’il n’est pas rare de voir des paysans dépenser en un clin d’œil toute la fortune qu’ils ont récoltée de la vente de leur produit, faute d’encadrement en gestion.
Après le girofle, la 2ème place revient aux haricots dont la valeur FOB de l’exportation en 2012 a été un peu plus de 39 milliards Ar, contre un montant proche de 32 milliards Ar en 2011. Par contre, la vanille, un des produits-phares de Madagascar, régresse. L’exportation de vanille en 2012 a juste dépassé les 23 milliards Ar, alors qu’elle était de 24 milliards Ar en 2011 et 36,5 milliards Ar en 2010. Le café aussi est sur une spirale baissière. Quant au litchi, l’exportation est plus ou moins stable sur les trois dernières années. Pour le raphia, l’exportation recule mais à une petite vitesse. Notons que l’exportation de cette matière première sur la Chine fait récriminer les artisans réduits à ne plus avoir accès qu’à des écarts de tri, puisque le raphia de 1ère qualité est raflé par les Chinois. Mais il faut quand même relever que le raphia de Madagascar est également exporté sur le marché européen pour servir, par exemple, dans la viticulture. Sinon, l’exportation de coton reprend progressivement pour afficher une valeur FOB de plus de 2 milliards Ar en 2012. La fibre de sisal de Madagascar, considérée comme meilleure, est sur la même tendance. Grâce à des informations de ce genre, la newsletter hebdomadaire de la CCIA devrait bien servir les opérateurs économiques. Elle comporte des agendas des foires et salons, des espaces affaires (offres et demandes, opportunités d’affaires, etc.), les formations proposées par la CCIA et des indicateurs économiques.

 Jeudi 1août 2013
 

Lutte antiacridienne. La communauté internationale rassure

 

Conséquence de l’égoïsme des dirigeants politiques qui ne s’intéressent qu’à lzur avenir, l’invasion acridienne commence enfin à être combattue. Une communication dans ce sens a été faite hier par le ministre de l’Agriculture devant le conseil des ministres.

 

« Le crédit, d’un montant de 02 Milliards d’Ariary décidé en Conseil des Ministres en début de Juillet 2013, a déjà été débloqué par le Ministère des Finances et du Budget pour être affecté immédiatement à la lutte antiacridienne », rapporte le communiqué du conseil à ce sujet. « De ce fait, 16 000 litres d’insecticides ont déjà été commandés pour combattre ce fléau, avec utilisation des aéronefs appartenant au Ministère des Forces armées. Le Ministère des Finances et du Budget gère cette enveloppe financière tandis que le Ministère de l’Agriculture pilote les opérations techniques afférentes.

 

« Par ailleurs, à la mi – Juillet 2013 dernier, l’accord d’octroi d’une autre enveloppe financière d’un montant de 10 Millions de Dollars a également été signé entre la Banque mondiale et le Ministère de l’Agriculture pour combattre le même fléau. La gestion de cette aide financière est confiée conjointement au Ministère de l’Agriculture et à la FAO.

 

« De même, 05 Millions d’Euros vont incessamment être débloqués par l’Union européenne pour la même fin. Tandis que près de 04 Millions de Dollars vont être octroyés par de divers Organismes internationaux et pays partenaires pour le même objet.

 

« Ainsi, le budget, d’un montant de 22 Millions de Dollars et requis pour combattre dans les normes requises cette invasion acridienne, est en passe d’être bouclé. En tout cas, le plan de lutte antiacridienne en période chaude, de Septembre au Décembre 2013, est déjà établi ».

 

Une fois encore, la Communauté internationale est venue au secours de la Grande Ile. Sans pour autant inciter nos amis étrangers à ne plus nous apporter assistance, il faut  reconnaître que nos dirigeants successifs s’accommodent de ces aides et ne se préoccupent guère du sort de la population. Depuis 2009, qui s’est soucié si le Malgache a les moyens de répondre à ses besoins vitaux sinon les seuls partenaires étrangers lesquels ont redoublé d’efforts au nom de l’aide humanitaire. Dès lors, on ne s’étonne pas que l’on minimise les sanctions promises par la Communauté internationale.

Jeudi 1 août 2013
R. Mathieu

 

Fambolena : ho tratra ilay 22 tapitrisa dolara hiadiana amin’ny valala

Nampahafantarina nandritra ny filankevitry ny minisitry, omaly, ny famoahana tetibola 2 miliara Ar hiadiana amin’ny valala. Fanapahan-kevitra noraisina ny volana jolay teo izany.

Miainga avy amin’io tetibola io ary ny fividianana fanafody famonoam-balala 16.000 litatra sy fampiasana fiaramanidina madinika avy amin’ny foloalindahy. Mitantana ny fampiasana io vola io ny minisiteran’ny vola sy ny tetibola ; ny minisiteran’ny fambolena kosa no miandraikitra ny asa sy ny lafiny teknika.

Tsiahivina fa tamin’ny vola jolay teo ihany, nosoniavina ny fifanarahana teo amin’ ny minisiteran’ny fambolena sy ny Banky iraisam-pirenena ny hanomezana 10 tapitrisa dolara hiadiana amin’ny valala ihany. Miara-mitantana izany vola izany ny FAO sy ny minisiteran’ny fambolena. Famatsiam-bola hafa, 5 tapitrisa euros homen’ny Vondrona eoropeanina atsy ho atsy ; 4 tapitrisa dolara avy amin’ny fikambanana iraisam-pirenena maro sy firenen-kafa. Araka izany, ho tratra ny 22 tapitrisa dolara, tetibola nokajiana hiadiana amin’ity andiam-balala ity.

Ny zava-misy anefa, mbola soratra daholo ireo. Mitohy ny fihanaky ny andiam-balala any amin’ny faritra maro hatramin’ izao. Araka ny filazana ny fisian’ireo tetibola ireo, efa voarafitra izao ny ady atao amin’ny valala manomboka ny volana septambra hatramin’ny desambra 2013. Azo heverina izany, fa ho amin’io fotoana io, ny ampahany betsaka amin’io tetibola io.


 

Vendredi 2 août 2013
 Lantoniaina Razafindramiadana

Filière vanille. L'exportation de vanille explose

<iframe src="https://s-static.ak.facebook.com/connect/xd_arbiter.php?version=25#channel=f35a6034862a512&amp;origin=http%3A%2F%2Fwww.lexpressmada.com&amp;channel_path=%2Ffiliere-vanille-madagascar%2F45329-l-exportation-de-vanille-explose.html%3Ffb_xd_fragment%23xd_sig%3Df34f692f700424a%26" style='border-bottom-style:none;border-bottom-width:medium;border-left-style: none;border-left-width:medium;border-right-style:none;border-right-width: medium;border-top-style:none;border-top-width:medium' tab-index=-1 title="Facebook Cross Domain Communication Frame" aria-hidden=true id="fb_xdm_frame_https" allowtransparency=true name="fb_xdm_frame_https" frameborder=0 scrolling=no> Le commerce de vanille se porte bien. Selon les données émanant de l'Institut national des statistiques, le volume des exportations de ce produit qui fait la renommée de Madagascar est en forte hausse. Une variation de 89,9 % a été  observée au cours des six premiers mois de cette année, par rapport à la même période en 2012.

Il était de 13 580 millions entre janvier-juin 2012, et de 25 802 millions d'ariary de janvier à juin 2013. « Cette situation s'explique par la baisse de l'offre sur le marché international, suite à l'abandon de la culture par certains pays producteurs, ainsi que de la réduction de la production de Madagascar qui représente une part importante dans l'approvisionnement de ce marché, voire un leader », éclaire un professionnel du secteur.

Cette année, les exportateurs prévoient d'expédier 1500 tonnes de vanille, soit un peu moins des 1700 tonnes de 2012, et largement  en baisse par rapport aux  2 411,8 tonnes d'exportation en 2010. Des négociations sur la révision de ce prix sont en cours.

Pour les autres produits d'exportation, une stagnation a été observée pour le café, et les exportations de crevettes ont augmenté de 33%. Pour les minerais, une légère baisse de moins de 1,0% a été observée durant le premier semestre de  cette année. Les exportations des zones franches restent positives avec une variation de 28,3%.

 

Jeudi 1 août 2013

Alimentation: Les légumes-racines pour un hiver plus doux

En cette saison hivernale, qui n’aimerait être bien au chaud tout en grignotant du manioc, de la patate douce ou du taro bien cuit pendant qu’il fait un froid de canard dehors ? Cette saison coïncide d’ailleurs avec la collecte des tubercules. Ceux-ci font partie des légumes-racines et on en mange presque tous les jours. Le Missouri botanical garden (MBG) rappelle qu’il y a 4 groupes de plantes potagères : les légumes feuilles/fleur (chou, chou-fleur), les légumes fruits (tomate), les légumes graines (haricots, pois) et les légumes-racines qui sont des plantes munies d’organes souterrains comestibles tels les racines, bulbes, rhizomes ou tiges souterraines et tubercules assurant le stockage des réserves de la plante. Ces légumes-racines représentent une importante source de glucides et d’autres éléments nutritionnels. Certains peuvent remplacer l’alimentation de base qu’est le riz. Il y a les racines tubérisées : la carotte (Daucus carota), la betterave (Beta vulgaris), le navet (Brassica rapa), le radis (Raphanus sativus). Citons aussi la base des feuilles tubérisée des légumes-bulbes : l’ail (Allium sativum), l’oignon (Allium cepa). Il en est de même des rhizomes tubérisés : la pomme de terre (Solanum tuberosum), gingembre (Zingiber officinale), les tubercules comme le taro (Colocasia esculenta), le manioc (Manihot esculenta), la patate douce (Ipomea batatas), les ignames (Dioscorea spp.)…

Ces plantes sont pour la plupart introduites et cultivées. Quelques fois, elles sont devenues naturalisées comme le taro et les patates douces. Quant aux ignames sauvages, elles sont originaires de Madagascar. (Pour plus d’informations, voir le site du MBG http://www.tropicos.org/Project/MADA pour plus d’informations). Le manioc représente une importante source de glucides pour la population d’Afrique, d’Asie et d’Amérique. A Madagascar et surtout dans le Sud, c’est le 2ème aliment de base. Le taro appelé également chou caraïbe est une plante basse à pelure douce et des feuilles en forme de cœur. Son tubercule est source de glucides et il faut le cuire pour détruire ses cristaux irritants (oxalate de calcium). Quant à la pomme de terre, elle occupe la 4ème place après le maïs, le riz et le blé comme alimentation de base. Outre sa forte teneur en glucide, elle a d’autres avantages nutritionnels. Elle doit être cuite avant d’être consommée, ce qui réduit le risque de présence de la solanine alcaloïde toxique.

Sinon, la population du Sud sujette régulièrement à l’insécurité alimentaire a été sensibilisée à produire l’igname. Ce tubercule doit être cuit pendant une demi-heure environ avant consommation. L’igname produit aussi un tubercule appelé patate au-dessus du sol, sur ses tiges grimpantes. Certaines variétés sont toxiques lorsqu’elles sont mangées crues. Mais elles deviennent comestibles quand on laisse tremper dans un cours d’eau durant 3 ou 4 jours les tranches fines recouvertes de cendre de bois. Ce traitement détruit les propriétés toxiques. Pour l’ail, cette plante est largement cultivée par de nombreux petits producteurs. Quelques producteurs assurent à la fois la vente et la transformation industrielle. L’ail est très utilisé en médecine et en cuisine. Sinon, les oignons offrent une large gamme d’utilisation. Ils peuvent être consommés frais, séchés, congelés, marinés et en conserve. Il faut profiter de cette saison pour collecter les légumes-racines et confectionner différents plats avec.

   

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